152 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
152
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 468
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de suspension d'urgence d'une décision préfectorale refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge des référés a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant la mesure, ni soulevé un doute sérieux sur la légalité du rejet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : JALLOUL
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante rwandaise, visant à annuler le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et la fixation du pays de destination prononcés par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment au regard de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux travailleurs temporaires. Il a également estimé que les moyens soulevés concernant l'atteinte disproportionnée à ses droits fondamentaux et l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.
Avocat : GALLOUZE
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de douze mois prononcée contre un ressortissant ivoirien. La juridiction a estimé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait légalement motivé sa décision en relevant notamment la soustraction du requérant à une précédente mesure d'éloignement et l'absence de preuve de liens familiaux ou d'intégration suffisants en France. Les moyens invoqués, fondés sur les articles L. 612-10 et L. 612-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que sur l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : JALLOUL
Avocat : JALLOUL
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant d'instruire une demande de titre de séjour et de réexaminer une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, titulaire d'un titre de séjour saisonnier retiré, n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence suffisante justifiant la suspension, ni ne démontre l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ALLOUCH
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté préfectoral du 23 juin 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de M. B..., un ressortissant marocain. La juridiction a estimé que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne tenant pas suffisamment compte de son intégration familiale en France, notamment de sa vie commune avec son épouse résidente et de leurs enfants. Le tribunal a enjoint au préfet de Vaucluse de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Avocat : ALLOUCH
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale de l'intéressée, conformément aux exigences du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard des éléments du dossier.
Avocat : GALLOUEDEC
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté le recours en excès de pouvoir de M. B... contre le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et avait correctement pris en compte la vulnérabilité du requérant, et que celui-ci ne justifiait pas d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d’asile hors du délai légal de 90 jours. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : BALLOUL
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé un arrêté préfectoral du 18 février 2026 prononçant une interdiction de retour de deux ans contre un ressortissant marocain. Le juge a retenu que l'administration avait commis une erreur de fait en considérant que l'intéressé ne s'était pas conformé à son obligation de quitter le territoire français, alors que les éléments du dossier démontraient son établissement en Espagne. L'annulation de l'interdiction de retour entraîne l'injonction faite au préfet d'effacer le signalement Schengen de l'intéressé dans un délai de quinze jours, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
Avocat : ALLOUCH
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal écarte le moyen d'incompétence de l'autorité signataire, fondé sur une délégation régulière, et celui d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que le requérant ne présente pas de garanties de représentation suffisantes. La décision s'appuie sur les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent le refus de délai de départ volontaire.
Avocat : FALLOURD
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction constate que l'acte attaqué n'existe pas, le préfet ayant en réalité prononcé une interdiction de retour. Le recours est donc jugé manifestement irrecevable en application de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : JALLOUL
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur, qui confirmait l'ajournement prononcé par la préfète de Vaucluse, n'était pas entachée d'illégalité. Il a notamment considéré que le défaut de motivation spécifique d'une décision implicite n'était pas illégal en soi, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, et que l'appréciation de l'administration sur l'insuffisance d'assimilation de la requérante ne constituait pas une erreur manifeste.
Avocat : ALLOUCH
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le rejet d'une demande d'accès à des fichiers de police, estime qu'un doute sérieux existe sur sa compétence territoriale. Il transmet donc le dossier au Conseil d'État, conformément à l'article R. 351-6 du code de justice administrative, pour qu'il règle cette question préalable. La décision contestée avait été signée par un agent dont le lieu d'affectation soulève une incertitude quant à l'application des règles de compétence de l'article R. 312-1 du même code.
Avocat : BALLOUL
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté municipal s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que le motif de refus fondé sur la non-conformité de l'assainissement individuel (article UE4 du PLU) était légal. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Avocat : GALLOU
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à l'illégalité de deux décisions du 22 février 2023 : la résiliation de son contrat d'emploi pénitentiaire par la société Themis FM et la fin de son affectation par la directrice du centre pénitentiaire de Nantes. Ces décisions ont été annulées le 15 mars 2023 par la directrice interrégionale des services pénitentiaires. Le tribunal a jugé que l'illégalité de ces décisions constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, en application des articles L. 412-5, L. 412-7, L. 412-9, L. 412-11, L. 412-16 et L. 412-17 du code pénitentiaire. La solution retenue est que l'État est condamné à verser à Mme C... une indemnité de 3 266,18 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 juin 2023, en réparation de ses préjudices financier et moral.
Avocat : GALLOU DAVID
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la requête visant à suspendre le refus de visa long séjour pour une conjointe de ressortissant français. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (notamment la méconnaissance de l'article L. 312-1 A du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision de la commission de recours. En l'absence de ce doute sérieux, condition de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la demande est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : ALLOUCH
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 26 mai 2025. La juridiction a jugé que le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), et les mesures associées (délai de départ, fixation du pays de destination, interdiction de retour) n'étaient pas entachés d'illégalité. La décision s'appuie principalement sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 423-22, L. 612-1 et L. 612-10, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : JALLOUL
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par la SA Aéroports de la Côte d’Azur d’une demande de condamnation de la SAS Les cookies d’Emilie au paiement de redevances et charges pour l’occupation d’une surface commerciale sur le domaine public aéroportuaire. La requérante a toutefois déclaré se désister purement et simplement de son action. Par ordonnance du 10 février 2026, le président de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la défenderesse au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : SCP WALICKI-ALLOUCHE-BIANCHI
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'Association Utopia 56. Celle-ci contestait la décision de la maire de Rennes du 28 janvier 2026, qui avait refusé l'occupation du domaine public pour l'installation d'un village de tentes sur une esplanade. Le juge a estimé que cette décision ne constituait pas une interdiction de manifester, mais un simple refus d'occupation du domaine public motivé par des considérations de sécurité et de conservation du domaine. En conséquence, l'association n'a pas démontré l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, permettant de rejeter la requête sans examiner la condition d'urgence.
Avocat : BALLOUL
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le requérant sollicitait un changement de statut vers un titre "salarié" sur le fondement de l'accord franco-marocain, après avoir bénéficié d'une carte de séjour "saisonnier". Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la violation du droit d'être entendu, ce dernier étant inopérant car la Charte des droits fondamentaux de l'UE ne s'applique pas aux États membres. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....
Avocat : ALLOUCH