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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 581

Ordonnances

382 808

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2101531

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. D, fonctionnaire de la Cité de la céramique Sèvres et Limoges, contestant son changement d'affectation et le refus de protection fonctionnelle. Le tribunal a jugé que le changement d'affectation constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours et a rejeté les conclusions en annulation. Concernant la protection fonctionnelle, le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant de l'accorder, faute pour M. D d'établir des faits de harcèlement moral ou de discrimination syndicale. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : D4 AVOCATS ASSOCIES

25 juillet 2025• 7ème Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502082

Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 24 juin 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait décidé le transfert de Mme F aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas bénéficié d'un entretien individuel conforme aux dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ce qui a entaché la procédure d'une irrégularité substantielle. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme F et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les articles L. 571-1 et L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

25 juillet 2025• étrangers JU
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502081

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. G, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 24 juin 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l’examen de sa demande d’asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, l’absence d’information dans une langue comprise et l’irrégularité de l’entretien individuel, n’étaient pas fondés. Il a également estimé que la décision de transfert ne méconnaissait pas l’article 17 du règlement précité et n’était pas entachée d’erreur d’appréciation, malgré les difficultés médicales invoquées par le requérant. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

25 juillet 2025• étrangers JU
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502030

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 13 juin 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait ordonné le transfert de M. E, ressortissant afghan, aux autorités suédoises. Le juge a estimé que la décision était entachée d'un vice de procédure substantiel, faute pour l'administration d'avoir apporté la preuve que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été mené par une personne qualifiée en droit national. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

25 juillet 2025• étrangers JU
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501254

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, a fait droit à la demande de l’expert M. A B d’étendre les opérations d’expertise initialement ordonnées le 20 septembre 2024 concernant les désordres de la halle couverte du marché "Marie de Lorraine" à Guise. L’expertise est ainsi rendue commune et opposable à la société BPLUSB Architecture (maître d’œuvre) et à la société APAVE Nord Ouest (contrôle technique), cette extension étant jugée utile et non contestée. La décision est fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative. En revanche, le juge a rejeté les conclusions de la société APAVE visant à obtenir des déclarations de droit ou des réserves de garantie, ces demandes relevant du juge du fond.

Avocat : ANTONINI ET ASSOCIES

25 juillet 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521046

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision implicite de rejet de son maintien temporaire dans un logement de fonction. La requérante invoquait des moyens tirés de l'incompétence, de la méconnaissance du contradictoire, du principe d'égalité et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a estimé qu'en l'état de l'instruction, ces moyens n'étaient manifestement pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et d'astreinte, sans audience publique.

Avocat : SELARL GRIMALDI ET ASSOCIES

25 juillet 2025
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2302211

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la délibération du 28 septembre 2023 par laquelle le conseil départemental du Territoire de Belfort avait adopté une "motion" visant à limiter la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA). Le tribunal a jugé que cette motion, bien que présentée comme un simple vœu, constituait une décision faisant grief en raison de son caractère impératif et de ses effets notables sur les droits des intéressés. Il a estimé que la délibération méconnaissait les dispositions des articles L. 221-2-4 et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent au département une obligation de prise en charge de tout mineur en danger, sans condition de saturation des dispositifs. La solution retenue s'appuie également sur le principe d'égalité de traitement des usagers du service public et les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & Associés

25 juillet 2025• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2300628

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de l'association Commission de Protection des Eaux de Franche-Comté, qui contestait le refus du préfet du Jura de mettre en demeure la société TotalEnergies Renouvelables France de déposer une demande de dérogation à l'interdiction de destruction d'espèces protégées pour un projet de parc photovoltaïque à Mantry. Le tribunal a jugé que la décision attaquée du 8 février 2023 était confirmative du permis de construire délivré le 1er août 2022, rendant la requête irrecevable pour tardiveté. Il n'a pas examiné le fond des moyens relatifs à la méconnaissance des articles L. 411-2 et L. 171-7 du code de l'environnement.

Avocat : JEANTET ET ASSOCIES

25 juillet 2025• 1ère chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502869

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'exécution de la décision de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. B par le préfet du Gard. Le juge a constaté que la décision expresse de refus du 28 novembre 2024 s'était substituée à la décision implicite initialement contestée. Pour caractériser l'urgence, le requérant invoquait le risque de perdre son emploi, mais le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête aux fins de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CHABBERT-MASSON

25 juillet 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502876

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 juin 2025 par laquelle le directeur du CHU de Nîmes a révoqué Mme B, aide-soignante. La juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante ne justifiant pas de l’impossibilité de faire face à ses charges malgré la perte de revenus. En outre, aucun des moyens soulevés (vice de procédure, erreur d’appréciation, disproportion de la sanction) n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la révocation, compte tenu de la gravité des faits (prise de photographies et vidéos dégradantes de résidents en fin de vie) et de la rupture de confiance en résultant.

Avocat : SCP D'AVOCATS CGCB & ASSOCIES

25 juillet 2025
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504824

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par une professeure contestant son barème de mutation et son affectation en Dordogne. La requérante invoquait l'urgence liée à l'état de santé de son époux et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard des articles L. 512-19 et L. 512-21 du code de l'éducation. Le juge a estimé que la décision relative au barème de points constituait un acte préparatoire non susceptible de recours, rendant la demande irrecevable. En conséquence, l'ordonnance rejette la requête sans examen de l'urgence ou du bien-fondé des moyens.

Avocat : SCP CGCB ET ASSOCIES

25 juillet 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307287

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite du préfet de l'Isère refusant à M. A B, ressortissant tunisien, la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a retenu que le préfet n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de l'intéressé dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

25 juillet 2025• 7ème Chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508555

Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d’obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi, a constaté son incompétence territoriale. En application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Nîmes, lieu de résidence de la requérante à la date de la décision attaquée. Par une ordonnance du 25 juillet 2025, le président de la 3ème chambre a donc transmis le dossier au tribunal administratif de Nîmes.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

25 juillet 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307833

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SARL Tassin Invest Hôtels d'une demande de décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l'année 2020, au motif que le produit de cette taxe, fixé par la métropole du Grand Lyon, était manifestement disproportionné par rapport aux dépenses de collecte et de traitement des déchets. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'apportait pas la preuve d'un déséquilibre manifeste, et s'est fondé sur les dispositions des articles 1520 du code général des impôts et L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale.

Avocat : SCP TZA - TOULEMONT ZAPF AVOCATS ASSOCIES

25 juillet 2025• JU 9ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307834

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la SA Nexity, qui sollicitait la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l'année 2020. La société soutenait que le produit de la taxe, fixé par la métropole du Grand Lyon, était manifestement disproportionné par rapport aux dépenses de collecte et de traitement des seuls déchets ménagers. Le tribunal a jugé que l'écart entre les recettes et les dépenses n'était pas manifestement disproportionné, en se fondant sur les dispositions des articles 1520 du code général des impôts et L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales. La requête a donc été rejetée.

Avocat : SCP TZA - TOULEMONT ZAPF AVOCATS ASSOCIES

25 juillet 2025• JU 9ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205170

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Club Med, qui demandait la décharge partielle ou totale de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2019 et 2020. La société soutenait ne plus exercer d'activité depuis septembre 2019. Le tribunal a jugé la réclamation irrecevable pour tardiveté, en application de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, les impositions ayant été mises en recouvrement en 2019 et 2020 et la société en ayant eu connaissance certaine à ces dates. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les frais de justice.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

25 juillet 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301040

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait le refus du directeur du centre pénitentiaire de Valence de modifier son régime d’escorte lors d’extractions médicales. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute d’objet, dès lors que l’administration a démontré que M. B n’avait jamais fait l’objet d’aucune extraction médicale, rendant la décision attaquée non susceptible de lui faire grief. Le tribunal s’est fondé sur les articles L. 6 et D. 215-5 du code pénitentiaire. En conséquence, le bénéfice de l’aide juridictionnelle a été retiré à M. B.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

25 juillet 2025• 7ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205730

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. C... contestant la décision 48 SI du 1er février 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour perte totale de points, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a pris acte du désistement partiel du requérant concernant certaines infractions. S'agissant des infractions restantes, le juge a rappelé les règles de preuve issues du code de la route et du code de procédure pénale, notamment la force probante des procès-verbaux et la nécessité d'une information préalable du conducteur. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a statué en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, ainsi que des articles 429 et 537 du code de procédure pénale.

Avocat : SERARL SIRET & ASSOCIES

25 juillet 2025• Magistrat : Mme. KUBOTA - R. 222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2210018

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de naturalisation du ministre de l’intérieur. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle du 21 juin 2022 s’était substituée à la décision préfectorale, rendant les conclusions contre cette dernière irrecevables. Sur le fond, le ministre a légalement déclaré la demande irrecevable car M. A... ne justifiait pas d’une résidence habituelle et régulière en France pendant les cinq années précédant son dépôt de demande, conformément à l’article 21-17 du code civil. Le tribunal a estimé que le ministre n’avait pas commis d’erreur d’appréciation, l’intéressé n’ayant obtenu un titre de séjour qu’en octobre 2017, soit moins de cinq ans avant sa demande.

Avocat : SARL ATHENAIS ASSOCIES

25 juillet 2025• 5ème Chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302548

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. B d’un recours contestant le refus de la société Enedis de déplacer deux poteaux électriques installés sans autorisation sur ses parcelles. En cours d’instance, M. B a informé le tribunal de la conclusion d’un accord transactionnel avec Enedis et s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions, désistement accepté par la société. Par ordonnance du 25 juillet 2025, le président de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée, chaque partie conservant ses frais.

Avocat : GIRARD-MADOUX ET ASSOCIES

25 juillet 2025