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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 504 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 504

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 112

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ALIEffacer tout
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502313

Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande de Mme A..., ressortissante haïtienne. La requérante justifiait de démarches infructueuses depuis mars 2024 pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour, et de sa situation personnelle (présence en France depuis 2018, mère d’un enfant français). Le juge a reconnu l’urgence et l’utilité de la mesure, en l’absence de réponse de l’administration, et a enjoint au préfet de la Guyane de lui délivrer un rendez-vous sous astreinte.

Avocat : BALIMA

15 janvier 2026
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600266

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... et Mme B..., ressortissants guinéens, qui demandaient à être pris en charge avec leurs deux jeunes enfants dans le cadre de l'hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence, caractérisée par leur vie à la rue depuis décembre 2025, n'était pas suffisante pour établir une carence caractérisée de l'administration, seule susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent à l'État de garantir l'accès à l'hébergement d'urgence, mais dont la méconnaissance ne peut être sanctionnée par le juge des référés qu'en cas de carence avérée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GALINON

15 janvier 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600263

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C..., ressortissant algérien, contre les décisions de la préfète de la Drôme l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a ensuite annulé l'ensemble des décisions attaquées, jugeant que la préfète avait commis une erreur de droit en ne reconnaissant pas la nationalité française de M. C..., ce qui le soustrayait à l'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Cette solution est fondée sur les dispositions du CESEDA et de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : ZOCCALI

15 janvier 2026• ELOIGNEMENT
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515278

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l’Essonne de fixer un rendez-vous à Mme B..., ressortissante russe, afin qu’elle puisse déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d’enfants bénéficiaires de la protection subsidiaire. La requérante justifiait d’une situation d’urgence et d’utilité, étant dans l’impossibilité de déposer sa demande en ligne sur le site de l’ANEF en raison d’un blocage de son compte. Le tribunal a ordonné la délivrance d’un récépissé sous réserve d’un dossier complet, sans astreinte, et a condamné l’État à verser 800 euros au titre des frais de justice. Cette décision s’appuie notamment sur les articles L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL SALIGARI - EL AMINE AVOCATS ET ASSOCIÉS

15 janvier 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600212

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l’obligation de quitter le territoire français sans délai et l’interdiction de retour de deux ans prononcées par la préfète du Rhône le 2 janvier 2026 contre M. B..., ressortissant tunisien. La juridiction retient que la préfète n’a pas procédé à un examen complet de la situation personnelle de l’intéressé, notamment en omettant de vérifier son droit au séjour en tant que père d’un enfant français né en mai 2025, malgré les éléments portés à sa connaissance lors de l’audition et le dépôt antérieur d’une demande de titre de séjour. Cette carence constitue une violation de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose une motivation et une vérification préalable du droit au séjour.

Avocat : ZOCCALI

14 janvier 2026• ELOIGNEMENT
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536434

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 9 décembre 2025 par lequel le préfet de police avait interdit à M. A..., ressortissant bangladais, de retourner sur le territoire français pour douze mois. La décision est annulée car la mesure d'éloignement préalable (obligation de quitter le territoire français du 19 novembre 2024) n'a pas été notifiée à l'intéressé, privant ainsi l'interdiction de retour de base légale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de quinze jours. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

14 janvier 2026• 8e Section - MESD
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307277

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le ministre pouvait légalement fonder son refus sur l'absence de revenus propres de l'intéressé, ses ressources étant principalement constituées de prestations sociales, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. Les moyens tirés de la méconnaissance de la convention de Genève et d'une circulaire ont été écartés comme inopérants.

Avocat : HELALIAN

14 janvier 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505568

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d’un titre de séjour « recherche d’emploi ou création d’entreprise » à M. B..., ressortissant malgache. L’annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois, sans astreinte.

Avocat : RALITERA

13 janvier 2026• 8ème Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534846

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Côte d’Or, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Fontaine-lès-Dijon à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au tribunal administratif de Dijon, seul compétent. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale, sans examen au fond.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

13 janvier 2026
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403592

Le Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant arménien, contestant l'arrêté du préfet de la Charente du 2 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue se fonde sur le maintien irrégulier et prolongé de l'intéressé en France, ainsi que sur le caractère récent de son mariage, postérieur à la décision attaquée.

Avocat : ABI KHALIL

13 janvier 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500057

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens privés et familiaux anciens et stables en France. La décision confirme ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : CALIOT

13 janvier 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500246

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté préfectoral du 17 décembre 2024. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la décision était suffisamment motivée. Elle a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII, selon lequel le défaut de prise en charge médicale du fils de la requérante n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CALIOT

13 janvier 2026• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504861

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du 9 janvier 2024 de la préfète de la Mayenne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, qu'il n'était pas entaché d'erreur de droit au regard de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : SEMLALI

13 janvier 2026• 3ème Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502344

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 27 mai 2025 par lequel le préfet de la Guyane a refusé un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant dominicain entré en France à l'âge de onze ans, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la scolarisation et de la présence de toute sa famille en Guyane. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Avocat : BALIMA

13 janvier 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406274

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Marseille à la SNC Marignan pour un ensemble de 8 maisons et un immeuble collectif de 20 logements, ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Le tribunal a examiné les moyens tirés de l'insuffisance du dossier de demande, notamment l'absence de mention d'une servitude de passage et de plans de coupe, mais les a écartés en considérant que le projet était directement desservi par une voie publique et que les documents fournis étaient suffisants. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions à fin d'annulation, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les autres moyens soulevés par la requérante. Cette décision s'appuie sur les articles R. 431-9, R. 431-10 et R. 431-16 du code de l'urbanisme.

Avocat : DJABALI

13 janvier 2026• 4ème Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403443

Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. B..., ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 4 novembre 2024 refusant un titre de séjour étudiant et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet de la Vienne a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire « étudiant » valable du 12 décembre 2024 au 11 décembre 2025. Le tribunal a constaté que cette délivrance, devenue définitive, emportait retrait de l’arrêté contesté, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État à verser 1 000 euros au conseil de M. B... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.

Avocat : CALIOT

13 janvier 2026• 3ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2516934

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. En application de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu de détention du requérant, soit la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis dans l’Essonne. Par conséquent, l’ordonnance transmet le dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour statuer sur cette requête.

Avocat : SALIGARI

13 janvier 2026
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501618

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour d'un an et retrait de son attestation de demande d'asile. La juridiction a estimé que la décision de l'OFPRA et celle de la CNDA avaient été régulièrement notifiées, et que les moyens tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté pris sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : SALIGARI

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520925

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de titre de séjour, sur le fondement des articles L. 423-21, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, le préfet de police a délivré le titre de séjour sollicité, conduisant la requérante à se désister de ses conclusions principales. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MALIK

12 janvier 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516938

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence de l’intéressé, qui était situé à Saint-Cyr-l’Ecole, dans le ressort du tribunal administratif de Versailles. Par conséquent, le dossier a été transmis à cette juridiction par ordonnance du 12 janvier 2026.

Avocat : LARBI MALIKA

12 janvier 2026