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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 581

Ordonnances

369 168

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502342

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A contestant la suspension provisoire immédiate de son permis de conduire pour cinq mois, prononcée par le sous-préfet de Marmande suite à un excès de vitesse de 120 km/h sur une route limitée à 80 km/h. Le tribunal juge que la décision est suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il écarte le moyen tiré du détournement de procédure, estimant que l'urgence prévue à l'article L. 121-2 du même code justifie de dispenser la procédure contradictoire pour une décision prise dans les 72 heures sur le fondement de l'article L. 224-2 du code de la route. Enfin, le tribunal considère que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, l'infraction commise constituant un danger grave et immédiat pour la sécurité routière.

Avocat : SELARL SAMSON ET ASSOCIÉS

19 septembre 2025• JU-1ère chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509168

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, détenu, qui demandait la suspension de son placement à l'isolement ordonné le 8 juillet 2025 par le chef de l'établissement pénitentiaire de Valence. La juridiction a considéré que la demande était irrecevable car, suite au transfert de M. A vers un autre établissement le 13 août 2025, la décision contestée avait cessé de produire ses effets avant l'enregistrement de la requête, conformément à l'article R. 213-26 du code pénitentiaire. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

19 septembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304973

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de taxes foncières et de prélèvements sociaux. Le juge a estimé que les conclusions tendant à l’annulation de la décision de rejet du recours préalable étaient irrecevables, cette décision ayant seulement pour objet de lier le contentieux. Les demandes de sursis de paiement et d’échelonnement de la dette ont été rejetées comme ne relevant pas de la compétence du juge de l’impôt. Enfin, la contestation de la régularité formelle de l’acte de poursuite a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, au profit du juge de l’exécution, en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

19 septembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506186

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Chanval, qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises et de la taxe pour frais de chambres de commerce et d'industrie au titre de l'année 2023. Le juge a estimé que le moyen soulevé par la société, tiré d'une surévaluation de la base d'imposition, n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Avocat : SCP TZA - TOULEMONT ZAPF AVOCATS ASSOCIES

19 septembre 2025
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504459

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par M. A B d’une demande d’exécution d’une précédente ordonnance du 16 mai 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur le renouvellement du titre de séjour de l’intéressé et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. Constatant l’absence d’exécution par le préfet, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 10 euros par jour de retard, à compter d’un délai d’un mois suivant la notification de la présente décision. La demande de frais de justice présentée par le requérant a été rejetée. Cette décision est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

19 septembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504752

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. B, ressortissant gabonais, un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, le préfet n'ayant pas produit de défense et le requérant justifiant de démarches infructueuses. Cette injonction est fondée sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance d'un récépissé en cas de dossier complet. L'État a également été condamné à verser 1 000 € au titre des frais de justice.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

19 septembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504979

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur la demande du préfet des Alpes-Maritimes, était saisi d'une requête en expulsion de la SAS "Caesar Plage" et de son dirigeant du domaine public maritime à Menton, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que l'ouvrage litigieux avait été entièrement démonté avant l'audience, ce qui n'a pas été contesté par le préfet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes d'expulsion et de retrait sous astreinte. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

Avocat : RICHARD ET ASSOCIES

19 septembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302623

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D, détenu au centre de détention d'Argentan, qui contestait la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule prononcée le 22 juin 2023 et confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes le 6 juillet 2023. Le requérant invoquait plusieurs vices de procédure, notamment l'absence de délégation de l'autorité ayant engagé les poursuites et la composition irrégulière de la commission de discipline. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la décision de poursuite émanait d'une directrice dûment habilitée par un arrêté de délégation régulièrement publié. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 234-1 et R. 234-14 du code pénitentiaire.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIES

19 septembre 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301248

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Pharmacie Alfonsi Biguglia. Celle-ci demandait l'annulation du refus de la DDETSPP de Haute-Corse de lui accorder une autorisation d'activité partielle pour 22 salariés. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas d'une circonstance de caractère exceptionnel au sens de l'article R. 5122-1 du code du travail, la suspension de son activité résultant de la caducité de ses licences d'exploitation pour non-respect des conditions de transfert. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS DONSIMONI & ASSOCIES

19 septembre 2025• 1ère chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301173

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. D et Mme B, représentants légaux de leur fille mineure, d’une demande indemnitaire provisionnelle de 5 000 euros et d’une demande d’expertise suite à un accident survenu le 6 mars 2018 sur un sentier botanique communal. Les requérants invoquaient un défaut d’entretien de l’ouvrage public (pierre mal scellée) et un fonctionnement défectueux du service de surveillance du centre de loisirs. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments fournis ne permettaient pas d’établir la réalité de la défectuosité de l’ouvrage ni un défaut de surveillance, et que la demande d’expertise n’était pas utile compte tenu d’un rapport d’expertise amiable déjà produit. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien des ouvrages publics et sur l’article R. 621-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ABEILLE & ASSOCIES

19 septembre 2025• 3ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302026

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande d'indemnisation de M. B C, qui sollicitait 3 000 euros pour des conditions de détention jugées inhumaines et dégradantes au centre pénitentiaire de Caen. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 22 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, en raison d'une cellule exiguë, d'un manque d'intimité et de défauts d'hygiène. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas un préjudice indemnisable, retenant que les conditions de détention n'étaient pas constitutives d'un traitement inhumain ou dégradant au sens des textes applicables, notamment le code pénitentiaire et le code de procédure pénale.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIES

19 septembre 2025• 1ère chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303274

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait le refus implicite de l’administration pénitentiaire de lui restituer son ordinateur personnel confisqué. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite était inopérant, faute pour le requérant d’avoir demandé la communication des motifs conformément à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également estimé que le refus de restitution était légalement fondé sur les dispositions des articles R. 332-41 et R. 332-44 du code pénitentiaire, qui autorisent le retrait d’équipements informatiques pour des raisons d’ordre et de sécurité, sans que cela ne porte atteinte au droit de propriété garanti par l’article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIES

19 septembre 2025• 1ère chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506630

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône fixant l'Algérie comme pays de destination pour exécuter sa peine d'interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable en l'espèce. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit au regard de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que M. A n'établissait pas être exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en Algérie.

Avocat : CASSORLA

19 septembre 2025• PROCEDURES 96 H H / 48 H
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508462

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision de la préfète de l'Isère du 16 juillet 2025 clôturant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A C. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de l'erreur de droit, le requérant ayant fourni les documents nécessaires, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de quinze jours. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

19 septembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508627

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial sollicité par M. B pour son épouse et ses deux enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant, titulaire d'un titre de séjour valable, ne justifiant pas de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, son état de santé invoqué n'étant pas suffisamment démontré. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TERRASSON

19 septembre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513677

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par une association syndicale autorisée contestant un titre de recette de 45 607,25 euros émis par Nantes Métropole pour la régularisation de sa facture d'eau. Le juge a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige portait sur les rapports entre un usager et un service public industriel et commercial (le service de l'eau). En application de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, ces litiges relèvent du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL OILLIC AUDRAIN ASSOCIES

19 septembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303349

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 9 mars 2023 par lequel la préfète du Loiret lui avait ordonné de se dessaisir de ses armes et annulé la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que la préfète était en situation de compétence liée, car le bulletin n°2 du casier judiciaire de M. A mentionnait une condamnation pour vol aggravé, infraction prévue à l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure. Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant (incompétence, défaut de motivation, erreur d'appréciation, atteinte au droit de propriété) ont été écartés comme inopérants. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.

Avocat : SCP LE METAYER & ASSOCIES

19 septembre 2025• 3ème chambre
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407738

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par la SARL Stockedis Plus d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Moselle lui infligeant une astreinte de 630 000 euros. En cours d’instance, le préfet a retiré cette décision par un arrêté du 20 mars 2025. Le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à la société requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

19 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326713

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du 1er mars 2023 par laquelle le garde des sceaux a ordonné le transfert de M. A de la maison d'arrêt d'Osny-Pontoise vers la maison d'arrêt de Lyon-Corbas avec placement à l'isolement. Le tribunal écarte la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant que cette décision, qui modifie le régime de détention et aggrave les conditions de détention, constitue un acte administratif susceptible de recours. Il retient le moyen tiré d'un vice de procédure, en application de l'article D. 211-28 du code pénitentiaire, faute de saisine préalable du juge de l'application des peines et du procureur de la République, sans qu'aucune urgence ne soit démontrée.

Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

19 septembre 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526514

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 21 juillet 2025 du garde des sceaux ordonnant le transfert de M. B au quartier de lutte contre la criminalité organisée du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les restrictions de visite et les fouilles intégrales systématiques prévues par les articles L. 224-8 et R. 224-28 du code pénitentiaire ne portent pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant pour justifier une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience publique, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

19 septembre 2025