44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
44 006
Décisions totales
383 581
Ordonnances
354 377
Avec résumé IA
Avocat : MEZERAC - CHEVRET & ASSOCIES
Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES
Avocat : CABINET COUDERC DINH & ASSOCIES
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme D... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler la délibération du 1er février 2024 de la commune de Varetz approuvant son plan local d’urbanisme, en tant qu’elle classe sa parcelle en zone agricole. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation du rapport de présentation, une erreur manifeste d’appréciation et un détournement de pouvoir. En cours d’instance, Mme D... s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune de Varetz au titre des frais d’instance.
Avocat : SELAS GOUT DIAS AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D... contestant la sanction de vingt jours de confinement en cellule infligée par la commission de discipline de la maison centrale de Saint-Maur. Le requérant soulevait des moyens d'incompétence, de vice de procédure et de disproportion de la sanction. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que les poursuites avaient été régulièrement engagées par un agent disposant d'une délégation valide et que la composition de la commission de discipline était conforme aux articles R. 234-2 et R. 234-12 du code pénitentiaire. La décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon a donc été confirmée.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Varetz du 16 mai 2024, qui retirait une précédente délibération approuvant le plan local d’urbanisme (PLU) et en approuvait une version modifiée. La requérante invoquait notamment des vices de procédure et l’impossibilité de retirer un acte réglementaire devenu exécutoire. Toutefois, Mme C... s’est désistée purement et simplement de sa requête, et le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 18 novembre 2025. Aucune condamnation au titre des frais d’instance n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les requêtes de M. D..., agent territorial, contestant d'une part une sanction d'exclusion temporaire de deux ans (dont un an avec sursis) prise par le maire de Romainville le 13 mars 2023, et d'autre part un bulletin de recette de 2018 ainsi que des demandes indemnitaires pour harcèlement moral et préjudices. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. D..., jugeant que les moyens soulevés contre la sanction disciplinaire (incompétence, vice de procédure, défaut de motivation, inexactitude matérielle, erreur de qualification, disproportion, détournement de pouvoir) n'étaient pas fondés. Concernant le bulletin de recette et les demandes indemnitaires, le tribunal a accueilli les fins de non-recevoir soulevées par la commune, notamment la tardiveté des recours et la prescription des faits invoqués. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : WOOG & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2302842 du 26 novembre 2024, qui enjoignait à la préfète du Rhône d’enregistrer la demande de titre de séjour de Mme C... et de lui délivrer un récépissé. La préfète a convoqué l’intéressée le 14 avril 2025 pour déposer sa demande, mais celle-ci a ensuite fait l’objet d’une mesure d’éloignement le 14 mai 2025. Constatant que l’injonction avait été exécutée, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 30 mai 2023 du recteur de l'académie de Paris prolongeant la suspension conservatoire de Mme A..., professeure des écoles, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. La solution retenue est fondée sur les articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique : à l'expiration du délai de quatre mois suivant la suspension initiale, l'absence de décision disciplinaire et de poursuites pénales imposait le rétablissement de la fonctionnaire dans ses fonctions, rendant la prolongation illégale. L'Etat est condamné à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL GRIMALDI ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 28 novembre 2023 du ministre de l'intérieur prononçant son expulsion pour nécessité impérieuse pour la sûreté de l'État et la sécurité publique, sur le fondement de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la convocation devant la commission d'expulsion avait été régulièrement notifiée à l'intéressé.
Avocat : CABINET SCP D'AVOCATS CLEMANG & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme D... d’une requête en excès de pouvoir et en indemnisation, contestant le refus implicite et explicite des autorités (ARS, DSDEN, rectorat) d’attribuer une place en institut médico-éducatif (IME) à son fils autiste, en exécution d’une décision de la MDPH. La requérante invoquait une méconnaissance des articles L. 114-1 et L. 246-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi qu’une faute de l’État engageant sa responsabilité sans faute. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la responsabilité de l’État n’était pas engagée. Aucune indemnisation n’a été accordée à la mère, à son fils ou à son frère.
Avocat : SELARL EKIS AVOCATS ASSOCIES
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris rejette la requête en référé liberté de Mme A..., maire du 7ème arrondissement, qui demandait le retrait de l'ordre du jour du Conseil de Paris d'un vœu relatif à l'interdiction pour les élus d'intervenir sur les demandes de logements sociaux d'un proche. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son honneur et à sa présomption d'innocence, estimant que le vœu lui imputait des faits diffamatoires. Le tribunal a considéré que la liberté d'expression des élus municipaux est particulièrement étendue et que le vœu, se référant à des articles de presse et employant le conditionnel, n'excédait pas les limites de ce qui est admissible, ne constituant pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et le principe de la liberté d'expression des élus.
Avocat : CABINET AUGUST & DEBOUZY ET ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la société Créteil Habitat SEMIC qui demandait l'annulation du refus de l'inspecteur du travail d'autoriser le licenciement de M. B..., salarié protégé, ainsi que du rejet implicite de son recours hiérarchique par le ministre du travail. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que l'inspecteur était compétent et que l'enquête contradictoire, incluant la communication d'attestations anonymisées, avait été régulière au regard de l'article R. 2421-11 du code du travail. La solution retenue confirme le refus d'autorisation de licenciement.
Avocat : DELLIEN & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. D... contestant un indu d'allocation de logement sociale (ALS) de 3 786 euros pour 2022. Le juge constate que le logement était loué via un bail professionnel à la SASU Atelier Création Design, dont M. D... est le gérant et associé unique, et non à titre personnel. En application des articles L. 821-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, l'ALS ne peut être accordée à un locataire qui n'est pas titulaire du bail, justifiant ainsi le bien-fondé de l'indu.
Avocat : IMBERT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la société Egelec Entreprise Générale Electricité, qui contestait huit amendes totalisant 8 000 euros pour manquements aux règles de décompte de la durée du travail. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision ayant reçu une délégation régulièrement publiée. Elle a également jugé que les manquements aux articles L. 3171-1 et L. 3171-2 du code du travail étaient établis, la société ne démontrant pas avoir respecté ses obligations d'affichage des horaires ou de décompte individuel du temps de travail. La solution retenue confirme la légalité de la sanction administrative prononcée par le DRIEETS.
Avocat : CALVAR & ASSOCIES
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 5 octobre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en fixant la durée de l'interdiction à un an, au regard de la situation de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Meuse. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a jugé que M. B..., titulaire d'une carte de travailleur saisonnier, ne pouvait prétendre à un changement de statut vers la mention "salarié" sans justifier d'un visa long séjour, conformément à l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ARCAD AVOCATS ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 18 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que le requérant ne démontrait pas une présence continue en France depuis 2015. La solution retenue est fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 4 octobre 2024 par lequel le maire de Prévessin-Moëns a accordé un permis de régularisation à la société Rhône II, afin de remédier aux vices d’un précédent permis de construire partiellement annulé. Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des articles R. 111-2 du code de l’urbanisme et UG 8 du règlement du plan local d’urbanisme intercommunal, relatifs aux conditions d’accès et à la sécurité. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le permis de régularisation avait valablement corrigé les illégalités identifiées, en intégrant les aménagements requis, et qu’aucun vice propre n’entachait l’arrêté attaqué. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du règlement du PLUi, confirmant la légalité du permis modificatif.
Avocat : COBLENCE ET ASSOCIES