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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 581

Ordonnances

352 977

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA25Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501262

Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par le préfet du Doubs d’un déféré tendant à l’annulation de la décision de la maire de Besançon d’afficher un drapeau palestinien devant la mairie, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Faute pour le préfet d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui a été adressée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son désistement et lui en a donné acte par ordonnance. La demande de la commune de Besançon tendant à la condamnation de l’État au titre des frais de justice a été rejetée.

Avocat : LANDOT & ASSOCIES

24 novembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504720

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour prise par le préfet du Gard. En cours d’instance, le préfet a finalement fait droit à la demande de renouvellement en délivrant une carte de séjour de dix ans. Mme A... s’est alors désistée de ses conclusions principales, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. L’ordonnance met à la charge de l’État la somme de 500 euros au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CHABBERT-MASSON

24 novembre 2025
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402943

Désistement d'office. Tribunal Administratif de Nîmes. La requérante, Mme B..., contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. N'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après une demande en ce sens, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement.

Avocat : CHABBERT-MASSON

24 novembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405087

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B... suite à sa prise en charge au centre hospitalier Puel de Rodez. La requérante conteste notamment un défaut d'information sur les risques opératoires, l'origine d'une plaie vésicale, des infections nosocomiales et une ablation non consentie de ses trompes. Le juge a considéré la mesure utile en vue d'un éventuel litige indemnitaire, les parties ne s'y opposant pas. L'expert devra décrire l'état de santé antérieur et postérieur de la patiente, et déterminer l'origine, la nature et l'ampleur des préjudices allégués.

Avocat : BIROT - RAVAUT ET ASSOCIES

24 novembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2206201

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SARL Air Attack Technologies, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de TVA pour les exercices 2016 et 2017. La société invoquait une irrégularité de la procédure de vérification, notamment le non-respect du contradictoire et l'absence de débat oral, ainsi que le mal-fondé des redressements. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que les chefs de rectification étaient justifiés, en application des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales. La demande de décharge a donc été rejetée.

Avocat : ANDRE & ASSOCIES (AVOCATS)

24 novembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304730

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme D... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Carcassonne pour une infection nosocomiale et un manquement au devoir d’information, suite à une arthroplastie du genou. La juridiction a estimé que l’infection contractée ne présentait pas un caractère nosocomial et qu’aucune faute dans la prise en charge n’était établie, se fondant sur les dispositions du code de la santé publique. En conséquence, la demande d’indemnisation de 250 000 euros a été rejetée, de même que la demande subsidiaire d’expertise, jugée inutile. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont également été écartées.

Avocat : ABEILLE & ASSOCIES AVOCATS

24 novembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306845

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, était saisi par la SARL Air Attack Technologies d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 55 800 euros. L’administration fiscale avait compensé cette créance avec des rappels d’impôts contestés par la société, sans lui notifier l’avis de compensation prévu à l’article R. 257 B-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’absence de notification de cet avis n’est pas prescrite à peine de nullité et que la créance du comptable public était liquide et exigible, permettant la compensation sur le fondement de l’article L. 257 B du même code. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la directive TVA et des principes de neutralité fiscale et de confiance légitime.

Avocat : ANDRE & ASSOCIES (AVOCATS)

24 novembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402711

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de la SARL Air Attack Technologies contestant un avis de compensation du 27 novembre 2023. Par cet avis, l'administration fiscale avait compensé un crédit de TVA de 33 564 euros dû à la société avec des dettes fiscales antérieures. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration, jugeant que la consignation de la somme litigieuse ne privait pas le litige d'objet. Sur le fond, il a annulé l'avis de compensation au motif que les créances fiscales de l'administration n'étaient pas liquides et exigibles, la société ayant obtenu un sursis de paiement pour les dettes contestées. Cette solution est fondée sur les articles L. 257 B et R. 257 B-1 du livre des procédures fiscales, qui exigent que les créances soient liquides et exigibles pour permettre une compensation.

Avocat : ANDRE & ASSOCIES (AVOCATS)

24 novembre 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204131

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2016, suite à un contrôle fiscal. La requête a été jugée irrecevable pour l'année 2013, faute de réclamation préalable. Pour les années 2014 à 2016, le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer, l'administration ayant déjà accordé un dégrèvement important concernant les revenus de capitaux mobiliers. Le surplus des conclusions, notamment sur la remise en cause de déductions de pensions alimentaires et d'un crédit d'impôt, a été rejeté pour défaut de précision suffisante. La décision applique les articles R. 190-1 du livre des procédures fiscales et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301427

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2017. Le litige portait sur la qualification de M. B... comme seul maître de l'affaire de la SASU Alpes Etanche Pro et, par conséquent, comme bénéficiaire des revenus distribués par cette société. Le tribunal a admis la substitution de base légale demandée par l'administration, appliquant l'article 109 du code général des impôts (bénéfices non mis en réserve) en lieu et place de l'article 111 (rémunérations occultes). Il a jugé que M. B... était bien le seul maître de l'affaire, présumé bénéficiaire des revenus distribués, en raison de son rôle prépondérant dans la gestion de la société.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301829

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge d'une amende fiscale de 20 000 euros infligée sur le fondement de l'article 1740 B du code général des impôts. Le tribunal a jugé que le requérant, interpellé en possession de stupéfiants, d'argent liquide et de véhicules, avait la libre disposition de ces biens, objets d'un trafic de stupéfiants. Cette situation, constatée par un procès-verbal de flagrance fiscale, faisait présumer un revenu imposable conformément à l'article 1649 quater-0 B bis du même code, présomption que M. B... n'a pas renversée. La solution retenue confirme ainsi l'application de l'amende prévue par le code général des impôts en matière de flagrance fiscale liée au trafic de stupéfiants.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504352

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet de l’Yonne du 12 novembre 2025 retirant la carte nationale d’identité et le passeport de Mme A..., au motif que son état civil et sa nationalité ne sont pas établis. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la requérante n’ayant produit aucun élément justificatif démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle ou personnelle. Il rappelle que le retrait de ces titres recognitifs est légalement possible sans condition de délai, même en l’absence de fraude, et ne constitue pas une décision sur la nationalité relevant de l’autorité judiciaire. Les conclusions à fin d’injonction et au titre des frais d’instance sont également rejetées.

Avocat : SELAS AVOCATS VIGNET ASSOCIES

24 novembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304964

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la demande de M. D... et Mme E... tendant à être déchargés des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité de la procédure de vérification de comptabilité de la SARL Air Attack Technologies étaient inopérants en raison du principe d'indépendance des procédures fiscales. Il a également estimé que les propositions de rectification des 18 décembre 2019 et 24 septembre 2020 étaient suffisamment motivées au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : ANDRE & ASSOCIES (AVOCATS)

24 novembre 2025• 2ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507525

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., de nationalité marocaine, contestant l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait légalement fondé sa décision sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), M. A... ne justifiant pas de la régularité de son entrée en France ni d'un titre de séjour valide. Le tribunal a également écarté les moyens relatifs au refus de délai de départ volontaire (articles L. 612-2 et L. 612-3 du CESEDA) et à l'interdiction de retour (article L. 612-6), en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement et de l'absence de garanties de représentation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : SELARL TENIER-SAADAOUI AVOCATES ASSOCIÉES

24 novembre 2025• Eloignement urgent
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301419

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SASU Alpes Etanche Pro, qui demandait la décharge de suppléments d’imposition (TVA et impôt sur les sociétés) suite à des vérifications de comptabilité. La société soutenait que la procédure était irrégulière car menée en présence du liquidateur judiciaire, mais le tribunal a jugé, sur le fondement de l’article L. 614-9 du code de commerce, que les opérations devaient être conduites avec le liquidateur, le débiteur étant dessaisi. De plus, les vérifications ont eu lieu en présence des dirigeants avant la liquidation ou avec le mandataire, garantissant un débat contradictoire. La demande de frais de justice a également été rejetée.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

24 novembre 2025• 7ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528426

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de sa situation personnelle. Le tribunal a estimé que le refus, basé sur le non-respect par la requérante de ses obligations de se présenter aux autorités, ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni les stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'OFII.

Avocat : CABINET SALIGARI EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

24 novembre 2025• 8e Section - MESD
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511982

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris concerne un recours en plein contentieux visant à obtenir le logement d'urgence d'une personne reconnue prioritaire. La requérante, Mme A..., avait été désignée comme prioritaire par la commission de médiation de Paris le 26 septembre 2024, mais n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai de six mois. Le tribunal, constatant que l'urgence persistait et qu'aucune offre n'avait été faite, a ordonné au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, de reloger Mme A... et son fils, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er février 2026, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : CABINET AMBRE ASSOCIES

24 novembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515147

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 28 février 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de renouveler la carte de résident de M. C..., ressortissant tunisien, en raison d'une menace grave pour l'ordre public liée à une condamnation pour emploi d'un étranger sans autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, dès lors que l'intéressé bénéficiait d'une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 15 avril 2026, et que la circonstance que ce document ne soit pas reconnu par son employeur ne caractérisait pas une urgence justifiant la suspension. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LASSOUED

24 novembre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504587

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B... D... et M. A... C..., occupants sans droit ni titre d'une parcelle communale à Cavalaire-sur-Mer. La commune justifiait l'urgence par un projet d'aménagement urbain « Cœur de ville » et l'utilité de la mesure par l'absence de contestation sérieuse des occupants. Les défendeurs n'ont pas produit d'observations et n'ont pas démontré de situation de vulnérabilité exceptionnelle. L'ordonnance enjoint la libération des lieux sous trois jours, avec le concours de la force publique si nécessaire, en application des articles L. 2122-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : ABEILLE & ASSOCIES

24 novembre 2025
TA86Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503713

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., détenu à la maison centrale de Saint-Martin de Ré. Ce dernier demandait au juge des référés d'ordonner à l'administration pénitentiaire de lui permettre de s'entretenir par visioconférence avec son avocat, au motif que ce refus portait une atteinte grave et manifestement illégale à ses droits de la défense. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'avocat de M. B... n'était pas convoqué à l'audience du 27 novembre 2025. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CARREZ & ASSOCIES

24 novembre 2025