6 741 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 741
Décisions totales
383 581
Ordonnances
310 556
Avec résumé IA
Avocat : AIT ALI
Avocat : RALITERA
Avocat : CALIMEZ
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B... visant à obtenir l’exécution d’un précédent jugement du 26 septembre 2024. Ce jugement avait enjoint au préfet de police de renouveler la carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale » de l’intéressé. Constatant que le préfet n’avait pas exécuté cette obligation, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sous un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Avocat : CABINET SALIGARI EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 16 décembre 2024 par lequel le préfet de police avait refusé de délivrer un titre de séjour à une ressortissante serbe, l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'ancienneté de séjour de l'intéressée (sept ans) et de son intégration professionnelle stable. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 26 mai 2025 obligeant M. B..., ressortissant bangladais, à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La décision est annulée pour défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant, le préfet n'ayant pas mentionné les suites données à sa demande d'asile ni leurs conséquences sur son droit au séjour. Cette annulation entraîne celle de la décision fixant le pays de destination. Le jugement s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à enjoindre au préfet de police d’instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. La requête portait sur un recours pour excès de pouvoir lié au retard d’instruction d’une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le désistement était pur et simple et n’a pas fait droit à la demande de frais d’instance, rejetant le surplus des conclusions.
Avocat : MALIK
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... contestant la suspension de son permis de conduire par le préfet des Pyrénées-Orientales. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit la décision attaquée ni justifié de diligences pour l'obtenir, malgré une demande de régularisation restée sans effet. Cette irrecevabilité manifeste, fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, a entraîné le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : BENADJEMIA DALILA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation, l'absence d'examen réel de sa situation, une erreur de droit liée à sa demande d'asile en cours, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la demande d'asile de Mme A... avait été définitivement rejetée, rendant la mesure d'éloignement légale. Les moyens relatifs à la vie privée et familiale, ainsi qu'aux risques en cas de retour en Albanie, ont été écartés, le tribunal considérant que la présence de sa sœur en France ne constituait pas un obstacle à l'éloignement et que les craintes de vendetta n'étaient pas établies. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : SALIGARI
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. B..., ressortissant haïtien, d’une requête en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de la Guyane refusant de l’admettre au séjour et de renouveler son récépissé. Le tribunal a rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire faute de demande préalable. Il a ensuite annulé la décision implicite de refus de séjour au motif qu’elle n’était pas motivée, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.
Avocat : BALIMA
Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par M. B..., ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande d’admission au séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2029, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en rejetant la demande d’aide juridictionnelle provisoire faute de justification. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme B..., ressortissante haïtienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande d’admission au séjour. En cours d’instance, le préfet a justifié que l’intéressée bénéficie depuis le 25 juin 2025 de la protection subsidiaire accordée par l’OFPRA. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire et les conclusions au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule l'arrêté du 17 février 2024 par lequel le préfet de la Guyane avait obligé M. A..., ressortissant haïtien, à quitter le territoire français sans délai et prononcé une interdiction de retour d'un an. La décision est annulée car l'arrêté ne comportait pas les mentions en caractères lisibles du nom, prénom, qualité et signature de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, les décisions refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et interdisant le retour sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour sous quinze jours.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. B..., ressortissant haïtien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence du préfet sur sa demande d’admission au séjour. Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête au regard de l’article L. 431-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose une condition de délai pour contester un refus implicite. La solution retenue est que la requête a été jugée irrecevable car présentée tardivement, le silence de l’administration ayant duré plus de quatre mois. Les textes appliqués sont principalement l’article L. 431-1 du CESEDA et l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. E..., ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 7 août 2023 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et a rejeté les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. G..., ressortissant malgache, contestant l’arrêté préfectoral du 31 octobre 2024 lui refusant l’admission au séjour au titre de l’asile et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, jugeant la décision signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et de l’erreur manifeste d’appréciation n’étaient pas fondés, notamment en l’absence de preuve de risques personnels ou de soins indisponibles à Madagascar. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans faire droit aux conclusions accessoires.
Avocat : RALITERA ANNICK
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme F..., ressortissante malgache, contestant l'arrêté préfectoral du 31 octobre 2024 lui refusant l'admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La décision a été jugée légalement fondée, la signataire disposant d'une délégation de compétence régulière et la motivation étant suffisante. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et des dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été écartés. Le tribunal a notamment estimé que les risques invoqués pour la santé de la requérante et de son fils à Madagascar n'étaient pas établis.
Le Tribunal administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B..., ressortissant haïtien, contestant le refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, une carte de séjour temporaire valable jusqu'en juillet 2026 avait été délivrée au requérant. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales à fin d'annulation et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée, et les frais de justice n'ont pas été mis à la charge de l'État.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de titre de séjour pris par le préfet. La décision a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier en la forme. Sur le fond, le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.