6 741 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 741
Décisions totales
383 581
Ordonnances
286 099
Avec résumé IA
Avocat : SELARL SALIGARI EL AMINE AVOCATS ET ASSOCIES
Avocat : BADJI OUALI
Avocat : ATTALI
Avocat : SALIN
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 8 mars 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et 27 du code civil. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de ressources suffisantes et stables de la requérante, ce qui justifiait l'ajournement de sa demande en application de l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé de la société RAMI 55 visant un arrêté municipal de mise en demeure. Le juge a estimé que la société ne démontrait pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ses arguments financiers étant jugés insuffisants. Il a également considéré que les moyens soulevés contre la légalité de l'arrêté, pris sur le fondement du code de l'urbanisme, ne présentaient pas un doute sérieux justifiant la suspension.
Avocat : CABINET VALIANS (AARPI)
Avocat : AARPI VALIANS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête d'un ressortissant sénégalais demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'entretien préalable avait été mené par un agent qualifié conformément à l'article 5.5 du règlement (UE) 604/2013, et que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Espagne exposant à un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3.2 du même règlement. La décision de transfert est donc maintenue.
Avocat : ARZALIER
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français d'un an à deux ans. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 3 de la CEDH, considérant que la décision était régulière. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 612-6 et L. 612-7, pour statuer.
Avocat : GALINDO SOTO
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice matériel et trouble de jouissance suite à des travaux publics d'assainissement ayant, selon les requérants, endommagé le portail de leur propriété. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des propriétaires. Il estime que le **lien de causalité** entre les dommages constatés (basculement d'un pilier de portail) et les travaux publics réalisés par la communauté d’agglomération n'est pas établi, les requérants n'ayant pas apporté d'éléments suffisants pour le démontrer. **Textes appliqués** : Le tribunal se réfère au régime de **responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public** (théorie des risques), mais son rejet est fondé sur l'absence de preuve du lien causal, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'application stricte de ce régime.
Avocat : PONTAULT LEGALIS
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B..., adjointe technique, qui contestait le refus de la région Occitanie de lui octroyer un congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) suite à un accident de travail. La requérante invoquait un vice de procédure (absence de consultation de son dossier et défaut d'information sur les voies de recès) et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 822-18 et suivants du code général de la fonction publique. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment car l'agent avait été informé de ses droits et que le comité médical n'était pas tenu de l'entendre. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens.
Avocat : SCP GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. Roux, sapeur-pompier professionnel, qui contestait son affectation au centre de secours de Saint-Geniès-de-Malgoirès. Le tribunal a jugé que cette mesure, prise dans l'intérêt du service pour apaiser des tensions internes, ne constituait pas une sanction déguisée, car elle n'entraînait aucune dégradation de sa situation professionnelle et ne révélait aucune intention de le sanctionner. Par conséquent, les moyens tirés d'un vice de procédure et d'un détournement de pouvoir ont été écartés. La requête a été rejetée sur le fondement du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes pour ordonner l'expulsion de la famille E... d'un centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile. La solution retenue est que le juge des référés doit rechercher si, au jour où il statue, la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et si la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité. Les textes appliqués sont les articles L.551-11, L.552-14 et L.552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L.521-3 du code de justice administrative.
Avocat : CHITORAGA ALISA
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 août 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, la sous-préfète bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant notamment relevé que M. C... ne justifiait pas d'une entrée régulière sur le territoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : BALIMA
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 juillet 2022 portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a relevé que l'attestation de demande d'asile délivrée au requérant avant l'introduction de sa requête avait implicitement abrogé les décisions attaquées, privant ainsi d'objet les conclusions en annulation. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable, et les demandes d'injonction et de frais d'instance ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., sapeur-pompier, qui contestait son affectation du centre de Saint-Gilles au centre de secours principal d’Alès. Le tribunal a jugé que cette mesure, prise dans l’intérêt du service pour apaiser des tensions internes, ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée, malgré l’éloignement géographique de 56 km. Il a également estimé que l’atteinte à la vie privée et familiale n’était pas disproportionnée, l’affectation n’entraînant aucune dégradation de sa situation statutaire. La décision s’appuie sur les principes généraux de la fonction publique et écarte les moyens de détournement de pouvoir et de vice de procédure.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 janvier 2026 assignant à résidence un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que le préfet de Loir-et-Cher avait méconnu les conditions légales de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en renouvelant l'assignation sans que l'éloignement du requérant demeure une perspective raisonnable. Les obligations annexes (présentation au commissariat, remise des documents, interdiction de quitter le département) ont été annulées par voie de conséquence.
Avocat : SALIGARI
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler une interdiction de retour et une assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision d'interdiction de retour était régulière, notamment quant à la compétence du signataire et à sa motivation. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LECHEVALIER CAROLINE
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a retenu que le préfet du Val-de-Marne avait méconnu son obligation de motiver sa décision après une demande régulière du requérant, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant tunisien contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HALIL