732 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
732
Décisions totales
383 581
Ordonnances
271 567
Avec résumé IA
Avocat : ALMAIRAC
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement et d'interdiction de retour. Le requérant, un ressortissant égyptien, invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de son droit d'être entendu et une violation de sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les griefs n'étaient pas fondés. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ne faisait pas obstacle, en l'espèce, à la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans son recours en excès de pouvoir. Le requérant contestait initialement un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a condamné l'OFII à verser une provision à une ressortissante ukrainienne au titre de l'allocation pour demandeur d'asile (ADA). Le juge a estimé que l'existence de l'obligation de l'OFII n'était pas sérieusement contestable, notamment au vu des faits non contredits par l'administration, qui n'avait pas produit d'observations malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R.541-1, R.612-3 et R.612-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé les arrêtés préfectoraux du 2 juillet 2025 rejetant la demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un couple de ressortissants albanais. Le tribunal a jugé que le préfet des Alpes-Maritimes avait méconnu l'obligation d'examen sérieux de la situation personnelle des requérants, notamment au regard de leur vie familiale en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour, fondée sur l'article L. 435-1 du CESEDA, opposée à une ressortissante capverdienne. La juridiction a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressée conformément aux articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de statuer à nouveau dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de cette nouvelle décision.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer une convocation pour un récépissé. Considérant que le préfet n'a pas pleinement exécuté cette injonction en omettant de délivrer l'attestation de prolongation d'instruction prévue à l'article R. 431-15-1 du CESEDA, le juge prononce une astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur les articles L. 911-4 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus préfectoral d'un regroupement familial au bénéfice du fils de la requérante. Le tribunal a annulé la décision du préfet des Alpes-Maritimes en date du 9 décembre 2024, considérant que le refus était entaché d'une erreur de droit. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte du fait que la requérante, bénéficiaire de l'allocation aux adultes handicapés, était dispensée de la condition de ressources.
Avocat : ALMAIRAC;SCP BOURGLAN - DAMAMME - LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... comme irrecevable pour tardiveté. Le requérant contestait un arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 2 juin 2025 prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 5 février 2026, était postérieure au délai de recours contentieux de sept jours prévu par les articles L. 614-4 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Conformément à l'article R. 921-3 du CESEDA, ce délai n'est susceptible d'aucune prorogation, y compris par une demande d'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. D..., ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 27 janvier 2026 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE (inopérant), et d'insuffisance de motivation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'annulation et les conclusions accessoires, sur le fondement des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.