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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA63Ordonnance

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301671

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme tardive la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lever son inscription au fichier national des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA). Le juge a constaté que le recours contentieux, enregistré le 6 juillet 2023, avait été formé après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision de rejet du recours gracieux, intervenue au plus tard le 24 février 2023. Le recours hiérarchique ultérieur n'a pas prorogé ce délai, car il n'a pas été notifié dans le délai de recours contentieux initial. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-2 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SCP PORTEJOIE & ASSOCIES

18 mars 2025
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207093

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme F et de ses fils, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices résultant du décès de M. A, exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires en Polynésie française. Le tribunal a estimé que leur créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir au plus tard en 2018, date à laquelle ils avaient connaissance du dommage et de son origine. Les requérants n'ayant pas interrompu la prescription avant le 1er janvier 2023, leur action était tardive. La solution retenue est le rejet de la requête.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

18 mars 2025• 3ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201369

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la CPAM de la Loire-Atlantique, qui demandait la condamnation de la commune de Mouilleron-le-Captif pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public suite à la chute de son assurée, Mme B, le 16 mai 2020. Le tribunal a estimé que la CPAM ne rapportait pas la preuve du lien de causalité entre l'état de l'ouvrage public et l'accident, les circonstances exactes de la chute n'étant pas établies. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires, y compris l'indemnité forfaitaire de gestion, ont été rejetées. Les frais de justice ont été laissés à la charge de chaque partie.

Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES

18 mars 2025• Magistrat : Mme THOMAS - R. 222-13
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302690

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, adjoint technique principal, qui contestait son arrêté de suspension de fonctions pour 4 mois pris par le maire d’Echirolles le 1er mars 2023. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de vice de procédure, jugeant que le maire pouvait signer l’acte malgré d’éventuelles délégations et que la saisine du conseil de discipline n’était pas soumise à un délai impératif. Il a estimé que les faits de vols et recels reprochés à l’agent, ayant donné lieu à un renvoi devant le tribunal correctionnel, présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la suspension dans l’intérêt du service, sans que la commune ait à prouver l’impossibilité d’un reclassement ou une atteinte à son image. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 531-1 et L. 532-1 du code général de la fonction publique.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207867

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, policier municipal radié des cadres, qui contestait le refus du maire d'Albertville de lui verser une indemnité pour les jours épargnés sur son compte épargne-temps (CET). Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour défendre la commune en justice grâce à une délibération du conseil municipal. Sur le fond, il a estimé que l'agent ne peut prétendre à une indemnisation des jours de son CET qu'en présence d'une délibération locale le prévoyant, conformément à l'article 7-1 de la loi du 26 janvier 1984 et au décret du 26 août 2004. En l'absence d'une telle délibération, la demande de M. B a été rejetée.

Avocat : LANDOT & ASSOCIES

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207131

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, policier municipal, contestant son exclusion temporaire de deux ans prononcée par le maire de Tain-l'Hermitage. Le tribunal a jugé que plusieurs faits reprochés, comme le dénigrement du plan de stationnement, les propos insultants et sexistes, et les verbalisations excessives, étaient établis et constituaient des fautes disciplinaires. Cependant, il a estimé que le grief d'avoir ouvert son holster pour intimider lors d'une réunion n'était pas matériellement prouvé. En conséquence, le tribunal a annulé la sanction comme disproportionnée, en application des articles L. 533-1 du code général de la fonction publique et L. 761-1 du code de justice administrative, et a enjoint à la commune de réintégrer M. B et de reconstituer sa carrière.

Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204212

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, agent territorial, contestant l'arrêté du 3 mai 2022 par lequel le maire de Saint-Egrève a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 15 novembre 2021 et l'a placée en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, car un arrêté ultérieur du 18 juillet 2022 a retiré la décision de placement en congé de maladie ordinaire en la plaçant rétroactivement en congé de longue maladie. Il a également jugé irrecevables les conclusions contestant un refus de congé de longue maladie, aucune demande en ce sens n'ayant été formulée à la date de l'arrêté attaqué. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, confirmant la légalité de la décision de refus d'imputabilité au service.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204118

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, agent de nettoyage de la commune de Tain-l'Hermitage, qui contestait le refus du maire de lui accorder une période de préparation au reclassement. Le tribunal a estimé que la décision attaquée ne méconnaissait ni l'article L. 826-2 du code général de la fonction publique, ni l'article 2 du décret du 30 septembre 1985, car l'agent, bien que définitivement inapte à son poste, n'était pas inapte à toutes les fonctions de son grade, condition requise pour bénéficier de ce dispositif. Les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir soulevées par la commune.

Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203980

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, policier municipal suspendu par deux arrêtés du maire de Tain-l'Hermitage en mai et juin 2022. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le second arrêté, car le placement de l'agent en congé de maladie avait implicitement abrogé la suspension avant son entrée en vigueur. Concernant le premier arrêté, le tribunal a rejeté la demande d'annulation, jugeant que les faits reprochés (agressivité, propos sexistes, désobéissance) étaient suffisamment vraisemblables et graves pour justifier une suspension au titre de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, et que le détournement de pouvoir allégué n'était pas établi.

Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201400

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, sage-femme territoriale, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2022 fixant son régime indemnitaire en exécution d'un précédent jugement. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et qu'il n'avait pas à être motivé car il ne constituait ni une sanction ni un refus d'avantage. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et des décrets relatifs au régime indemnitaire (RIFSEEP).

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

18 mars 2025• 6ème Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415780

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société civile immobilière Vignerons, qui demandait une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer ses préjudices. La société estimait avoir subi des dommages en raison de décisions du maire de Bondy (sursis à statuer, refus de permis, retrait de permis tacite) ayant entravé son projet immobilier, ces décisions ayant été annulées par le tribunal. Le juge des référés a considéré que la mesure d'expertise n'était pas utile, car la société disposait déjà d'éléments suffisants (estimation de pertes locatives et de surcoûts) pour engager un éventuel recours indemnitaire. La demande de la commune de Bondy au titre des frais de justice a également été rejetée.

Avocat : CABINET TAITHE PANASSAC ASSOCIÉS

18 mars 2025
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300102

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la SAS Merindol location, qui contestait un rappel de TVA de 28 518 euros pour la période 2016-2020. La société soutenait que la location de mobil-homes à un exploitant de camping pouvait bénéficier du taux réduit de 10% prévu à l’article 279 a du code général des impôts, mais le tribunal a jugé que ce taux est réservé aux prestations fournies directement par l’exploitant du terrain de camping classé à ses clients, et non aux locations entre sociétés. Concernant la péremption du droit à déduction de la TVA sur l’acquisition des mobil-homes, le tribunal a appliqué l’article 208 de l’annexe II au code général des impôts, estimant que la bonne foi de la société ne pouvait faire échec à ce délai légal.

Avocat : MBA & ASSOCIES

18 mars 2025• 1ère chambre
TA83Ordonnance

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500842

Le Tribunal administratif de Toulon a constaté que la requête de l'association Leo Lagrange Animation, enregistrée sous le n° 2500842, constituait un doublon d'une instance précédente (n° 2500755). En application des principes de gestion du greffe, le tribunal a ordonné la radiation de ce dossier du registre. Aucun texte spécifique autre que le code de justice administrative n'est appliqué, la décision étant purement procédurale.

Avocat : UGGC & ASSOCIES

18 mars 2025
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402532

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B D contestant le permis de construire délivré le 18 août 2023 par le maire de Morsang-sur-Orge à la société HM Consulting pour un immeuble de cinq logements et un local à usage de bureaux. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'incomplétude du dossier de demande, et la méconnaissance des articles UP 6, UP 10 et UP 12 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU). La commune a soulevé une fin de non-recevoir tirée du défaut de notification du recours contentieux. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, sans examiner le fond, en application des articles R. 600-1 et R. 600-2 du code de l'urbanisme, faute pour le requérant d'avoir justifié de la notification de son recours à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis.

Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES

18 mars 2025• 9ème chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2009612

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation du département du Val-de-Marne à l’indemniser pour une chute survenue le 5 avril 2019, causée par une plaque d’égout surélevée sur un trottoir en travaux. La juridiction a estimé que l’obstacle, bien que présent, n’excédait pas ceux auxquels un usager de la voie publique doit normalement s’attendre, d’autant que la zone était signalée et que la requérante, résidant à proximité, connaissait les lieux. En conséquence, le défaut d’entretien normal de l’ouvrage public n’a pas été retenu, et la responsabilité du département n’a pas été engagée. La demande de Mme B a été rejetée, de même que les conclusions du département au titre des frais de justice.

Avocat : IMBERT & ASSOCIES

18 mars 2025• 6ème chambre, JU
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427562

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de police du 29 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, rappelant que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne s'adresse pas aux États membres, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La légalité de la décision fixant le pays de destination a été confirmée par voie de conséquence du rejet de la contestation de l'obligation de quitter le territoire.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

18 mars 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227122

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la SAS Lor Matignon contestant des rehaussements de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, commerces et stationnement en Île-de-France pour les années 2015 à 2018. La société soutenait notamment une insuffisance de motivation de la proposition de rectification et demandait l'exclusion des parties communes et voies de circulation des surfaces taxables. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la proposition de rectification exposait suffisamment les motifs du rehaussement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit statué sur les autres moyens, l'administration ayant conclu au rejet. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET BERGER, THIRY ET ASSOCIES - BTA (SELARL)

18 mars 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224360

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de M. et Mme B visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016, contestant uniquement le calcul du boni de liquidation des sociétés Swendy Ltd et Veran Ltd. Les requérants soutenaient que les résultats déficitaires de ces sociétés devaient être imputés sur le boni de liquidation, conformément à la doctrine fiscale et au principe d'égalité. Le tribunal a rejeté leur argumentation, jugeant que, selon les articles 111 bis, 112 et 161 du code général des impôts, le boni de liquidation imposable se calcule par différence entre l'actif net et les apports, sans prise en compte des résultats déficitaires antérieurs. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé des impositions supplémentaires.

Avocat : CABINET DEGROUX, BRUGERE & ASSOCIES - DBA (SCP)

18 mars 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2208343

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de la SAS Lor Matignon contestant ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2019, 2020 et 2021, ainsi que la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2021. La société soutenait notamment que l'administration avait retenu à tort un terme de comparaison inadapté (local de 1966 pour un bâtiment de 1768) et avait modifié sans justification les pondérations. Le tribunal a joint les deux requêtes et, appliquant l'article R.194-1 du livre des procédures fiscales, a rappelé que la charge de la preuve incombait à la société requérante. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement rejette les demandes de la SAS Lor Matignon.

Avocat : CABINET BERGER, THIRY ET ASSOCIES - BTA (SELARL)

18 mars 2025• 1re Section - 1re Chambre - R.222-13
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502700

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à obtenir un rendez-vous pour la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. La préfète du Rhône a produit une attestation prolongeant les effets du titre de séjour précédent jusqu'à la remise du nouveau document, ce que le juge a estimé suffisant pour justifier du droit au séjour et de l'activité professionnelle. En conséquence, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, le litige ayant perdu son objet. L'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.

Avocat : ASSOKO-EHOUMAN

18 mars 2025