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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

645 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

645

Décisions totales

383 581

Ordonnances

254 075

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ARNOEffacer tout
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303670

Le Tribunal Administratif de Nîmes est saisi d’un litige relatif à des désordres de nature décennale affectant le sol de la salle de musique « Paloma », construits pour le compte de Nîmes Métropole. La SMABTP, assureur dommages-ouvrage, demande à être relevée et garantie par les constructeurs (Tetrarc, CMB, Socamo, Eurochape, Process Sol) des condamnations potentielles. La communauté d’agglomération conclut à la condamnation de la SMABTP à l’indemniser des travaux réparatoires et des préjudices, et subsidiairement des constructeurs. Le tribunal soulève d’office un moyen d’irrecevabilité de l’action subrogatoire de la SMABTP, faute de justifier du versement de l’indemnité prévue à l’article L. 121-12 du code des assurances, et de son action récursoire, jugée prématurée. La solution retenue n’est pas encore rendue, l’instruction étant close et l’affaire en attente de jugement.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

19 décembre 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400216

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du 10 novembre 2023 suspendant son engagement de sapeur-pompier volontaire. La suspension, fondée sur l'article R. 723-39 du code de la sécurité intérieure, était justifiée par une faute grave (harcèlement sexuel) révélée par une convocation en correctionnelle. Le tribunal a écarté les moyens du requérant, jugeant que la transmission de l'information par les victimes ne violait ni le secret de l'instruction ni le devoir de réserve.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

19 décembre 2025• 8ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529922

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du préfet d’Eure-et-Loir du 14 septembre 2025 obligeant Mme C., ressortissante camerounaise, à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal retient que la décision d’éloignement méconnaît les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, dès lors que Mme C. justifie contribuer à l’entretien et à l’éducation de son fils mineur résidant en France et être dépourvue d’attaches familiales dans son pays d’origine. Par suite, l’annulation de l’obligation de quitter le territoire français entraîne celle des décisions subséquentes de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d’interdiction de retour. Il est enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C. dans un délai d’un mois et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.

Avocat : SAINTE FARE GARNOT

19 décembre 2025• Section 8 - Chambre 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208395

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande des ayants droit de Mme H..., adjointe technique territoriale, qui contestait le refus du département de la Savoie de l'indemniser pour une gestion fautive de sa carrière. La requérante invoquait notamment un manquement à l'obligation de reclassement et une information insuffisante sur ses droits. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande préalable d'indemnisation était irrecevable faute de préciser les préjudices allégués, et qu'aucune faute de l'administration n'était établie dans la gestion de la carrière de l'intéressée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CARNOT AVOCATS

16 décembre 2025• 8ème Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406785

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique (chambre sociale), a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de la caisse d’allocations familiales du Rhône et de la métropole de Lyon. Cette décision portait sur la récupération d’un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 23 513,80 euros pour la période de janvier 2020 à septembre 2022 et la suspension de ses droits à compter d’octobre 2022. Le tribunal a considéré que M. A... ne remplissait pas la condition de résidence stable et effective en France, requise par les articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l’action sociale et des familles, en raison de ses séjours répétés à l’étranger. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de reprise des droits.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

11 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402308

Le Tribunal Administratif de Lyon annule le refus des Hospices civils de Lyon de reconnaître l’imputabilité au service de la pathologie de l’épaule de Mme B..., agent public, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La décision est annulée pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint aux HCL de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de quatre mois, sans astreinte. Les conclusions relatives aux frais de justice sont rejetées.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

11 décembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407093

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et de prime exceptionnelle de fin d'année, réclamés par la caisse d'allocations familiales du Rhône. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision du 26 février 2024 relative à l'indu de RSA, faute de recours administratif préalable obligatoire. Sur le fond, il a rejeté les demandes de remise gracieuse des dettes, estimant que Mme A... avait effectué de fausses déclarations et ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale ou partielle. Les requêtes ont donc été rejetées dans leur ensemble, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

11 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400903

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du 7 décembre 2023 du président de la métropole de Lyon retirant son agrément d'assistante maternelle. La décision se fonde sur les articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, qui permettent le retrait lorsque les conditions de sécurité, de santé et d'épanouissement des enfants ne sont plus remplies. Le tribunal a estimé que la matérialité des manquements (non-respect des consignes de sécurité, défaut de déclarations, pratiques inadaptées) était établie par les rapports d'évaluation et les avertissements antérieurs. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du retrait d'agrément.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

9 décembre 2025• 6ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300080

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire pour un logement d'urgence en 2016, qui demandait réparation du préjudice subi en raison de l'absence de relogement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable car précédée d'une demande indemnitaire préalable. Sur le fond, la décision retient la responsabilité de l'État pour carence fautive dans le relogement, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à M. B... une indemnité de 770,71 euros pour son préjudice moral et ses troubles dans les conditions d'existence, mais a rejeté sa demande de remboursement des indemnités d'occupation, celles-ci relevant d'une procédure distincte.

Avocat : ARNOULD

9 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501785

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du département du Gard de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, cette carte est réservée aux personnes présentant une réduction importante et durable de leur capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres. En l’espèce, M. B... n’a pas apporté la preuve qu’il remplissait ces critères stricts. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

8 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304645

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... tendant à l'annulation de l'article 2 de la délibération du 23 janvier 2023 du conseil municipal de Pompignan portant désignation du nombre d'adjoints. Le tribunal a jugé que l'intervention du secrétaire général de mairie lors de la séance n'avait pas entaché la délibération d'irrégularité et que le refus du maire d'inscrire une question à l'ordre du jour relevait de son pouvoir discrétionnaire, conformément aux articles L. 2121-10 et L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, dont ceux tirés du défaut d'information des conseillers et du détournement de pouvoir.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401705

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un agent de la métropole de Lyon, qui contestait son exclusion temporaire d'un an (dont six mois avec sursis) pour des faits d'hygiène, de propos sexistes, homophobes et racistes, et d'insubordination. Le tribunal a écarté le moyen de prescription, jugeant que l'administration avait eu connaissance effective des faits à l'issue de l'enquête administrative en décembre 2022, dans le délai de trois ans prévu à l'article L.532-1 du code général de la fonction publique. Il a également considéré que la sanction n'était pas disproportionnée au regard des manquements aux obligations de dignité, de neutralité et d'obéissance hiérarchique définies aux articles L.121-1, L.121-2 et L.121-10 du même code.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403371

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A..., agent du service départemental métropolitain d'incendie et de secours (SDMIS), contestant la décision du 11 janvier 2024 limitant à 25 jours le report de ses congés annuels non pris en 2023 pour raison de santé, contre 37,5 jours revendiqués. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le SDMIS, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a appliqué la directive 2003/88/CE et la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, qui imposent le report des congés annuels non pris en raison d'une maladie. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les droits au report au regard de ces textes.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401262

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contestant son exclusion temporaire de fonctions de quinze jours (dont onze avec sursis) prononcée par le service départemental métropolitain d’incendie et de secours (SDMIS). Le requérant, agent public, était sanctionné pour avoir tenu des propos insultants, racistes ou sexistes envers ses collègues et sa hiérarchie. Le tribunal a jugé que ces faits constituaient des manquements aux obligations de dignité et d'obéissance hiérarchique, justifiant une sanction disciplinaire, et que la sanction était proportionnée à la gravité des fautes. La décision s'appuie sur les articles L.530-1, L.533-1 et L.533-3 du code général de la fonction publique.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303575

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contestant le certificat d'urbanisme du 29 août 2023, qui classait sa parcelle en zone non constructible, ainsi que les décisions rejetant ses demandes de révision du document d'urbanisme. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour délivrer le certificat d'urbanisme et que les moyens soulevés, notamment l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a également considéré que les conclusions visant à contester le classement de la parcelle et à obtenir sa révision étaient irrecevables. La décision s'appuie sur les articles L. 410-1 du code de l'urbanisme et les règles de compétence applicables.

Avocat : CARNOT AVOCATS

4 décembre 2025• 1ère chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01075

Avocat : CARNOT AVOCATS

27 novembre 2025• 6ème chambre - formation à 3
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01394

Avocat : CARNOT AVOCATS

27 novembre 2025• 6ème chambre - formation à 3
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506661

Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du 29 octobre 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait obligé M. C..., ressortissant tunisien arrivé en France à l'âge de 4 ans, à quitter le territoire sans délai avec une interdiction de retour de 5 ans. La juridiction estime que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en n'ayant pas procédé à une vérification suffisante du droit au séjour de l'intéressé avant d'édicter la mesure d'éloignement. Le tribunal relève notamment que M. C... résidait en France depuis plus de vingt ans, bénéficiait de titres de séjour successifs et avait déposé une demande de renouvellement avant l'arrêté contesté. En conséquence, l'arrêté préfectoral est annulé.

Avocat : ARNOUX

25 novembre 2025• Magistrate Mme ZETTOR
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02313

Avocat : CABINET SUZANNE GOASMAT--ARNOLD

21 novembre 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310277

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête du Syndicat autonome FA-FPH du Centre hospitalier E. Herriot, qui contestait le refus implicite des Hospices Civils de Lyon (HCL) de lui accorder des moyens matériels supplémentaires (local, panneaux d'affichage, signalétique) pour ses missions syndicales. Le tribunal a constaté que les HCL avaient fait droit à l'ensemble des demandes en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a rejeté la demande, estimant que le préjudice allégué (perte de chance d'adhérents ou de résultats électoraux) n'était pas établi. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les HCL ont été condamnés à verser 1 500 euros au syndicat au titre des frais d'instance.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

20 novembre 2025• 3ème chambre