165 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
165
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 818
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant argentin, afin d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut. Le juge a rappelé qu'il incombe à l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et que la condition d'urgence est en principe remplie en cas de demande de renouvellement de titre. La solution retenue est implicite, le juge ayant constaté que le requérant avait déposé sa demande en ligne avant l'expiration de son titre, ce qui implique un examen de l'utilité et de l'urgence de la mesure sollicitée. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DE SA-PALLIX
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du 6 janvier 2026 par laquelle le préfet de police a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien, en qualité de parent d'enfant réfugié. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, la décision plaçant le requérant dans une situation de précarité administrative et financière immédiate. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, le préfet ne pouvant légalement opposer à M. A... une obligation de quitter le territoire français alors qu'il est père d'un enfant mineur réfugié, en méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision attaquée a été ordonnée, avec injonction au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire
Avocat : DE SA PALLIX