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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 581

Ordonnances

349 244

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202781

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B..., attachée territoriale, qui contestait l'arrêté du 11 juillet 2022 fixant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) à 12 504 euros bruts annuels. La requérante invoquait une motivation erronée, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le moyen tiré de l'erreur de droit était inopérant car la requérante ne contestait pas le groupe de fonctions mais le montant de l'indemnité, lequel relevait de l'appréciation de l'autorité territoriale. Enfin, le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, la métropole ayant suffisamment justifié le montant attribué au regard des fonctions et de l'expérience de l'agent.

Avocat : VEDESI ASSOCIATION D' AVOCATS

5 décembre 2025• 2ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300382

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B..., attachée territoriale, d’une demande d’indemnisation pour le comportement fautif de la métropole Toulon Provence Méditerranée. Cette faute réside dans l’illégalité d’un arrêté du 9 septembre 2019, annulé par un précédent jugement du 9 juin 2022, qui classait l’agent dans le groupe 8 de l’IFSE au lieu du groupe 7. Le tribunal retient que cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la métropole, mais écarte le moyen relatif à l’absence de revalorisation du montant de l’IFSE. La solution retenue est donc la reconnaissance d’une faute engageant la responsabilité de l’administration, sur le fondement des principes généraux de la responsabilité pour faute et du code général des collectivités territoriales.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VEDESI ASSOCIATION D' AVOCATS

5 décembre 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305722

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Caisse d’épargne et de prévoyance Aquitaine Poitou Charentes, qui sollicitait la décharge partielle de sa cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2021. La société soutenait que sa contribution au Fonds de résolution unique (FRU) européen, versée en 2021, ne constituait pas un impôt et devait être déduite de la valeur ajoutée servant de base à la CVAE. Le tribunal a jugé que cette contribution, bien que relevant d'un mécanisme de l'Union européenne, présente le caractère d'une imposition obligatoire et ne peut être exclue de l'assiette de la CVAE en application du code général des impôts. La solution retenue s'appuie sur le règlement (UE) n° 806/2014 et le code général des impôts.

Avocat : DU PARC CURTIL ET ASSOCIES

5 décembre 2025• 10ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2403478

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé le regroupement familial de M. B..., ressortissant algérien, pour son épouse. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits, et le tribunal constate que les revenus du requérant (1 402,19 euros nets mensuels) dépassaient le SMIC sur la période de référence, contrairement à ce qu'avait retenu l'administration. La décision est annulée pour erreur de fait dans l'appréciation des ressources, en application de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.

Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES

5 décembre 2025• 5ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520454

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 10 juin 2025 par lequel le préfet de police a retiré la carte de résident de Mme A... C..., ressortissante congolaise. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de fait en considérant que l'intéressée était « veuve et sans charge de famille », alors qu'elle avait signalé avoir trois enfants français, dont une mineure à charge. Cette erreur, qui a affecté la légalité de la décision, a conduit à l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de restituer la carte de résident dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais d'instance. La décision se fonde sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET MALTERRE, DIETSCH (ASSOCIATION)

5 décembre 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303680

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la Société Semini Transports d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet de son recours gracieux par l’Établissement Public Île-de-France Mobilités et à obtenir une indemnisation de 79 310,83 euros pour charges fixes frustratoires. La société requérante a toutefois informé le tribunal, par un acte du 1er décembre 2025, de son désistement pur et simple de l’instance. Constatant que ce désistement était sans réserve et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, le vice-président de la 3ème section a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 décembre 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET BUES ET ASSOCIES (AARPI)

5 décembre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505482

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Maritime invalidant l’épreuve théorique du permis de conduire de Mme A..., obtenue dans un centre d’examen impliqué dans un réseau frauduleux. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d’une incompétence de l’auteur de l’acte et d’une absence de preuve de sa fraude personnelle. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. La décision se fonde sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de la route.

Avocat : SELARL EKIS AVOCATS ASSOCIES

5 décembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403177

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 12 juin 2024 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D..., ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que l'intéressé résidait en France depuis près de sept ans, vivait en concubinage avec une ressortissante angolaise en situation régulière et était père de deux enfants nés en France. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale".

Avocat : SELARL ACTE AVOCATS ASSOCIES

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503846

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi en référé suspension par M. D... et Mme B..., ressortissants géorgiens, pour contester des arrêtés du 14 novembre 2025 leur refusant un titre de séjour en tant que parents d’enfant malade, assortis d’une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard de l’état de santé de leur enfant. Le juge des référés a rejeté les requêtes sans instruction ni audience, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, car l’éloignement ne pouvait intervenir avant que le tribunal n’ait statué sur le fond, conformément à l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES

5 décembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300604

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. H..., détenu, contestant la sanction de vingt jours de cellule disciplinaire confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille. Le requérant invoquait des vices de procédure, une méconnaissance des droits de la défense, l'absence de matérialité des faits et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant notamment que le rapport d'enquête avait été établi par une autorité compétente et que la composition de la commission de discipline était régulière. La requête a été rejetée, confirmant ainsi la légalité de la sanction prononcée sur le fondement du code pénitentiaire.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310616

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... contestant son arrêté de radiation des cadres pour démission, pris par le maire de Saint-Étienne le 10 janvier 2023. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre cet arrêté, présentées après l'expiration du délai de recours contentieux, et a également écarté comme irrecevables les contestations de la décision implicite de rejet du recours gracieux et de la mise en demeure de payer. Sur le fond, la demande indemnitaire a été rejetée, la commune n'ayant commis aucune faute dans la gestion de la carrière de l'agent, sa démission étant libre et non entachée de vice du consentement. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n°86-68 du 13 janvier 1986.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405938

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 7 mai 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler le certificat de résidence de Mme A..., ressortissante algérienne. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas établi le caractère frauduleux de la reconnaissance de paternité de l'enfant français de Mme A..., condition nécessaire pour écarter les stipulations du 4) de l'article 6 de l'accord franco-algérien. En conséquence, la décision a été annulée pour méconnaissance de ces stipulations, et il a été enjoint à la préfète de délivrer un certificat de résidence d'un an à Mme A... dans un délai de deux mois.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

5 décembre 2025• 8ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503593

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Jullié. Celle-ci sollicitait une expertise pour déterminer les causes et conséquences des désordres (faïençages) affectant le revêtement de la route départementale RD 68, apparus après la réception des travaux en 2018. Le juge a désigné un expert avec une mission complète, incluant l’analyse des liens contractuels, la chronologie des opérations et la qualification des désordres. Les demandes des parties relatives à l’avance des frais et aux dépens ont été rejetées, ces questions relevant de la seule présidente de la juridiction.

Avocat : SCP RIVA ET ASSOCIES

5 décembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507910

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Gironde lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à cette demande dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : LASSORT

5 décembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304121

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en excès de pouvoir sur la requête de l’université de Montpellier, a rejeté la demande d’annulation de la décision du 15 mai 2023 par laquelle la section disciplinaire du conseil académique compétente à l’égard des usagers avait relaxé un étudiant poursuivi pour des faits de violences. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués par l’université, tirés d’erreurs de fait et d’une erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés, en se fondant sur les dispositions du code de l’éducation, notamment les articles R. 811-11 et R. 811-42. La solution retenue confirme la relaxe de l’étudiant, le tribunal estimant que les éléments de preuve écartés par la section disciplinaire ne suffisaient pas à établir les faits reprochés.

Avocat : CHABBERT-MASSON

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502725

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 6 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait, le titre de séjour espagnol invoqué étant expiré. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches solides en France et de la présence de liens familiaux en Tunisie. La décision est fondée sur les articles L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : KUHN-MASSOT OLIVIER

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405513

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de son recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le requérant ayant obtenu l'aide juridictionnelle totale, ses conclusions provisoires sur ce point sont devenues sans objet. Le tribunal a rejeté sa demande de condamnation de l'État au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. L'ordonnance se fonde sur les articles R.222-1 et R.612-5-1 du code de justice administrative.

Avocat : TERRASSON

5 décembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409753

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Après avoir été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, la requérante s’est désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : TERRASSON

5 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310070

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite du ministre de l’intérieur confirmant l’ajournement à deux ans de la demande de naturalisation de M. B.... Le tribunal juge que le motif tiré d’une procédure pour faux document administratif est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, les faits n’étant pas imputables à une fraude du requérant. Le second motif, relatif à la résidence de son épouse à l’étranger, n’est pas examiné en raison de l’annulation pour le premier motif. La décision s’appuie sur les articles 21-15 et 21-16 du code civil et l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : LASSORT

5 décembre 2025• 12eme chambre
CAA13Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01735

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY;LLC & ASSOCIES;SCP JEAN-PHILIPPE CASTON

5 décembre 2025• Juge des référés