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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

234 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

234

Décisions totales

383 581

Ordonnances

245 221

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : AMREffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2410454

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 décembre 2023 refusant la délivrance d'un certificat de résidence à une ressortissante algérienne, ainsi que la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur. Le tribunal estime que la requérante justifie, par un faisceau d'indices suffisants (nombre et répartition dans le temps de documents médicaux), résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Cette solution est fondée sur une application inexacte des stipulations du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : AMRAM

17 novembre 2025• 4ème Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301616

Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 17 avril 2023 par lequel le maire d'Ondres s'était opposé à la déclaration préalable de la SA Bouygues Télécom et de la SAS Cellnex France pour l'installation d'un pylône de radiotéléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l'article 11 Ao du PLU, qui conditionnait l'implantation à l'impossibilité technique de regroupement entre opérateurs, était illégal car il méconnaissait les pouvoirs de police spéciale de l'État en matière de communications électroniques et les articles L. 151-9 du code de l'urbanisme et L. 32-1 du code des postes et communications électroniques. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et une injonction est faite au maire de délivrer la déclaration préalable dans un délai d'un mois.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HAMRI

12 novembre 2025• CHAMBRE 3
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501186

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 12 décembre 2024 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur le vice de procédure tenant à l'absence de convocation régulière de l'intéressé devant la commission du titre de séjour, en méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 432-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal estime que le préfet n'a pas démontré que M. A... avait été régulièrement convoqué, ce qui a pu influencer la décision.

Avocat : AMROUCHE

12 novembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2305610

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de la SAS Coquelicot, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour les exercices 2018-2019. La société n'ayant pas répondu à la proposition de rectification, elle supportait la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement imposé à la TVA les encaissements non déclarés sur des comptes bancaires non comptabilisés, sans que la société ne démontre que les prestations étaient réalisées pour des preneurs étrangers au sens de l'article 259 du code général des impôts. Les autres moyens, notamment sur la déduction de charges et les pénalités pour manquement délibéré, ont été écartés comme non fondés.

Avocat : LAMRANI

10 novembre 2025• 5ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506641

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Montoison visant à désigner un expert. Cette expertise, jugée utile, porte sur les désordres affectant sa maison de santé pluridisciplinaire (infiltrations, fissures, défauts d'évacuation) apparus depuis 2023. L'expert devra notamment décrire les désordres, en déterminer les causes et donner son avis sur les travaux nécessaires pour y remédier. Les frais d'expertise seront liquidés ultérieurement par le président du tribunal.

Avocat : LAMAMRA

5 novembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511998

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne du 30 septembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment au regard de ses demandes d'asile antérieures en Allemagne. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AMRAM

3 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404570

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 8 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'examen personnalisé, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de communauté de vie établie avec son épouse française et de ses attaches familiales en Algérie. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AMRANE

30 octobre 2025• 7ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504294

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un arrêté municipal d’opposition à déclaration préalable pour la construction d’un pylône de téléphonie mobile, a fait droit à la requête des sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France Infrastructures. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de l’absence de couverture mobile sur une partie du territoire communal. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, le motif tiré du risque d’incendie n’étant pas suffisamment établi au regard des documents d’urbanisme applicables. La suspension de l’exécution de l’arrêté du 19 mai 2025 a donc été ordonnée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : HAMRI

27 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500584

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation du Pôle Social, a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir une carte « mobilité inclusion » avec mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du 7 mars 2024, au motif que celle-ci s'était substituée à la décision prise sur recours administratif préalable obligatoire du 14 novembre 2024, seule susceptible d'être contestée. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 241-3, pour apprécier le droit de la requérante à la carte. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : AMRI-TOUCHENT

14 octobre 2025• Pole Social (JU)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404819

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision du préfet du Nord du 25 avril 2024 lui refusant un certificat de résidence "salarié". Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen particulier de la situation. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre, en application de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : AMRANE

9 octobre 2025• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505998

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France Infrastructures pour suspendre l'arrêté du maire de Plourhan du 20 février 2025 s'opposant à la déclaration préalable pour l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile. Les requérantes invoquaient l'urgence liée à l'amélioration de la couverture mobile et un doute sérieux sur la légalité de la décision, contestant notamment les motifs tirés de l'absence d'utilité publique, d'insuffisance de couverture et de défaut d'intégration paysagère. La commune de Plourhan a défendu la légalité de son arrêté en soutenant que l'urgence n'était pas caractérisée et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : HAMRI

7 octobre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316491

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS Malisa consulting, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée. La société n’ayant pas répondu à la proposition de rectification, la charge de la preuve de l’exagération des impositions lui incombait, conformément à l’article R. 194-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que l’administration avait correctement appliqué les articles 259 et suivants du code général des impôts pour déterminer le lieu des prestations de services, et que la méthode de reconstitution de comptabilité n’était pas viciée. La demande de décharge des impositions et pénalités a donc été rejetée.

Avocat : LAMRANI

1 octobre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2200309

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 25 novembre 2021 par lequel le maire de La Brillanne s'était opposé à la déclaration préalable de Bouygues Télécom et PFI France pour l'installation d'antennes de radiotéléphonie mobile. La juridiction a jugé que le maire avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le projet portait atteinte au caractère des lieux au sens de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, le site ne présentant pas d'intérêt paysager particulier malgré sa localisation dans le parc naturel régional du Luberon. Le tribunal a rejeté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur de droit. Il a enjoint au maire de réexaminer la déclaration préalable.

Avocat : HAMRI

30 septembre 2025• 4ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510475

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 3 juillet 2025 par lequel le maire de Villennes-sur-Seine a retiré sa décision de non-opposition à déclaration préalable pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sociétés requérantes ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts ou à l'intérêt public, compte tenu notamment de la couverture existante et de leur délai de saisine. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de retrait. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : HAMRI

29 septembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509329

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, après que le préfet du Val-de-Marne lui a fixé une convocation. Le juge a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La solution retenue met fin au litige sur l'injonction, l'urgence étant devenue sans objet, mais accorde une indemnité au requérant.

Avocat : AMROUCHE

26 septembre 2025
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA00908

Avocat : AMRANE

26 septembre 2025• 5ème Chambre
CAA75Décision

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA05179

Avocat : FRANCK AMRAM

25 septembre 2025• 7ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303493

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 29 juin 2023 par lequel le maire de Traînou avait refusé à la société Towercast un permis de construire pour un pylône de diffusion TNT et FM de 198 mètres. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l'atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants n'était pas fondé, le site ne présentant pas un intérêt paysager particulier et le projet étant conçu pour s'intégrer dans le paysage. La décision s'appuie sur l'article A 11.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme de Traînou.

Avocat : HAMRI

25 septembre 2025• 2ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402041

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 4 janvier 2024 par lequel le maire de Marseille s'était opposé à une déclaration préalable de travaux déposée par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France pour l'installation d'une antenne relais de radiotéléphonie mobile. Le tribunal a jugé que la fin de non-recevoir tirée de l'absence de recours administratif préalable obligatoire était infondée, car l'avis de l'architecte des bâtiments de France (ABF) n'était que consultatif et ne liait pas le maire. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 632-2 et L. 632-2-1 du code du patrimoine, ainsi que sur l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme.

Avocat : HAMRI

23 septembre 2025• 10eme Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402595

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel la maire d'Aix-en-Provence s'était opposée à la déclaration préalable de travaux déposée par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France pour l'installation d'une antenne-relais. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, mais a estimé que le projet ne méconnaissait pas les dispositions de l'article N11 du plan local d'urbanisme ni l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, l'impact visuel étant limité et le site ne présentant pas une qualité particulière justifiant un refus. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer une décision de non-opposition dans un délai d'un mois, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

Avocat : HAMRI

23 septembre 2025• 10eme Chambre