7 378 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 378
Décisions totales
383 581
Ordonnances
310 456
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Question de compétence territoriale dans un litige relatif à la mise en disponibilité d'office d'une fonctionnaire de l'université Paris-Est-Créteil. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et ordonne le renvoi du dossier au Tribunal Administratif de Melun, estimant que ce dernier est territorialement compétent. **Textes appliqués** : L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 351-3, R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence au tribunal du lieu de la dernière affectation de l'agent public concerné (Val-de-Marne).
Avocat : KANTE
Avocat : JEANTET ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Marseille constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une autorisation tacite de non-opposition à une déclaration préalable. Le recours est devenu sans objet car la commune a ultérieurement annulé elle-même l'autorisation litigieuse par un arrêté définitif. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.
Avocat : MARTIN-SANTI & HOUEL-TAINGUY
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant son recours en annulation et en injonction contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La juridiction statue sur les frais de l'instance en appliquant l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Elle condamne l'État à verser au requérant une somme de 600 euros au titre de ces frais.
Avocat : HOURMANT
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d’une ressortissante costaricaine visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante ne caractérisait pas l’urgence particulière requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en raison de l’absence de risque immédiat pour ses libertés fondamentales. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 522-3 du même code.
Avocat : KOCH-MARQUANT
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant sa carte de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la préfète avait procédé à un examen suffisant de sa situation personnelle et que le refus, fondé sur l'absence de démarches de régularisation pendant plus de quatre ans et le manque de moyens d'existence, était conforme aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'obligation de quitter le territoire (OQTF) a été jugée légale au regard de l'article L. 611-1 du même code, consécutive au refus de titre de séjour.
Avocat : CABINET DUPLANTIER
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés (défaut d'examen particulier, insuffisance de motivation, méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. Il a notamment jugé que la requérante ne rapportait pas la preuve que son état de santé, à la date de la décision, remplissait les conditions strictes prévues par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du rejet de sa demande de logement au titre du Droit au Logement Opposable (DALO) et l'injonction à la préfète de lui attribuer un logement. Le juge a estimé que la commission de médiation avait légalement rejeté la demande, car l'ensemble des membres du foyer (son épouse et son fils majeur) ne remplissait pas les conditions de séjour régulier et de résidence permanente exigées par les articles L. 300-1, R. 300-2 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La demande de condamnation de l'Etat aux dépens a également été rejetée.
Avocat : CABINET DUPLANTIER
Avocat : ANTONIAZZI SCHOEN
Avocat : ANTONIAZZI SCHOEN
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension et d'injonction formée par une agente contractuelle contre le CHU de Nantes, concernant le non-renouvellement de son CDD. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le contrat étant arrivé à échéance, et qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, erreur manifeste d'appréciation, défaut de motivation) ne révèle un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Avocat : SARL ANTIGONE
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile somalienne. La juridiction a jugé que l'administration n'apportait pas la preuve que la requérante avait obtenu une protection internationale dans un autre pays, malgré la présentation de faux documents et un parcours migratoire. Le tribunal a enjoint à l'OFII d'accorder le bénéfice de ces conditions dans un délai d'un mois, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande du préfet du Morbihan d'expulser en référé un couple et leurs enfants mineurs d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de la présence d'enfants mineurs et de l'état de santé de la mère, et que la demande se heurtait à une contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VAILLANT
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un titre de perception émis pour un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle a été introduite hors délai, le recours contentieux n'ayant pas été formé dans les deux mois suivant la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique et du code de justice administrative pour statuer sur cette fin de non-recevoir.
Avocat : ATLANTIC JURIS
La décision concerne un litige fiscal opposant la société Familia à l'administration concernant des rectifications d'impôt sur les sociétés et de TVA, ainsi que des pénalités, pour les exercices 2017 et 2018. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Le tribunal a jugé que la société, dont la comptabilité avait été rejetée, n'avait pas apporté la preuve du caractère exagéré des impositions établies d'office, conformément aux articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, et a considéré que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration était régulière.
Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire (OQTF). La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas établi la date de notification régulière de la décision au requérant, le pli recommandé ayant été retourné avec la mention "destinataire inconnu". Le tribunal a ainsi déclaré la requête recevable, en application des articles L. 911-1 et R. 421-5 du code de justice administrative et de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DANTCIKIAN
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande du préfet d’ordonner l’expulsion immédiate de deux demandeurs d’asile d’un centre d’hébergement. Le juge des référés a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, compte tenu de la situation familiale des occupantes, de la présence d’enfants mineurs et d’un recours en cours devant la Cour nationale du droit d’asile. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment ses articles L. 542-1 et L. 542-2, qui régissent la fin du droit au maintien sur le territoire et à l’hébergement.
Avocat : VAILLANT
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant concernant sa demande de suspension du rejet de son titre de séjour. En conséquence, il n'y a pas lieu de statuer sur le fond de cette demande. Toutefois, le juge condamne l'État à verser au requérant la somme de 600 euros au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant l'annulation du refus de regroupement familial, celui-ci ayant été accordé par l'administration. Il condamne l'État à verser à la requérante la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : HOURMANT
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de convoquer un ressortissant algérien majeur pour le dépôt de sa première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée, l'intéressé étant désormais en situation irrégulière après sa majorité alors qu'il relevait d'une admission de plein droit. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : LANTHEAUME