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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

106 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

106

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 617

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ALLOUEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403755

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour pour l’enfant F... A... H..., recueilli par kafala. La commission s’était appropriée le motif consulaire d’informations « incomplètes et/ou non fiables », jugé insuffisamment précis pour constituer une motivation en fait. Cette absence de motivation a conduit le tribunal à annuler la décision, sans examiner les autres moyens soulevés (article 8 de la CEDH, article 3-1 de la CIDE). La solution retenue s’appuie sur les articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : KHALLOUKI

3 décembre 2025• 11ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506705

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 19 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à Mme D..., ressortissante tunisienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec un compatriote titulaire d'un titre de séjour et de la naissance de leur enfant en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : KHALLOUKI

2 décembre 2025• 8ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518797

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié les mesures d'exécution de son ordonnance du 17 juillet 2025. Cette ordonnance avait suspendu la décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial et enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer la demande. Constatant que le préfet n'avait pas statué dans le délai imparti, le juge a prononcé une nouvelle injonction assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, afin d'achever l'instruction dans un délai d'un mois. L'État a également été condamné à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : JALLOUL

24 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415081

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris du 18 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la délégation de signature était régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées au regard des éléments de fait, notamment le signalement pour défaut de permis de conduire sous couvert d'un faux document. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A... B..., fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 à L. 612-11) et les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Avocat : KHALLOUKI

24 novembre 2025• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400524

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant marocain, formée le 11 août 2023. La juridiction retient que la préfète de Vaucluse a méconnu l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration en ne communiquant pas les motifs de cette décision implicite, pourtant obligatoire. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : ALLOUCH

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308557

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la SAS Cotoon Gestion, qui contestait un arrêté du maire de Colmar instaurant des restrictions de circulation et de stationnement durant les marchés de Noël. Le tribunal a jugé que la procédure d'adoption de cet acte réglementaire était régulière, aucune concertation préalable n'étant légalement requise. Sur le fond, il a estimé que les mesures de police, fondées sur les articles L. 2542-1 et suivants du code général des collectivités territoriales, étaient proportionnées au but de sécurité publique face au risque d'attentat, compte tenu de leur champ d'application limité et des solutions alternatives de stationnement proposées.

Avocat : ALLOUCHE

12 novembre 2025• 5e chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503934

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 27 février 2025. Le requérant, de nationalité marocaine, demandait l'annulation du refus de titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : ALLOUCH

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506909

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision du 8 octobre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à Mme D..., ressortissante albanaise mère isolée de deux jeunes enfants, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII n'ayant pas suffisamment pris en compte la situation de vulnérabilité de la requérante, en tant que parent isolé sans hébergement. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de lui accorder ces conditions matérielles d'accueil.

Avocat : BALLOUL

4 novembre 2025• Eloignement urgent
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2301614

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de la société Acte IARD, qui réclamait à la commune de Geispolsheim le paiement de majorations contractuelles pour défaut de transmission de documents dans le cadre d’un contrat d’assurance "dommages ouvrage". Le tribunal a estimé que les clauses prévoyant ces majorations automatiques, sans accord préalable de l’assuré, étaient illicites car contraires aux dispositions d’ordre public de l’article L. 113-9 du code des assurances. Par conséquent, la demande principale a été rejetée. La demande reconventionnelle de la commune, tendant à la restitution de la prime après résiliation du contrat, a également été rejetée.

Avocat : SELARL ALLOUARD

23 octobre 2025• 2ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507304

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. B..., au motif d’un défaut de motivation. Le tribunal a relevé que le préfet n’avait pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer un document provisoire de séjour en attendant. La demande d’astreinte et celle relative aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : JALLOUL

22 octobre 2025• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517418

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de précisions sur ses ressources et sa situation familiale. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : JALLOUL

22 octobre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400190

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite de la préfète de Vaucluse refusant un titre de séjour à Mme B... A..., ressortissante comorienne. La requérante, entrée en France très jeune et y résidant depuis plus de vingt ans, y a suivi toute sa scolarité, obtenu un baccalauréat et un BTS, et vit avec sa mère titulaire d’une carte de résident, son père et ses sœurs étant de nationalité française. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, en raison de l’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Il a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : ALLOUCH

17 octobre 2025• 3ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506599

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus était fondée sur le 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux demandeurs présentant une demande de réexamen d'asile. Le tribunal a estimé que, malgré la précarité de sa situation et son isolement, Mme A... n'avait pas justifié d'une vulnérabilité particulière au sens des dispositions légales, faute de pièces médicales établissant une dégradation de son état de santé.

Avocat : BALLOUL

14 octobre 2025• Eloignement urgent
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528506

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en référé suspension de M. A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. La juridiction se déclare incompétente territorialement, car le requérant réside en Seine-Saint-Denis, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1, R. 522-8-1 et R. 312-8 du code de justice administrative.

Avocat : JALLOUL

2 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514882

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à Mme A..., conjointe d’un ressortissant français. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, rejetant ainsi l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice.

Avocat : ALLOUCH

29 septembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407788

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B C, ressortissant turc, contestant l'arrêté du 12 décembre 2024 du préfet de Vaucluse l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : ALLOUCH

24 septembre 2025• 7ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501394

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 24 mars 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision a été prise en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ALLOUCH

19 septembre 2025• 3ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502634

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 23 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa situation professionnelle et familiale. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.

Avocat : CABINET FALLOURD

8 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504128

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 23 avril 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé un titre de séjour à M. A et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en raison du délai écoulé entre la décision contestée et sa saisine. Aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence, de l'erreur manifeste d'appréciation ou de la méconnaissance des articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET FALLOURD

19 août 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402785

Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 30 janvier 2024 par lequel le préfet des Yvelines a refusé à M. A, ressortissant marocain, le regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants mineurs. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant que les ressources de M. A étaient insuffisantes, car il n'a pas tenu compte de la prime d'activité dans le calcul des revenus, conformément aux articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : KHALLOUKI

11 juillet 2025• 2ème chambre