230 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
230
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 171
Avec résumé IA
Avocat : GUERMONPREZ-TANNER
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour obtenir une avance de 600 000 euros sur l’indemnisation de ses préjudices résultant d’une infection nosocomiale contractée en 1975 au CHU de Bordeaux. Le tribunal rappelle que le principe de la responsabilité du CHU a été définitivement établi par un jugement du 16 novembre 2021, rendant l’obligation de réparation non sérieusement contestable. Toutefois, il estime que la somme demandée est excessive et non justifiée en l’état, notamment en raison de l’absence de déduction des créances des tiers payeurs et de la nécessité d’attendre le rapport d’expertise définitif. En conséquence, le tribunal réduit la provision à 50 000 euros et rejette le surplus des conclusions.
Avocat : SELARL PIGEANNE ET LAPALUS-DIGNAC
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé provision, a examiné la demande de M. A... visant à obtenir une avance sur l'indemnisation de ses préjudices résultant d'un accident médical non fautif survenu lors d'une opération d'embolisation en 2019. L'ONIAM ne contestant pas le principe de l'indemnisation au titre de la solidarité nationale, fondé sur les articles L. 1142-1 et D. 1142-1 du code de la santé publique, l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Toutefois, le montant de la provision a été limité à 127 611 euros, correspondant aux seuls préjudices extrapatrimoniaux dont le quantum n'est pas contesté, la somme de 600 000 euros demandée n'étant pas justifiée à ce stade.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la société PLD Holdings LTD, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties pour l'année 2023. La société soutenait que la base de calcul était erronée en raison d'un changement d'affectation des locaux consécutif à l'arrêt de l'exploitation d'un golf. Le tribunal a jugé que, si la cessation d'activité commerciale peut constituer un changement d'affectation, la société n'a pas démontré que les locaux étaient désormais affectés à un usage d'habitation, comme elle le prétendait. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles 1380, 1415, 1516 et 1517 du code général des impôts.
Avocat : SCP LALANNE-DERRIEN LALANNE
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu d’allocation de logement sociale de 1 392 euros pour la période de janvier à août 2020. La requérante invoquait notamment la prescription et sa bonne foi, mais le tribunal a estimé qu’elle ne pouvait ignorer l’obligation de déclarer ses revenus locatifs, malgré les lacunes alléguées du formulaire en ligne. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de l’indu, sur le fondement des articles L. 821-7 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-1 du code de la sécurité sociale.
Avocat : GANNE
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a été saisi par la SCI Finim Méditerranée de deux requêtes contestant des titres de perception émis le 2 juillet 2021 pour la taxe d’aménagement (85 235 euros) et la redevance d’archéologie préventive (4 546 euros). La société soutenait que l’assiette de ces impositions était erronée. Le tribunal a joint les deux affaires. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le litige portait sur l’application des articles du code de l’urbanisme et du code du patrimoine.
Avocat : BACHELIER ANNE-JULIE
Le Tribunal administratif de Marseille annule un titre de perception de 6 189,62 euros émis par la direction générale des finances publiques contre une agente publique, au motif que l'administration n'a pas justifié le fondement de la créance ni démontré le versement effectif des sommes réclamées. La requérante contestait cet indu de rémunération lié à sa mise à la retraite pour invalidité. Le tribunal la décharge de l'obligation de payer et condamne l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus de remise de dettes pour des indus de prime d'activité. La requérante n’a pas donné suite à une demande de régularisation de sa requête, qui était insuffisamment motivée, malgré l’invitation du tribunal en application de l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En conséquence, le juge a prononcé le rejet de l’affaire sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code, faute de moyens assortis de précisions suffisantes.
Avocat : BARRATIER ANNE CHRISTINE
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par M. C d’une demande d’indemnisation pour un retard et une erreur de diagnostic lors de sa prise en charge au centre hospitalier Annecy Genevois en mars 2014. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison de manquements aux données acquises de la science médicale. La solution retient que ces fautes ont fait perdre à M. C une chance d’éviter les séquelles, fixée à 50 %, et indemnise partiellement ses préjudices (déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées et tierce personne). Le tribunal donne acte du désistement des conclusions tendant à l’homologation du rapport d’expertise.
Avocat : SELARL LEGI RHONE ALPES ANNECY
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, agent territoriale, qui demandait la condamnation du département de la Haute-Saône pour harcèlement moral. La requérante invoquait des faits survenus à partir de décembre 2020, liés à son évaluation professionnelle et à des propositions de changement de poste. Le tribunal a estimé que les éléments présentés par Mme B ne permettaient pas de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 et de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. La solution retenue est donc le rejet des conclusions indemnitaires et des demandes accessoires de la requérante.
Avocat : MANG ANNE-SOPHIE
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par la communauté d'agglomération du Beauvaisis d'un litige l'opposant à la société Helvetia Assurances concernant la garantie d'un incendie survenu le 23 juillet 2020 sur le chantier de construction d'un théâtre. Le tribunal a jugé que, conformément au cahier des clauses particulières du marché public, la durée de la garantie "tous risques chantier" devait s'entendre jusqu'à la réception effective des travaux, et non jusqu'à la date prévisionnelle de réception fixée au 30 octobre 2019. Cette clause, précise et non potestative, prévaut sur les conditions générales de l'assureur. En application des articles L. 2112-5 du code de la commande publique et L. 113-15 du code des assurances, le tribunal a enjoint à la société Helvetia de garantir la communauté d'agglomération des dommages résultant de l'incendie.
Avocat : AARPI GRAND D'ESNON DURRLEMAN LESCANNE
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la demande de Mme A, qui contestait le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement (APL) de 1 947,72 euros et la remise partielle accordée pour un indu de prime d’activité. Statuant en plein contentieux, le tribunal a rappelé que la remise gracieuse d’un indu d’APL est subordonnée à la bonne foi du débiteur et à la précarité de sa situation, et qu’aucune remise n’est possible en cas de fausses déclarations volontaires. La solution retenue n’est pas explicitement énoncée dans l’extrait fourni, mais le tribunal s’est fondé sur les articles du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale pour apprécier la demande.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme A pour contester une décision du 30 mai 2024 du président exécutif de la collectivité de Corse confirmant la récupération d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 16 112,79 euros pour la période d'octobre 2020 à septembre 2023. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, car Mme A n'avait pas formé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 262-47 et R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision initiale. Ce recours, introduit le 7 février 2025, était tardif et postérieur à la saisine du tribunal, ce qui a conduit au rejet de l'ensemble des demandes de Mme A, y compris celle relative aux frais de justice.