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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

779 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

779

Décisions totales

383 581

Ordonnances

245 971

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : AMBAEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504799

Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 18 mars 2025 par lequel la préfète de l'Essonne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient un vice de procédure, la préfète n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées sont annulées, et il est enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de trois mois.

Avocat : SAMBA

15 septembre 2025• 1ère chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515921

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par cette procédure n'était pas remplie, malgré le risque de rupture de son contrat de travail et sa situation irrégulière. La requête a été rejetée sans examen de l'atteinte à une liberté fondamentale, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SAMBA

9 septembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509692

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A, ressortissant togolais, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de l’Essonne sur sa demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant ». Le juge des référés a rejeté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la convocation pour un récépissé ne faisait pas disparaître l’objet du litige. Il a toutefois rejeté la demande de suspension au fond, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie, dès lors que l’intéressé bénéficiait d’attestations de prolongation d’instruction et qu’il était convoqué pour obtenir un récépissé. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1, R. 422-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : KABAMBA

5 septembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510425

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant arménien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 août 2025 ordonnant sa remise aux autorités bulgares (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et que les moyens tirés de vices de procédure (articles 4 et 5 du règlement UE n° 604/2013) et d'erreur manifeste d'appréciation (article 17 du même règlement et article 4 de la CEDH) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LOKAMBA OMBA MICHEL

5 septembre 2025• ELOIGNEMENT
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401009

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme A... B..., aide-soignante au CHRU de Tours, qui contestait la décision de prolongation de son congé de longue durée à demi-traitement du 9 janvier au 9 avril 2024. La requérante soutenait que cette décision était contraire à l'avis du conseil médical départemental du 14 décembre 2023, lequel préconisait une réintégration à mi-temps thérapeutique. Le tribunal juge que ce moyen est manifestement dépourvu des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, rappelant que l'avis du conseil médical n'a pas de force contraignante pour l'administration. La requête est rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'hôpital.

Avocat : YAMBA-TAMBIKISSA

2 septembre 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401504

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le requérant invoquait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que sa promesse d'embauche constituait un motif exceptionnel d'admission au séjour. Le tribunal a jugé que la simple existence d'une promesse d'embauche ne suffit pas à caractériser des motifs exceptionnels, et que l'autorité administrative peut exiger la démonstration d'une adéquation entre les qualifications du demandeur et l'emploi proposé. En l'espèce, M. B... n'a pas apporté d'éléments suffisants pour établir une telle adéquation ou d'autres circonstances exceptionnelles justifiant son admission.

Avocat : YAMBA-TAMBIKISSA

1 septembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508648

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de 36 mois. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas un délai franc et ayant expiré le 18 août 2025 à minuit, alors que la requête a été enregistrée le 19 août 2025. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et le caractère disproportionné de l'interdiction de retour.

Avocat : SAMBA-SAMBELIGUE

29 août 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508684

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant un arrêté préfectoral du 30 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a constaté que le recours, introduit le 20 août 2025, était tardif car le délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) expirait le 12 août 2025 à minuit, la notification de l'arrêté ayant eu lieu le 5 août 2025. En application de ce même code, le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable sans examiner les moyens soulevés, et a refusé l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : SAMBA-SAMBELIGUE

29 août 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508663

Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. E, ressortissant colombien, contestant un arrêté du préfet de police de Paris du 2 août 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de 12 mois, et un arrêté du 6 août 2025 le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a rejeté les conclusions contre l'arrêté de maintien en rétention, estimant que cette mesure relevait de l'autorité judiciaire et avait été levée par le juge judiciaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles R. 922-2 et R. 922-4.

Avocat : SAMBA-SAMBELIGUE

29 août 2025• Reconduite à la frontière
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506676

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet du Val-de-Marne classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 27 mai 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

Avocat : KABAMBA

28 août 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504183

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante s'est désistée de sa requête en excès de pouvoir après le dépôt des mémoires en défense. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu'il soit nécessaire de statuer au fond. Aucune condamnation aux dépens ni frais d'instance n'est prononcée.

Avocat : SAMBA-SAMBELIGUE

28 août 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507693

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, un ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 29 juillet 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation de la décision au regard de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé en droit et en fait, permettant au requérant d'en discuter les motifs et au juge d'exercer son contrôle. En conséquence, le moyen a été écarté et la demande d'annulation rejetée, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle étant accordée.

Avocat : LOKAMBA OMBA

28 août 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2514542

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "salarié", après l'expiration de son précédent titre. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, en déposant sa demande de changement de statut seulement un mois avant l'expiration de son titre, s'est placé lui-même dans la situation d'urgence qu'il invoque. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SAMBA

27 août 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505992

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C épouse A, qui demandait l’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté qu’aucune décision implicite de rejet n’était née, faute pour l’administration d’avoir délivré un récépissé de demande, condition préalable à la naissance d’une telle décision en application des articles R. 432-1 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, dirigée contre une décision inexistante, a donc été rejetée sans régularisation possible, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : KABAMBA

27 août 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515073

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut vers un statut de salarié. Le juge a estimé que l'urgence, condition nécessaire à l'application de l'article L. 521-2, n'était pas caractérisée, notamment car l'intéressé ne justifiait pas avoir présenté sa demande de renouvellement dans les délais prévus par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen au fond des atteintes alléguées aux libertés fondamentales.

Avocat : SAMBA

25 août 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507048

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé-exécution par Mme A, constate l'inexécution du jugement du 14 février 2025 qui enjoignait à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours. Malgré une relance, cette autorisation n'a pas été délivrée, et la préfète n'a pas produit de mémoire en défense. Le tribunal fait droit à la demande d'exécution et enjoint à la préfète du Rhône de délivrer cette autorisation sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision. Cette solution est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.

Avocat : SAMBA-SAMBELIGUE

22 août 2025• Juge unique 7
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511333

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour et de l'arrêté préfectoral du 30 juin 2025 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. C n'établissait pas que la décision attaquée, qui n'est pas un refus de renouvellement de titre, préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de contrat de travail en cours. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : KABAMBA

22 août 2025
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502643

Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d’assignation à résidence pris par la préfète du Rhône, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent car le lieu d’assignation se situe dans le département du Rhône.

Avocat : LOKAMBA OMBA

19 août 2025
TA80Ordonnance

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2503499

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet de l'Oise de lui fixer un rendez-vous pour délivrer un titre de séjour, en raison d'une attente de près de deux ans. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. B s'est lui-même placé dans une situation de précarité en attendant plus de dix ans avant d'entreprendre des démarches de régularisation. Il ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous à très bref délai. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : TAMBA

18 août 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503919

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2025 autorisant l'expulsion locative de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas justifié de diligences suffisantes pour se reloger ni saisi la commission de médiation, et que les moyens soulevés, notamment le non-respect du plan d'apurement fixé par le tribunal judiciaire, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi du 6 juillet 1989 relative aux rapports locatifs et du code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : YAMBA-TAMBIKISSA

14 août 2025