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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500269

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête du préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, qui demandait la suspension du permis de construire tacitement accordé à M. B pour une maison individuelle dans le hameau de Bomorto. Le juge a estimé que le déféré était tardif, le recours gracieux du préfet ayant été exercé au-delà du délai de trois mois prévu à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme pour le retrait d'un permis tacite. Sur le fond, le tribunal a également considéré que le projet s'intègre dans un hameau existant au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, et qu'il ne méconnaît pas les dispositions relatives aux espaces stratégiques agricoles du PADDUC. La demande de l'État a donc été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES

14 mars 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201290

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SCS NTR, qui contestait des rappels de TVA pour 2015-2017. La société, active dans la location de véhicules de luxe, n'a pas démontré la régularité de sa comptabilité, notamment en raison de l'absence de justificatifs pour certaines prestations et de factures incomplètes. Le tribunal a confirmé l'application du taux normal de TVA, jugeant que les prestations de location avec chauffeur n'étaient pas éligibles au taux intermédiaire de l'article 279 b quater du code général des impôts. Il a également rejeté les demandes d'exonération pour des prestations réalisées à l'étranger, faute de preuves suffisantes, et a validé les pénalités pour manquement délibéré.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET LONJON & ASSOCIÉS

14 mars 2025• 7ème Chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2201726

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, conducteur ambulancier au CHU de Rennes, contestant une retenue sur traitement pour absence de service fait le 18 décembre 2021 entre 7h et 11h30. Le requérant soutenait ne pas avoir reçu la veille l'assignation l'obligeant à reprendre son service, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant, la retenue étant uniquement fondée sur l'absence de service fait durant cette période. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du directeur des ressources humaines du CHU, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les fins de non-recevoir soulevées. Les textes appliqués sont la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, relatives à la fonction publique.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS HOUDART & ASSOCIES

14 mars 2025• 4ème Chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305311

Le Tribunal Administratif de Montpellier (3ème chambre) a annulé l'arrêté du 4 juillet 2023 par lequel le préfet de l'Hérault refusait un titre de séjour à M. E, ressortissant marocain. La juridiction a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé que M. E résidait en France depuis 2014 avec son épouse et leurs deux enfants nés en France, et qu'il était impliqué dans leur scolarité et leur suivi médical. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. E dans un délai de deux mois.

Avocat : SCP DESSALCES & ASSOCIES

14 mars 2025• 3ème chambre
TA31Ordonnance

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407012

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SELAS EGIDE, mandataire liquidateur de l'EIRL "chez Annie Casagrande", d'une demande de condamnation de la commune de Saint-Mamet à lui verser 14 000 euros en réparation d'un préjudice. La commune a soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, arguant que le contrat en litige était un contrat de droit privé. Le tribunal a fait droit à cette exception, rappelant que les litiges entre un locataire et son bailleur relèvent du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.

Avocat : SCP COURRECH & ASSOCIES

14 mars 2025
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301104

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de la société Viamedis contestant des titres de recettes émis par le centre hospitalier de Carpentras pour un montant total de 3 765,23 euros, ainsi que des saisies administratives à tiers détenteur. La société demandait l'annulation des titres, la décharge de paiement et le remboursement de sommes prélevées. Le tribunal a donné acte du désistement partiel de la société concernant certains titres de recettes. La solution retenue porte sur la recevabilité et le bien-fondé des conclusions, en application du code de la santé publique, du code général des collectivités territoriales, du livre des procédures fiscales et du code de justice administrative.

Avocat : SCP DERRIENNIC & ASSOCIES

14 mars 2025• 3ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400743

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 15 février 2024 par lequel la maire de Voujeaucourt s'était opposée à sa déclaration préalable de travaux pour la modification d'une clôture. Le tribunal a jugé que le projet, consistant en la pose d'occultants (brise-vues artificiels), méconnaissait l'article UA 11 du plan local d'urbanisme (PLU), qui interdit ce type d'élément. Le moyen tiré d'un détournement de pouvoir, fondé sur l'absence d'opposition à d'autres projets similaires, a également été écarté. En conséquence, la requête a été rejetée et M. B a été condamné à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

14 mars 2025• 2ème chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301275

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de l'Association Blanc Mesnil Sport Judo visant à obtenir la communication de plusieurs documents relatifs à l'attribution et à l'occupation des salles municipales. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel concernant les plannings des saisons 2021-2022 et 2022-2023, déjà communiqués. Pour le surplus, il a rejeté la requête, estimant que les autres documents sollicités (critères d'attribution, document de mise à disposition, relevés des gardiens) n'existaient pas ou n'étaient pas conservés par la commune, et que l'association n'apportait pas la preuve de leur existence. La décision s'appuie sur les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES

14 mars 2025• 9ème chambre (J.U)
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301557

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B, propriétaire d’un immeuble à Angoulême, qui sollicitait la condamnation de la communauté d’agglomération du Grand Angoulême à lui verser une indemnité provisionnelle pour des désordres (fissures) survenus après des travaux de voirie. Le juge a estimé que l’obligation de la collectivité n’était pas non contestable, en raison de l’existence d’un protocole transactionnel signé en 2007 couvrant les désordres, et des insuffisances techniques du rapport d’expertise imputant 50 % de la responsabilité à la communauté d’agglomération. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui subordonne l’octroi d’une provision à l’existence d’une obligation non sérieusement contestable.

Avocat : SCP D'AVOCATS SEBAN & ASSOCIES

14 mars 2025
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2201912

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B A, rédactrice territoriale, qui contestait le refus de la commune de Brignoles de reconnaître l’imputabilité au service de sa maladie, déclarée à la suite d’un harcèlement moral présumé. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’irrégularité de la composition du conseil médical, estimant que celui-ci pouvait valablement siéger après reports successifs. Il a également jugé que la commune n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en se fondant sur l’avis défavorable du conseil médical. La décision s’appuie notamment sur le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 et le décret n° 2022-350 du 11 mars 2022.

Avocat : VEDESI ASSOCIATION D' AVOCATS

14 mars 2025• 2ème chambre
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2200971

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 9 février 2022 par lequel le maire du Val s'est opposé à sa déclaration préalable pour la construction d'un mur de clôture. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que le signataire disposait d'une délégation valable et que la décision était suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que le projet méconnaissait l'article UF11 du plan local d'urbanisme, car il s'agissait d'un mur plein dépassant la hauteur autorisée de 1,80 mètre, sans fonction de soutènement justifiée. La demande d'injonction et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, et la commune du Val a obtenu 1 500 euros à ce titre.

Avocat : KERKERIAN & ASSOCIES

14 mars 2025• 2ème chambre
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2102049

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand était saisi par la société Viamedis, organisme de gestion du tiers payant, contestant des titres de recettes émis par le centre hospitalier du Mont-Dore et recouvrés par deux saisies administratives à tiers détenteur. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre quatre titres de recettes annulés par l'hôpital en cours d'instance. Sur le fond, il a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire devant le comptable public, conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.

Avocat : DERRIENNIC & ASSOCIES

14 mars 2025• Chambre 1
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2100260

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2014 et 2015. Le requérant invoquait des vices de procédure (défaut de réponse à ses observations, motivation insuffisante de la proposition de rectification, non-communication de documents) et contestait le bien-fondé du redressement, estimant que l'administration avait appliqué de manière erronée les seuils d'agrément prévus par les articles 199 undecies A et 217 undecies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que l'administration avait correctement apprécié le seuil de deux millions d'euros par programme immobilier, conformément à la doctrine et à la jurisprudence, pour refuser le bénéfice de la réduction d'impôt. La requête a donc été rejetée.

Avocat : COUDERC DINH & ASSOCIES

14 mars 2025• Chambre 1
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300040

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A C, agent territorial, contestant l'arrêté du 28 octobre 2022 du SIVOM Communauté du Béthunois l'admettant à la retraite pour invalidité, en tant qu'il ne reconnaît pas l'imputabilité au service de cette invalidité. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que l'arrêté attaqué ne contenait aucune décision relative à l'imputabilité au service de l'invalidité, mais se bornait à constater l'inaptitude absolue et définitive à toutes fonctions et à prononcer l'admission à la retraite. En conséquence, les conclusions de Mme C, dirigées contre une décision inexistante, ont été déclarées irrecevables. Le jugement s'appuie sur le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la CNRACL.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PEYRICAL ASSOCIES

14 mars 2025• 8ème chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203507

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de la SARL Orphée contestant un titre exécutoire de 13 628,21 euros émis par la commune de Liévin pour le remboursement de travaux de réparation d’un faux-plafond effondré au centre aquatique Nauticaa. La société invoquait notamment l’absence de procédure amiable préalable, des vices de forme du titre et le mal-fondé de la créance, estimant que les travaux structurels incombaient à la commune. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, puis a examiné le fond. Il a appliqué les dispositions du code général des collectivités territoriales, du code des relations entre le public et l’administration, et du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la légalité du titre exécutoire.

Avocat : SELAS VALSAMIDIS AMSALLEM JONATH FLAICHER et ASSOCIES

14 mars 2025• 8ème chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201609

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A B contestant le retrait de son permis de construire tacite par le maire de Saint-Floris. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 14 octobre 2021, le considérant comme un acte préparatoire insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté de retrait, estimant qu'il était suffisamment motivé. Enfin, le tribunal a écarté le moyen d'illégalité du plan local d'urbanisme, se fondant sur les articles L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme, et a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PEYRICAL ASSOCIES

14 mars 2025• 1ère Chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109512

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête du liquidateur de la société Mader Colors contestant l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2021 imposant des prescriptions complémentaires pour la remise en état du site. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il juge également que le préfet n'avait pas à déclarer sa créance au titre de l'article L. 622-26 du code de commerce, l'arrêté relevant de ses pouvoirs de police administrative au titre du code de l'environnement (articles L. 511-1 et R. 512-39-3). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : SCP E. FORGEOIS & ASSOCIÉS

14 mars 2025• 1ère Chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2103744

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les demandes de Mme A, agent du SDIS du Pas-de-Calais, qui contestait le refus de protection fonctionnelle et sollicitait des dommages-intérêts pour harcèlement moral. Le tribunal a rejeté ses requêtes, estimant que les faits invoqués ne constituaient pas un harcèlement moral au sens de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983. La décision de refus de protection fonctionnelle a été jugée légale, et la demande indemnitaire a été rejetée faute de preuve d'une faute de l'administration.

Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES

14 mars 2025• 8ème chambre
TA54Ordonnance

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401635

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme B d’une requête contestant le refus implicite du centre hospitalier intercommunal du massif des Vosges de régulariser sa rémunération sur le fondement de l’article 3 de l’ordonnance n° 2021-292 du 17 mars 2021, et demandant un rappel de salaires. Par un mémoire du 10 janvier 2025, Mme B s’est désistée purement et simplement de son instance. Le tribunal, constatant que ce désistement était sans obstacle, en a donné acte par ordonnance du 14 mars 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision met ainsi fin à la procédure sans examen au fond.

Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES

14 mars 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 498701

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

13 mars 2025ECLI:FR:CECHR:2025:498701.20250313• 7ème et 2ème chambres réunies