36 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
36
Décisions totales
383 581
Ordonnances
240 673
Avec résumé IA
Avocat : AMELA-PELLOQUIN
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de suspension de M. A... concernant la délibération du conseil municipal de Royat supprimant son emploi d’attaché hors classe. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant, en position de détachement pour cinq ans, n’établissait pas un préjudice grave et immédiat. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre une décision administrative.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de permis de construire une maison individuelle sur la commune de Saint-Fiel. La requérante soutenait notamment bénéficier d'un permis tacite et contestait le classement de sa parcelle en zone A par le nouveau plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant qu'aucun permis tacite n'était né et que les moyens soulevés, dont celui tiré de l'erreur d'appréciation du classement, étaient inopérants ou infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de la délibération du 29 juin 2023 par laquelle la communauté d'agglomération du Grand Guéret a approuvé la révision du plan local d'urbanisme (PLU) de Saint-Fiel. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, le premier vice-président disposant d'une délégation de signature régulièrement transmise en préfecture. Il a également rejeté le moyen relatif à un vice de procédure concernant la consultation des personnes publiques associées, estimant que la référence générique aux avis ne suffit pas à démontrer une irrégularité. Enfin, le tribunal a jugé que le classement de la parcelle du requérant en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, au regard des dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, saisi par la société MAB – Maison Antoine Baud d’une requête en excès de pouvoir visant à faire cesser l’occupation irrégulière du domaine public routier communal, a rejeté la demande comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. La juridiction administrative a rappelé que, conformément aux articles L. 116-1 et R. 116-2 du code de la voirie routière, la répression des infractions à la police de la conservation du domaine public routier, y compris les demandes d’expulsion des occupants sans titre, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, l’ordonnance a rejeté la requête sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du département de l’Allier de prendre en charge ses frais d’hébergement en EHPAD au titre de l’aide sociale. Le juge a estimé que la décision n’était entachée d’aucune illégalité, en se fondant sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles. Il a notamment considéré que les ressources propres du requérant et l’obligation alimentaire de sa fille, fixée par une décision de justice exécutoire, permettaient de couvrir les frais de séjour, et que le département n’avait pas à se substituer à l’inexécution de cette obligation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. C..., y compris ses demandes d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., assistant d'éducation, qui contestait le refus du proviseur du lycée de Chamalières de reconnaître son droit de retrait exercé le 12 septembre 2022. Le tribunal a jugé que les conditions de l'article 5-6 du décret n° 82-453 du 28 mai 1982 n'étaient pas remplies, car l'état de vétusté du bâtiment invoqué par l'agent ne constituait pas un motif raisonnable de penser à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Il a également écarté les moyens relatifs à l'absence de saisine du CHSCT et au défaut de communication de documents, les jugeant inopérants ou sans incidence sur la légalité de la décision. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. Flores, liquidateur amiable de la société Adsrise, contestant des amendes fiscales et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée. La juridiction a jugé irrecevables les demandes, car M. Flores ne justifiait plus de sa qualité pour représenter la société après la publication de la clôture de la liquidation au registre du commerce, conformément aux articles 1844-7 et 1844-8 du code civil. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes sans examiner le fond, appliquant les règles de procédure fiscale (article R. 197-4 du livre des procédures fiscales).
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'arrêté du 21 décembre 2021 par lequel le maire de Vichy avait infligé une sanction d'exclusion temporaire de deux jours à M. B, adjoint technique territorial. La juridiction a jugé que les faits reprochés (manque d'investissement lors de missions de désherbage) n'étaient pas constitutifs d'une faute disciplinaire, compte tenu des restrictions médicales de l'agent, objectivées par des certificats médicaux et l'avis du médecin de prévention. La solution retenue s'appuie sur les articles 29 de la loi du 13 juillet 1983 et 89 de la loi du 26 janvier 1984, relatifs à la définition et à la gradation des sanctions disciplinaires.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B et de MM. B, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 21 mars 2022 par lequel le maire de Veyre-Monton avait sursis à statuer sur leur déclaration préalable de division parcellaire. Le tribunal a jugé que le sursis à statuer était légal, car le projet de division, portant sur un jardin attenant à une habitation, était de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme (PLU) qui prévoyait de classer cette parcelle en zone agricole protégée (AP). La solution retenue s'appuie sur les articles L. 153-11 et R. 151-22 du code de l'urbanisme, le tribunal estimant que le projet de PLU était suffisamment avancé et que le classement en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 mars 2025 par lequel le ministre de l'intérieur a prononcé le déplacement d'office de M. A, policier, de Montluçon à Riom. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les contraintes familiales et financières invoquées (trajet quotidien de trois heures, garde alternée des enfants) ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension, et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.