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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 261 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 261

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 331

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ANTEffacer tout
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503846

Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté contesté, considérant que le préfet n'avait pas suffisamment motivé sa décision et n'avait pas procédé à un examen individuel et concret de la situation personnelle et familiale du requérant, en méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'administration est tenue de réexaminer la demande de titre de séjour de M. A... dans un délai de quatre mois.

Avocat : DANTIER

24 février 2026• 1 ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405788

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, née le 14 avril 2024, qui avait rejeté le recours contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour à une enfant mineure algérienne, confiée à un ressortissant français par une kafala judiciaire. Le tribunal a jugé que le refus de visa méconnaissait l’intérêt supérieur de l’enfant, garanti par l’article 3, paragraphe 1, de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, dès lors que l’intérêt de l’enfant est en principe de vivre auprès du titulaire de l’autorité parentale. Il a également écarté le motif de substitution invoqué par le ministre, tiré de l’insuffisance des ressources du demandeur, en estimant que ce dernier justifiait de conditions d’accueil suffisantes. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de quinze jours.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LANTHEAUME

24 février 2026• 11ème chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601277

Le Tribunal administratif de Lyon statue sur une demande de suspension en référé-liberté concernant le refus implicite de renouveler un certificat de résidence d'un an. Le juge écarte l'irrecevabilité soulevée par la préfète, considérant que la demande de renouvellement était complète et ne relevait pas de la procédure télématique obligatoire pour les premières demandes. Il retient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et ordonne la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus.

Avocat : LANTHEAUME

24 février 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601353

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction d’une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’est pas remplie, car la requérante, sollicitant un premier titre sur un nouveau fondement, ne bénéficie pas de la présomption d’urgence et n’apporte pas la preuve de circonstances particulières justifiant une mesure conservatoire. Les textes appliqués sont l’article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : DURANT-GIZZI

24 février 2026
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502456

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de Mme A... visant à annuler l'invalidation de son épreuve théorique du permis de conduire (décision du 24 octobre 2024) et la nullité subséquente de son permis (décision du 7 juillet 2025). Le juge a considéré que l'administration avait légalement établi, par des éléments probants, que l'épreuve théorique avait été obtenue frauduleusement, ce qui justifiait l'invalidation et entraînait la nullité du permis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route, du code des relations entre le public et l'administration et de l'arrêté du 20 avril 2012.

Avocat : SCP CROUVIZIER-BANTZ

24 février 2026• Juge unique (Chambre 1)
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500762

Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 3 février 2025 par laquelle la préfète des Vosges a retiré le permis de conduire de M. B... pour fraude. Le juge a relevé d'office que l'administration, en situation de compétence liée après l'invalidation de l'épreuve théorique, n'avait pas le pouvoir discrétionnaire de retirer le permis et devait appliquer strictement l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012. La décision attaquée est donc illégale.

Avocat : SCP CROUVIZIER-BANTZ

24 février 2026• Juge unique (Chambre 1)
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310923

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire de la décision bénéficiait d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait commis ni erreur de fait ni erreur d'appréciation en se fondant sur les résultats de l'enquête administrative, conformément à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)

24 février 2026• 3ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503109

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D... contre l'arrêté du 20 janvier 2025 de la préfète de l'Isère lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car la notification de l'arrêté était réputée accomplie à la date de présentation du pli recommandé, et le recours a été introduit au-delà du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal n'a donc pas examiné les moyens soulevés par la requérante, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LANTHEAUME

24 février 2026• 6ème Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600365

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l’Orne refusant de renouveler l’autorisation provisoire de séjour de M. B..., ressortissant algérien détenu. Le tribunal a estimé qu’aucun moyen n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le refus étant fondé sur l’incompétence territoriale du préfet de l’Orne, M. B... ne justifiant pas avoir élu domicile dans ce département. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 312-2 du code pénitentiaire et R. 431-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LAPLANE ANTOINE

24 février 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408816

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B. visant à contester l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La juridiction retient l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, estimant que le recours contentieux a été introduit hors délai. Elle fonde sa décision sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, constatant que le recours gracieux, exercé en 2023, n'a pas pu proroger un délai de recours contentieux déjà expiré depuis la notification de la décision en 2017.

Avocat : CABINET CROUVIZIER & BANTZ (SCP)

24 février 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524165

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait correctement apprécié, sous son contrôle, le caractère non sérieux des études au regard des stipulations du titre III de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens tirés d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH ont également été écartés.

Avocat : ORHANT

24 février 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419345

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du syndicat des copropriétaires, mettant ainsi fin à l'instance. Il rejette la demande de la Ville de Paris de condamner le syndicat à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du même code, qui permet de constater un désistement.

Avocat : CABINET JEANTET ( AARPI )

24 février 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513362

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiés à une ressortissante algérienne. Le tribunal a annulé la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé, considérant que l'administration avait méconnu les dispositions des articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui imposent la remise d'un récépissé dès le dépôt d'un dossier complet. En conséquence, il a également annulé l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et l'OQTF qui en découlait, et a enjoint à la préfète de délivrer un récépissé dans un délai de quinze jours.

Avocat : LANTHEAUME

24 février 2026• 4ème chambre
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503580

Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte du désistement de M. B... de son recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet du Calvados du 6 octobre 2025 rejetant sa demande de regroupement familial. Ce désistement est intervenu à la suite du rejet de sa demande de suspension en référé, faute de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat d’un désistement d’office, sans examen au fond de la légalité de la décision préfectorale.

Avocat : HOURMANT

23 février 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408559

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que la délivrance d'une carte de séjour "salarié" en cours d'instance avait privé d'objet la demande d'annulation et d'injonction, conduisant à une décision de non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LANTHEAUME

23 février 2026• 3ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602373

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande d'une ressortissante sénégalaise visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de sa carte de séjour "passeport talent". Le juge a considéré que la condition d'urgence était caractérisée, l'absence de régularisation exposant la requérante à la perte de son emploi, et que l'administration n'avait pas satisfait à son obligation de procéder à l'enregistrement de la demande dans un délai raisonnable. En conséquence, le tribunal a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer l'attestation sollicitée dans un délai de quarante-huit heures.

Avocat : DURANT GIZZI

23 février 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601766

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête d'un ressortissant haïtien visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence de 45 jours. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet n'était pas tenu de justifier spécifiquement la durée de la mesure. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LANTHEAUME

20 février 2026• Pôle Urgences (J.U)
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529767

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation d'un pays de destination. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé et légal, car l'intéressée, dont la demande d'asile initiale et la demande de réexamen ont été définitivement rejetées, a perdu son droit de séjour au titre de l'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 542-2).

Avocat : ZANJANTCHI

20 février 2026• Section 8 - Chambre 1
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500345

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de M. A..., retraité territorial, contestant le refus du maire de Fort-de-France de prendre en charge ses frais de cure thermale pour 2025, en méconnaissance d’une délibération municipale de 2020 prévoyant cette prise en charge tous les deux ans. La commune a soulevé des fins de non-recevoir, notamment l’absence de caractère décisoire de l’acte attaqué. Le tribunal a écarté cette exception, considérant que le courrier du maire, bien qu’ambigu, constituait une décision de refus. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais le juge s’est prononcé sur la recevabilité des conclusions aux fins d’annulation. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative.

Avocat : CONSTANT

20 février 2026• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500246

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C... contestant le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée d’assistante sociale au centre hospitalier EHPAD des Trois-Îlets. Le tribunal a jugé que le non-respect du délai de prévenance contractuel n’entraîne pas l’illégalité de la décision, et que celle-ci, n’étant pas une sanction, n’avait pas à être motivée. Il a rappelé qu’un agent contractuel ne bénéficie d’aucun droit au renouvellement de son contrat, et que la décision, prise pour un motif d’intérêt du service, n’était pas entachée de détournement de pouvoir. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le décret n° 91-155 du 6 février 1991.

Avocat : CONSTANT

20 février 2026• 1ère Chambre