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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

653 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

653

Décisions totales

383 581

Ordonnances

305 356

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ARONEffacer tout
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503614

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait la décision de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités portugaises (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013 n'ouvre pas de droit au requérant, et que le simple fait d'être hébergé par son frère en France ne constitue pas une vulnérabilité particulière justifiant une dérogation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions attaquées.

Avocat : CARON

18 avril 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503622

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C et Mme D, ressortissants moldaves, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 19 mars 2025 par laquelle le directeur territorial de l’OFII leur a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté leur requête en se fondant sur les articles L. 551-15 et L. 531-41 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, constatant que leur demande d’asile du 18 mars 2025 constituait une demande de réexamen après un rejet définitif de l’OFPRA en 2020. Il a estimé que ce motif légal de refus était suffisant, sans que l’état de vulnérabilité invoqué par les requérants ne puisse y faire obstacle.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CARON

17 avril 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503589

Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. C, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 mars 2025 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que la situation de santé invoquée par le requérant ne justifie pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Il rejette également le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuve de défaillances systémiques en Espagne. La solution retenue confirme la légalité du transfert vers l'Espagne.

Avocat : CARON

17 avril 2025• ELOIGNEMENT
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306534

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 1er mars 2023 ordonnant son expulsion. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a jugé que la présence de M. A constituait une menace grave pour l'ordre public, compte tenu de ses condamnations pour viol et agressions sexuelles, et que l'expulsion ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOEZEC CARON BOUCHE AVOCATS ASSOCIES

15 avril 2025• 3ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300806

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait le refus de la préfète de Vaucluse et du président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur de lui octroyer des aides agricoles (aides découplées, indemnité compensatoire de handicaps naturels et aide à l'agriculture biologique) pour la campagne 2022. Le tribunal a jugé que Mme C ne pouvait être qualifiée d'« agriculteur » au sens de l'article 4 du règlement (UE) n° 1307/2013, faute de démontrer un pouvoir de disposition suffisant sur les terres et d'assumer les risques financiers de l'activité agricole. Par conséquent, les décisions de refus étaient légales, et la requête a été rejetée.

Avocat : BARON AIDENBAUM & ASSOCIES

11 avril 2025• 3ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502771

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord fixant le pays de destination de son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé inopérants ceux relatifs aux conditions de notification et à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CARON

10 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502954

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de l'Oise du 26 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et de l'article 3 de la même Convention (risques en cas de retour en Géorgie) n'étaient pas fondés. Le tribunal s'est notamment basé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour valider la mesure d'éloignement et l'interdiction de retour.

Avocat : CARON

10 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204473

Le Tribunal Administratif de Nantes annule le refus de séjour opposé à Mme B, ressortissante marocaine, par le préfet de la Loire-Atlantique. La décision est fondée sur la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la vie familiale établie en France avec son époux algérien titulaire d'un titre de séjour et leur jeune enfant. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.

Avocat : BOEZEC CARON BOUCHE AVOCATS ASSOCIES

9 avril 2025• 2ème Chambre
CAA78Décision

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-22VE01064

Avocat : TARON

1 avril 2025• 1ère Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207662

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'aide au séjour irrégulier de son conjoint et sur l'insuffisance de ses ressources professionnelles, malgré son insertion sociale. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permettent à l'administration d'apprécier l'opportunité d'accorder la nationalité française.

Avocat : SCP CARON - DAQUO - AMOUEL - PEREIRA

1 avril 2025• 3ème Chambre
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501182

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 15 janvier 2025 par lequel le maire de Croth a délivré un permis de construire à la SCI Lucaroma pour la reconstruction d'un bâtiment. Les requérants, M. B et Mme D, contestaient la légalité du permis en invoquant notamment une méconnaissance de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme et une atteinte à un élément remarquable du plan local d'urbanisme. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. La demande de suspension a donc été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser une somme globale de 1 500 euros à la commune de Croth et à la SCI Lucaroma au titre des frais de justice.

Avocat : BARON COSSE ANDRE

28 mars 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302373

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme B d’une demande d’indemnisation pour la carence de l’État dans la prise en charge éducative de leur fille handicapée, G, par un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD), conformément aux orientations de la CDAPH. Le tribunal a rejeté l’exception de prescription quadriennale soulevée par l’agence régionale de santé, considérant que le préjudice présentait un caractère continu et évolutif. Il a jugé que l’absence de mise en œuvre effective de l’orientation vers un SESSAD constituait une faute de l’État engageant sa responsabilité. En conséquence, l’État a été condamné à verser 50 000 euros à l’enfant G pour son préjudice moral et ses troubles dans les conditions d’existence, 25 000 euros à ses parents pour leur préjudice moral, et 1 500 euros à chacun de ses trois frères et sœurs pour leur préjudice moral, sur le fondement des articles L. 241-6 et suivants du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : TARON

26 mars 2025• 8ème chambre
CAA59Décision

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-23DA02191

Avocat : SCP BARON COSSE ANDRE

13 mars 2025• 1re chambre - formation à 3
TA87Décision

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500299

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 décembre 2024 instaurant un régime dérogatoire de fouilles intégrales à l'encontre de M. B, détenu au centre pénitentiaire de Châteauroux. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'atteinte à la dignité et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BARON

11 mars 2025
CAA69Décision

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY01763

Avocat : BARON - AIDENBAUM & ASSOCIES

6 mars 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301757

Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 10 mars 2023 par lequel le préfet de la Somme refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en estimant à tort que la communauté de vie avec son épouse et leurs quatre enfants n'était pas établie, alors que les pièces produites démontraient une résidence commune depuis 2020. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. B une carte de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : SCP CARON - DAQUO - AMOUEL - PEREIRA

4 mars 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2108490

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C épouse A, ressortissante algérienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation pour insertion professionnelle insuffisante. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement fondé sa décision sur l'absence de ressources suffisantes, constatant que la requérante ne produisait aucun justificatif de revenus. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de circulaires, inopposables ou non constitutives de lignes directrices. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : BOEZEC CARON BOUCHE AVOCATS ASSOCIES

27 février 2025• 7ème Chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2300717

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de la commune d'Origny-sur-Seine contestant le refus de la région Bourgogne Franche-Comté d'autoriser deux collégiens à emprunter un circuit de transport scolaire spécifique pour le retour du soir. La région avait soulevé une fin de non-recevoir, arguant que la commune n'avait pas intérêt à agir. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que le maire de la commune avait un intérêt à agir en vertu du règlement régional des transports scolaires, qui lui confère un rôle dans la création de points d'arrêt. La solution retenue est que la requête de la commune est recevable, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond du litige dans cet extrait. Les textes appliqués incluent le code des transports (article L. 1231-1) et le règlement régional des transports scolaires.

Avocat : BARON AIDENBAUM & ASSOCIES

18 février 2025• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2300736

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B C, qui demandait l'annulation du refus de la région Bourgogne Franche-Comté de créer un circuit de transport scolaire entre Origny-sur-Seine et le collège de Recey-sur-Ource. Le tribunal a écarté les moyens de forme et d'incompétence, jugeant la décision régulièrement signée et l'auteur dûment habilité. Il a également rejeté le moyen tiré de la rupture d'égalité, estimant que la situation des élèves d'Origny-sur-Seine n'était pas comparable à celle d'autres communes bénéficiant d'un service préexistant, le nombre d'élèves requis par le règlement régional n'étant pas atteint. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 3111-7 du code des transports.

Avocat : BARON AIDENBAUM & ASSOCIES

18 février 2025• 1ère chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500056

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 9 janvier 2025 ordonnant la fermeture de l'activité de broyage de nacres de la société Kotuku Fakarava. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais a considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment retenu que le maire, dans le cadre de ses pouvoirs de police générale issus des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, avait pu légalement ordonner la fermeture pour des motifs de tranquillité et de salubrité publiques liés aux nuisances sonores et aux émissions de poussière.

Avocat : BARON

18 février 2025