563 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
563
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 818
Avec résumé IA
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé-provision par la société Bureau Veritas Exploitation pour obtenir le paiement d'une facture impayée de 4 268,46 euros, assortie d'intérêts moratoires et d'indemnités légales, dans le cadre d'un marché public de vérifications réglementaires conclu avec le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT). Le CNFPT ayant réglé la somme principale en cours d'instance, le tribunal a donné acte du désistement partiel de la société sur ce point. Sur le surplus, le juge a rejeté les conclusions relatives aux intérêts moratoires et aux frais de recouvrement, estimant que la société n'établissait pas que le CNFPT avait dépassé le délai de paiement de trente jours prévu par les articles L. 2192-10 et R. 2192-10 du code de la commande publique. Enfin, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : CABINET GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, ressortissant arménien de nationalité ukrainienne, contestant l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 3 juillet 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 9 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé, le préfet n'étant pas tenu d'examiner un droit au séjour en tant que salarié non sollicité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-marocain.
Avocat : AMARI KARIM
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 20 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard des textes applicables, notamment l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP DELAMARRE ET JÉHANNIN
Le Tribunal Administratif de Pau était saisi par M. A d'une demande d'exécution d'une ordonnance du 27 février 2019, qui avait condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la demande concernant le paiement de cette somme, estimant que l'administration avait justifié de son versement et que, en application de l'article L. 911-9 du code de justice administrative, la partie gagnante peut obtenir le paiement directement du comptable public en cas de retard. Les autres demandes de M. A, portant sur des créances et des droits distincts (remboursements de soins, compte épargne temps, garantie du pouvoir d'achat, reconstitution de carrière), ont été déclarées irrecevables car elles relevaient d'un litige distinct de l'exécution de l'ordonnance initiale.
Avocat : DO AMARAL
Avocat : SCP DELAMARRE ET JEHANNIN;SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. et Mme A et autres demandant l’annulation de certificats d’urbanisme délivrés le 2 mars 2023 par le maire d’Orgerus, dont trois négatifs pour les lots B, C et H et quatre positifs limitant l’emprise à 30 % pour les lots A, D, E et G. Les requérants contestaient notamment la légalité du retrait des précédents certificats de novembre 2022 et l’incompatibilité des règles du PLU avec le schéma directeur régional. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le retrait des certificats initiaux n’avait pas fait naître de certificats tacites et que l’administration devait statuer à nouveau, sans que les moyens soulevés ne soient fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 410-1, R. 410-10 et R. 410-12 du code de l’urbanisme.
Avocat : SCP DELAMARRE & JEHANNIN
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme A, agent contractuel, d'une demande d'indemnisation pour le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée par la commune de Davenescourt. La requérante soutenait que cette décision était fondée sur une discrimination liée à son état de santé et non sur l'intérêt du service. Le tribunal a rappelé qu'un agent contractuel ne bénéficie pas d'un droit au renouvellement de son contrat, mais que l'administration ne peut refuser ce renouvellement que pour un motif tiré de l'intérêt du service. En l'espèce, la commune a justifié sa décision par les absences pour maladie de Mme A, qui auraient perturbé le fonctionnement du service. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que ce motif était conforme à l'intérêt du service et que la discrimination n'était pas établie.
Avocat : SELARL LAMARCK AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires et de plusieurs habitants du 30, rue de Turbigo à Paris, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 10 octobre 2022 autorisant le changement de destination de locaux commerciaux en hébergements hôteliers. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la maire ayant délégué sa signature à la cheffe de circonscription compétente. Il a également jugé que le moyen de fraude n'était pas fondé, rappelant que l'administration n'a pas à vérifier la validité de l'attestation du pétitionnaire sur sa qualité pour déposer la déclaration préalable, sauf en cas d'informations manifestes établissant une fraude, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur la base des articles R. 423-1 du code de l'urbanisme et des principes régissant l'instruction des déclarations préalables.
Avocat : CABINET BOUYEURE, BAUDOUIN, DAUMAS, CHAMARD, BENSAHEL(SCP)
Avocat : CABINET GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI