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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 006 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 006

Décisions totales

383 632

Ordonnances

391 541

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 441)Ordonnance(383 632)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 807)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515148

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, un jeune majeur guinéen, qui demandait à être hébergé et pris en charge par la Ville de Paris. Le juge a estimé que la situation d'urgence invoquée et l'atteinte grave à ses libertés fondamentales n'étaient pas caractérisées, car la rupture de sa prise en charge résultait de ses propres comportements inappropriés et violents répétés, malgré plusieurs tentatives de réintégration. La solution retenue est le rejet de la demande, le juge considérant que la Ville de Paris n'a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Avocat : CABINET SEBAN ET ASSOCIES

5 juin 2025
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500118

Le Tribunal Administratif de La Réunion a constaté le désistement d'office de M. C A, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Saint-Pierre. Ce désistement fait suite au rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, sans qu'il ait confirmé le maintien de son recours au fond dans le délai d'un mois, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement et condamné M. A à verser 1 000 euros à la commune de Saint-Pierre et 1 000 euros à M. D A au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SOLER-COUTEAUX & ASSOCIÉS

5 juin 2025
TA102Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400697

Le Tribunal administratif de la Martinique a été saisi de deux requêtes par M. B. La première, en plein contentieux, visait à engager la responsabilité solidaire de l’université des Antilles et du CHU de Martinique pour harcèlement moral et manquement à l’obligation de protection de la santé, avec une demande indemnitaire de 60 000 euros. La seconde requête demandait l’annulation de la décision du CHU de Martinique du 25 septembre 2024 retirant le bénéfice de la protection fonctionnelle précédemment accordée à M. B. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. B, considérant que les éléments avancés ne permettaient pas de présumer un harcèlement moral ou un manquement à l’obligation de protection de la santé, et que la décision de retrait de la protection fonctionnelle était légale. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : SELARL BERTE & ASSOCIES

5 juin 2025• 1ère Chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500775

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution du permis de construire délivré par le maire de Pietrosella pour deux maisons jumelles. La suspension a été prononcée car le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Le juge a considéré que le projet se situait dans une zone de coupure d'urbanisation et en deçà de la limite des espaces proches du rivage, où la constructibilité est limitée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CGCB & ASSOCIÉS

5 juin 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2300488

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la commune de Soliers d’un recours de plein contentieux visant à obtenir la condamnation solidaire des sociétés Niu ingénierie Construction, Gagneraud Construction et Socotec Construction au titre de désordres affectant l’extension d’une salle polyvalente (fissurations, faux-aplomb, défauts d’enduit). Le tribunal a retenu la responsabilité contractuelle des constructeurs pour les désordres réservés lors de la réception des travaux, en application des principes régissant la responsabilité des constructeurs et du code de la commande publique. Il a condamné solidairement les sociétés Niu ingénierie Construction et Gagneraud Construction à verser à la commune les sommes de 16 519,80 € TTC pour les reprises structurelles, 12 000 € TTC pour l’enduit de façade, et 4 500 € TTC pour les frais de maîtrise d’œuvre, avec intérêts au taux légal à compter de la requête. La société Socotec Construction a été mise hors de cause, sa responsabilité de contrôleur technique n’étant pas engagée en l’absence de faute prouvée.

Avocat : LENGLET - MALBESIN & ASSOCIES

5 juin 2025• 3ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301876

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la demande de M. C, détenu au centre de détention de Joux-la-Ville, qui sollicitait l’annulation du refus implicite de communication des catalogues de cantine (2018-2022) et de la liste de ses achats. Le tribunal a constaté que les catalogues de 2019 à 2022 avaient été transmis en cours d’instance, rendant sans objet les conclusions sur ce point. En revanche, le refus de communiquer le catalogue de 2018 et la liste récapitulative des achats a été jugé illégal, car ces documents administratifs sont communicables de plein droit en vertu des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, sans que l’administration n’établisse d’obstacle légal à leur divulgation. La solution retenue est donc l’annulation partielle de la décision implicite de refus et l’injonction de communiquer ces documents sous astreinte.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

5 juin 2025• CH 2 JU
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301991

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la demande de M. C, détenu, visant à obtenir la communication des catalogues de cantine (2018-2020) et de la liste de ses achats, refusée implicitement par le directeur du centre de détention de Joux-la-Ville. Le tribunal a jugé que ces documents constituent des documents administratifs communicables de plein droit en vertu des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Constatant que les catalogues de 2019 et 2020 avaient été transmis en cours d'instance, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. En revanche, le tribunal a annulé la décision de refus pour le catalogue de 2018 et la liste des achats, enjoint à l'administration de les communiquer sous un mois, et condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

5 juin 2025• CH 2 JU
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301529

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. C, détenu, contestant le refus implicite du directeur du centre de détention de Joux-la-Ville de lui communiquer les catalogues de cantine (2021-2022) et la liste de ses commandes. Le tribunal a constaté que les catalogues avaient été transmis en cours d'instance, rendant sans objet cette partie du litige. Concernant la liste des commandes, l'administration a justifié de son impossibilité matérielle de la fournir, ces documents étant détenus par un prestataire privé et détruits après quatre mois. Par conséquent, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, estimant que le refus de communication de la liste n'était pas illégal au regard des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

5 juin 2025• CH 2 JU
CAA13Décision• contentieux répressif

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA01330

Avocat : SCP GOBERT & ASSOCIES AVOCATS

5 juin 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513043

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 20 mars 2025 par laquelle le Centre national de gestion (CNG) a refusé à Mme B, médecin lauréate des épreuves de vérification des connaissances en gériatrie, l'autorisation d'exercer et lui a prescrit un nouveau parcours de consolidation des compétences. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés invoquées par la requérante (fin de contrat, logement) ne présentant pas un caractère suffisamment immédiat ou grave au regard de l'intérêt public tenant à la vérification de ses compétences. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES

5 juin 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310195

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour. La requérante avait présenté sa demande par courrier postal, alors que les textes applicables (articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) imposaient une demande par téléservice ou par comparution personnelle. En l’absence de décision administrative faisant grief, le recours pour excès de pouvoir était irrecevable. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET L&P ASSOCIATION D'AVOCATS

5 juin 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305527

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la préfète du Val-de-Marne à la SCCV 94002 Le Perreux Lorraine pour deux immeubles de 38 logements. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance du dossier de demande, arguant d'un défaut de consultation du gestionnaire de voirie et d'un plan de division incomplet. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'avis du service gestionnaire de la voirie départementale avait bien été recueilli et que les dispositions du code de l'urbanisme relatives au plan de division n'étaient pas applicables en l'espèce.

Avocat : RIVIERE & ASSOCIES

5 juin 2025• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312902

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. H et autres, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 12 juin 2023 par lequel le maire de Vincennes avait délivré un permis de démolir et de construire un immeuble de dix logements. Les requérants soulevaient de nombreux moyens, notamment l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) et du code de l'urbanisme, ainsi que l'illégalité de l'avis de l'Architecte des bâtiments de France. Le tribunal a examiné l'ensemble des moyens, dont celui tiré de l'absence de reproduction des prescriptions des avis consultatifs, et les a jugés non fondés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les demandes subsidiaires de la société défenderesse.

Avocat : CABINET FRECHE ET ASSOCIES

5 juin 2025• 7ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2200821

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de Mme A, directrice d’établissement hospitalier, qui contestait les décisions des 14 et 20 décembre 2021 fixant la part « fonctions » de sa prime de fonctions et de résultats pour l’année 2021. Le tribunal a d’abord écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur des actes, en raison d’une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a rappelé que la part fonctionnelle de cette prime, régie par le décret n° 2012-749 du 9 mai 2012, tient compte des responsabilités et de l’expertise, et non de la manière de servir, qui relève de la part « résultats ». Par conséquent, la requérante ne pouvait utilement invoquer son évaluation professionnelle pour contester le coefficient attribué à la part fonctionnelle.

Avocat : SCP MVDG AVOCATS ASSOCIES

5 juin 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2201326

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme A, épouse B, infirmière contractuelle, qui contestait le recours abusif aux contrats à durée déterminée par le centre hospitalier La Palmosa entre 2009 et 2021. La requérante sollicitait l'indemnisation de ses préjudices, estimant que l'administration avait abusé de la succession de 47 CDD. Le tribunal a rappelé les dispositions des articles 9 et 9-1 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, qui encadrent le recrutement des agents contractuels dans la fonction publique hospitalière. Il a jugé que, pour caractériser un abus, il convenait d'examiner l'ensemble des circonstances de fait, notamment la nature des fonctions, le nombre et la durée cumulée des contrats. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le raisonnement s'appuie sur les textes précités et la jurisprudence relative à l'indemnisation en cas de renouvellement abusif de CDD.

Avocat : BRAUNSTEIN & ASSOCIES

5 juin 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2203176

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la demande de Mme A, ingénieur hospitalier contractuel, qui contestait le non-renouvellement de son contrat par le Centre Hospitalier Universitaire de Nice et sollicitait des indemnités pour préjudices financier et moral. Le tribunal a reconnu que l'établissement avait commis une faute en ne respectant pas le délai de prévenance d'un mois prévu par l'article 41 du décret n° 91-155 du 6 février 1991, applicable à la fonction publique hospitalière. Cependant, il a estimé que les préjudices allégués par Mme A ne présentaient pas de lien de causalité direct et certain avec cette irrégularité, notamment car elle disposait des documents nécessaires pour s'inscrire à Pôle emploi. En conséquence, la requête de Mme A a été rejetée.

Avocat : CABINET GILLET BROC AVOCATS ASSOCIES

5 juin 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403783

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes rejetant la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien. La juridiction estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec une compatriote en situation régulière et de la naissance de leurs trois enfants en France. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois, sans astreinte.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

5 juin 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501754

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 18 juillet 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas réexaminé la situation de M. A ni délivré le récépissé de demande de titre de séjour enjoint. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 200 euros par jour à l’encontre du préfet, à défaut d’exécution complète dans un délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

5 juin 2025• 1ère chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302028

Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par la SCI au fil du Noé de demandes d'annulation de deux arrêtés de non-opposition à déclaration préalable (des 29 septembre 2022 et 19 février 2024) délivrés par le maire de Caen à M. A pour la modification et la construction d'un mur de clôture, ainsi que du refus implicite de dresser un procès-verbal d'infraction. La requérante invoquait notamment l'incomplétude des dossiers de déclaration et la méconnaissance des règles d'urbanisme (articles UB 11.2 du PLU et R. 111-27 du code de l'urbanisme). Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la SCI, en considérant que la requête était tardive et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : CHANUT AVOCATS ET ASSOCIES

5 juin 2025• 3ème Chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500777

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Pietrosella autorisant une déclaration préalable de construction. Le juge a retenu le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme, estimant que le projet, situé dans une zone de coupure d'urbanisation et en deçà des espaces proches du rivage, constituait une extension de l'urbanisation en discontinuité des zones déjà urbanisées. La solution se fonde sur le plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) et les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la protection du littoral.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CGCB & ASSOCIÉS

5 juin 2025