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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 581

Ordonnances

388 836

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405468

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. B d’une demande d’exécution d’un jugement du 30 octobre 2023 annulant un refus de titre de séjour et enjoignant au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre "vie privée et familiale". Le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins d’exécution par un mémoire du 29 avril 2025, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Statuant sur les frais, le tribunal a admis M. B à l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 800 euros à son avocat sous réserve des conditions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que la loi relative à l’aide juridictionnelle.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

23 juin 2025• 3ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502413

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par M. B d'une demande de provision de 1000 euros pour préjudice matériel et moral résultant d'une gestion défaillante de son dossier d'allocation de retour à l'emploi (ARE) par le Syndicat Esteron Var Inferieurs (SIEVI). Le juge a donné acte du désistement partiel du requérant pour les mois de mars et avril 2025. Sur le fond, il a rejeté la demande de provision, estimant que l'obligation invoquée n'était pas sérieusement contestable en l'absence de justification du préjudice, conformément à l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Enfin, M. B a été condamné à verser 750 euros au SIEVI au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL D'AVOCATS LANDOT & ASSOCIES

23 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206505

Le Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) était saisi de deux requêtes de Mme A, salariée protégée, contestant les décisions ayant autorisé son licenciement pour inaptitude par la société LIDL. La première requête visait la décision initiale de l'inspectrice du travail du 21 septembre 2021 et le rejet implicite du recours hiérarchique, tandis que la seconde contestait la décision explicite du ministre du travail du 24 mai 2022 qui, après avoir annulé la première décision, a ré-autorisé le licenciement. Le tribunal a jugé que la première requête était devenue sans objet du fait du retrait de la décision implicite et de l'annulation de la décision initiale par le ministre. Sur le fond de la seconde requête, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision ministérielle était suffisamment motivée, que l'autorité était compétente, et qu'il n'était pas établi que l'inaptitude et le licenciement étaient en lien avec les mandats de la requérante ou constitutifs d'une discrimination syndicale. En application du code du travail, le tribunal a donc rejeté l'ensemble des demandes de Mme A.

Avocat : SELARL LALLEMENT SOUBEILLE & ASSOCIES

23 juin 2025• 9ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516617

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de police à l'encontre de M. B, ressortissant serbe. Le juge a estimé que, bien que la condition d'urgence soit présumée en raison de l'expulsion effective du requérant, les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la menace grave pour l'ordre public que représente l'intéressé. La décision s'appuie sur les articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la procédure d'expulsion, et écarte les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

23 juin 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306308

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros pour les préjudices subis après s’être blessé au genou en portant secours à un homme tombé dans la Seine à Corbeil-Essonnes. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de la commune était engagée, M. A étant un collaborateur occasionnel du service public d’assistance et de secours, mission relevant des pouvoirs de police du maire (articles L. 2212-2 et L. 2122-24 du code général des collectivités territoriales). La solution retenue est la condamnation de la commune à réparer intégralement les préjudices du requérant, le lien de causalité entre l’intervention et la blessure étant établi.

Avocat : SELARL BAZIN ET ASSOCIES

23 juin 2025• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402529

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL l'Héliotrope, qui contestait la décision conjointe de l'ARS PACA et du département du Var du 28 juin 2024 désignant un administrateur provisoire pour six mois au sein de son EHPAD. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'imprécision de la mission de l'administrateur, du défaut de procédure contradictoire et de l'erreur d'appréciation. Il a jugé que la décision était fondée sur les manquements constatés lors des inspections et sur les dispositions des articles L. 313-14 et suivants du code de l'action sociale et des familles, et qu'elle était proportionnée à la gravité des dysfonctionnements.

Avocat : HOUDART & ASSOCIES

23 juin 2025• 4ème chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500070

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rouen, rendue dans le cadre d’un référé expertise, fait droit à la demande de M. B visant à évaluer les préjudices liés à sa maladie professionnelle à l’épaule droite. Sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge désigne un expert médical avec une mission détaillée pour décrire l’état de santé, fixer la consolidation et évaluer l’ensemble des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux. En revanche, la demande de M. B tendant à ce que l’avance des frais d’expertise soit mise à la charge de la commune de Bolbec est rejetée, cette question relevant de la compétence exclusive du président de la juridiction. Les conclusions au titre des frais d’instance sont également rejetées.

Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES

20 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433499

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant un arrêté du préfet de police du 29 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union, n'avait pas été méconnu, l'intéressé ayant été auditionné sur sa situation avant la décision. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

20 juin 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2307803

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme F, propriétaire d’un logement dans la tour Oberürsel à Épinay-sur-Seine, contestant un titre exécutoire émis par le CCAS pour le remboursement de frais d’hébergement d’urgence de son locataire (443,52 €). Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification du titre exécutoire, conformément à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Il a également écarté les moyens de fond, notamment l’exception d’illégalité de l’arrêté préfectoral de mise en sécurité du 5 novembre 2021, devenu définitif et donc non contestable par voie d’exception. La demande de Mme F a été rejetée, de même que les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS

20 juin 2025• 9ème chambre (J.U)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205838

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 13 juin 2022 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance des droits de la défense, estimant que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 213-8 et R. 213-21 du code pénitentiaire avait été respectée. Il a également jugé que l'avis du médecin n'était pas requis pour une prolongation d'isolement et que la décision n'était entachée ni d'erreur d'appréciation ni d'inexactitude matérielle. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées, et il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction, M. A ayant été libéré.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

20 juin 2025• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207221

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du 9 septembre 2022 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a estimé que la procédure contradictoire avait été régulière, M. A ayant été informé de ses droits et ayant renoncé à consulter son dossier, à présenter des observations et à être assisté d'un avocat. Il a également jugé que l'avis du médecin n'était pas requis pour une prolongation d'isolement selon les articles R. 213-21 et R. 213-22 du code pénitentiaire, et que la décision n'était entachée ni d'erreur d'appréciation ni d'inexactitude matérielle.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

20 juin 2025• 8ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402054

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du 26 juin 2024 de la préfète de l'Allier lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a procédé à une substitution de base légale, appliquant les stipulations de l'article 5 et du e) de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 en lieu et place de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

20 juin 2025• Chambre 1
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2302832

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la société MAIF Assurances, subrogée dans les droits de la région Grand-Est, afin d’obtenir la condamnation de la société Dalkia sur le fondement de sa responsabilité contractuelle. Le litige portait sur un dégât des eaux survenu le 14 février 2021 au lycée Paul-Emile Victor d’Obernai, causé par une défaillance du dispositif de protection contre le gel de la centrale de traitement de l’air. Le tribunal a jugé que cette défaillance constituait un manquement de la société Dalkia à son obligation contractuelle de maintien en parfait état de fonctionnement des installations, prévue à l’article 4 du cahier des clauses techniques particulières. En conséquence, la société Dalkia a été condamnée à verser à la société MAIF Assurances la somme de 30 652,92 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 15 février 2023, ainsi que 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP CLAUDON ET ASSOCIÉS

20 juin 2025• 2ème Chambre
CAA75Décision• exécution décision justice adm

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA04181

Avocat : FROMENT - MEURICE & ASSOCIES

20 juin 2025• 4ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203515

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de la SARL Techno Alpes Ing contestant des rappels de TVA (période 2017-2020) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2018-2020), assortis de pénalités. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, le tribunal ayant considéré que les moyens soulevés par la société, notamment relatifs à la preuve de sous-évaluation du chiffre d'affaires, à la justification de charges et à l'application de l'amende pour paiement en espèces, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code monétaire et financier.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

20 juin 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206907

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait son placement à l'isolement ordonné le 11 juillet 2022 par le chef d'établissement du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, celle-ci disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure avait respecté les droits de la défense, M. B ayant été informé des motifs et de ses droits, et ayant refusé de se présenter à l'audience. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, les violences et menaces répétées du requérant justifiant la mesure, conformément aux articles R. 213-17 et R. 213-30 du code pénitentiaire.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

20 juin 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207665

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, détenu, qui contestait son placement à l'isolement ordonné par le chef du centre pénitentiaire de Valence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la procédure avait respecté les droits de la défense prévus à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire. Il a également rappelé que la mise à l'isolement n'est pas une sanction disciplinaire, ce qui permet de la fonder sur des faits déjà sanctionnés. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, les faits reprochés étant établis et justifiant la mesure de sécurité.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

20 juin 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207935

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, détenu au centre pénitentiaire de Valence, qui contestait le refus du directeur de modifier les tarifs des cantines. Le requérant invoquait la méconnaissance d’un accord-cadre national fixant des tarifs pour 286 produits, mais le tribunal a jugé que cet accord était dépourvu de caractère contraignant. Il a également écarté le moyen tiré d’une violation du principe d’égalité, faute pour le requérant d’avoir apporté la preuve d’une différence tarifaire effective à la date de la décision attaquée. La solution repose sur le code pénitentiaire et le principe d’égalité, sans application de textes spécifiques sanctionnant la discrimination alléguée.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

20 juin 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208337

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait son transfert du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier vers celui de Valence. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car le transfert entre deux établissements de même nature (maison d’arrêt) n’avait pas aggravé ses conditions de détention ni porté atteinte à ses droits fondamentaux, notamment à sa vie familiale. La solution retenue s’appuie sur les principes jurisprudentiels relatifs à la distinction entre acte administratif et mesure d’ordre intérieur, sans application directe des articles du code pénitentiaire invoqués.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

20 juin 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208347

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 26 juillet 2022 par laquelle le directeur du centre pénitentiaire de Valence avait retenu 397,60 euros sur le compte nominatif de M. B pour des dégradations. La juridiction a jugé que cette décision, prise en considération de la personne, méconnaissait le principe du contradictoire prévu à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également relevé que l'administration n'avait pas établi la réalité des faits reprochés, notamment concernant la dégradation d'une liseuse. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de la justice de rembourser la somme prélevée à M. B dans un délai de deux mois.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

20 juin 2025• 7ème Chambre