44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
44 006
Décisions totales
383 581
Ordonnances
367 432
Avec résumé IA
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Avocat : CABINET OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Avocat : KUHN-MASSOT;CAUCHON-RIONDET
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la délibération du jury de l'université ajournant M. B du cursus ING 2. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé n'établissant pas qu'il ne pourrait poursuivre ses études dans un autre établissement, et qu'aucun des moyens soulevés (incompétence du jury, irrégularité de la procédure, erreur manifeste d'appréciation) ne créait de doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : LASSOUED
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun donne acte du désistement de M. A... de son recours en excès de pouvoir contre l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le désistement, déclaré par le requérant dans un mémoire en réplique, est considéré comme pur et simple. La magistrate désignée fait application de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour constater ce désistement.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... et M. C... tendant à l'annulation d'un titre exécutoire émis par Voies navigables de France (VNF) pour le recouvrement d'une redevance d'occupation du domaine public fluvial. Le tribunal a d'abord rejeté la demande de médiation en raison du refus de VNF. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire du titre, en relevant que la signataire avait été régulièrement désignée comme ordonnatrice secondaire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants, fondé sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET PALMIER & ASSOCIÉ
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l’arrêté du 3 septembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. D..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour d’un an. Le juge a retenu que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation, en raison de l’ancienneté et de la stabilité de la présence en France du requérant (depuis 2018), de son activité professionnelle régulière et de sa vie familiale avec sa compagne et leur enfant né en 2025. La décision a été annulée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, et l’État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant comorien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, estimant que la décision était suffisamment fondée sur l'absence de progression dans son cursus universitaire. Le tribunal a considéré que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de son enfant protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie notamment sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D..., aide-soignante à l’AP-HP, qui contestait le refus de prise en charge d’un examen IRM de l’épaule gauche consécutif à un accident de service. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de la décision, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que le lien direct entre les lésions à l’épaule et l’accident de service n’était pas établi, les douleurs n’étant apparues que plusieurs mois après l’accident et les examens médicaux ne révélant que des lésions mineures. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 822-24 du code général de la fonction publique, qui conditionne le remboursement des frais à un lien direct avec l’accident de service.
Avocat : CABINET BOURDON & FORESTIER (ASSOCIATION)
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi par la société ISOTOP d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’ANAH lui retirant le bénéfice de la subvention « MaPrimeRénov’ », s’est déclaré incompétent territorialement. Le litige concerne un immeuble situé à Belleville-sur-Meuse (Meuse). En application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Nancy, seul compétent pour en connaître.
Avocat : CABINET LE 190 AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation des travaux d'aménagement d'un arrêt de bus sur l'avenue du Cèdre à Corenc. Le juge a estimé que les moyens soulevés, relatifs à l'absence de consultation citoyenne, à la privation d'une sortie sécurisée, aux risques d'embouteillage ou au défaut d'information, étaient soit manifestement infondés, inopérants, ou insuffisamment précis. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables ou non fondées. Les conclusions de la métropole au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de recettes de 33,12 euros émis par l’EPSM des Flandres. L’établissement ayant retiré ce titre en cours d’instance, le tribunal a constaté le désistement des conclusions à fin d’annulation. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donné acte de ce désistement par ordonnance. La demande de M. A... au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée, aucune circonstance particulière ne justifiant de mettre les frais à la charge de l’EPSM.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS HOUDART ET ASSOCIES
Demande d’expertise médicale utile accordée par le juge des référés du Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer l’origine et les conséquences des préjudices subis par Mme C à la suite de sa prise en charge pour un accident vasculaire le 7 mai 2023. Le SDIS de l’Allier est mis hors de cause, aucune intervention de sa part n’étant établie. La mission de l’expert, désigné en neurologie, est complétée à la demande des parties, et le SAMU 03 est appelé en cause. Les conclusions relatives aux frais de justice sont réservées.
Avocat : LANTERO & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la commune de Maringues d’une demande d’expertise judiciaire sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer l’origine, l’étendue et l’imputabilité des désordres affectant sa nouvelle école "Au Fil du Tan", notamment des dysfonctionnements de l’installation géothermique, des centrales de traitement d’air et des bris de miroiterie. La commune a assigné plusieurs constructeurs et son assureur dommages-ouvrage, la MAF, qui a soulevé l’irrecevabilité de la demande à son encontre faute de respect de la procédure amiable préalable prévue à l’article L. 242-1 du code des assurances. Le tribunal a fait droit à la demande d’expertise, ordonné une mesure d’instruction confiée à un expert, et étendu les opérations aux sous-traitants et au bureau de contrôle sollicités par les parties, tout en rejetant les conclusions dirigées contre la MAF en raison de l’absence de mise en œuvre de la procédure préalable obligatoire.
Avocat : SCP REFFAY ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de l'EHPAD Montcervier et de l'OPHIS du Puy-de-Dôme. Cette mesure vise à déterminer la nature, l'origine et l'étendue des désordres (fissures) affectant un EHPAD à Vic Le Comte, dont la construction a été réceptionnée avec réserves en novembre 2023. Le juge a considéré la demande utile dans la perspective d'un éventuel litige au fond, notamment au regard des garanties décennales des constructeurs et assureurs concernés. La mission confiée à l'expert inclut l'analyse des liens contractuels, la description des désordres et l'identification de leurs causes.
Avocat : BERTHIAUD ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A... contestant le refus du maire de Riquewihr de lui délivrer un permis de construire pour une bergerie avec logement d'exploitant. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que le motif de refus fondé sur l'absence d'étude de faisabilité pour les dispositifs d'évacuation des eaux pluviales, exigée par le plan de prévention des risques naturels, était légal. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des dispositions du code de l'urbanisme et du plan de prévention des risques naturels applicable.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Longeville-lès-Metz pour une maison individuelle. Le tribunal a estimé que le dossier de demande était suffisant, notamment concernant la notice sur les accès au terrain, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles R. 431-8 du code de l'urbanisme et les règles du plan local d'urbanisme de la commune.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 20 janvier 2023 par lequel le maire de Ribeauvillé s'est opposé à la déclaration préalable de la SCI Stéphanie Investissements pour un ravalement de façades et l'agrandissement de deux baies vitrées. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme (atteinte au caractère des lieux) n'était pas établi, l'architecte des Bâtiments de France ayant émis un avis favorable assorti de prescriptions. En conséquence, la décision d'opposition et le rejet implicite du recours gracieux ont été annulés. Le tribunal a également enjoint à la commune de délivrer une décision de non-opposition à la déclaration préalable.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de deux décisions du président de l’Université Nice-Côte d’Azur refusant l’admission de Mme B... en première année de master (Droit de la mer et des activités maritimes, et Gouvernance et financement du développement). Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’absence de signature électronique régulière, le défaut de base légale ou l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des refus. La solution retenue est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.
Avocat : LLC & ASSOCIES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... demandant la suspension de la décision du président de l'Université Nice-Côte d'Azur refusant son admission en première année de master de Droit privé. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de signature électronique régulière, le défaut de base légale ou l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition de doute sérieux requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.