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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2301104

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2301104

vendredi 14 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2301104
TypeDécision
Formation3ème chambre
Avocat requérantSCP DERRIENNIC & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 mars 2023, 12 août 2023 et 22 décembre 2023, la société Viamedis, représentée par Me Hue, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler les titres de recettes d'un montant total de 3 765,23 euros émis à son encontre par le centre hospitalier de Carpentras ;

2°) de prononcer la décharge du paiement d'un montant de 9 721, 12 euros ;

3°) d'enjoindre au centre hospitalier de Carpentras de lui rembourser un montant total de 10 919,04 euros, ainsi qu'un montant total de 13 608,99 euros, augmentés des intérêts au taux légal à compter de la date d'encaissement de ces sommes par la trésorerie de Carpentras, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, en mentionnant dans les avis de remboursement ou de virement le numéro de chaque titre remboursé ;

4°) de donner acte à sa demande de désistement partiel ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le juge administratif est compétent ;

- sa requête est recevable ;

- elle n'a pas reçu les titres de perception pour un montant de 6 171,40 euros malgré ses demandes de duplicata ;

- les titres de recettes pour un montant de 3 549,72 euros ne sont pas fondés en l'absence de montant valide, d'erreur sur l'identité de débiteur par l'ordonnateur, de risque non couvert et non pris en charge par la mutuelle, ou en l'absence de bénéficiaire connu, en l'absence de carte Viamedis pour la période des soins, de fin de convention avec la mutuelle et enfin au motif de non-conformités de la facturation. ;

- elle ne retrouve pas trace du versement allégué du comptable public d'un montant de 7 481,77 euros ;

- elle a droit en tout état de cause, en prenant en compte le versement précité au remboursement de la somme de 1 197,92 euros, solde entre les titres réglés par la société Viamedis et les versements de la trésorerie hospitalière de Carpentras en cours d'instance ;

- qu'elle a droit au remboursement des sommes indûment prélevées par l'administration et demande la décharge du paiement des sommes des titres annulés.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 mai 2023 et le 25 octobre 2023, le comptable du centre des finances publiques de Carpentras Etablissements hospitaliers conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- le juge administratif n'est pas compétent pour connaître des conclusions à fin d'annulation de saisie administrative à tiers détenteur ;

- la requête est irrecevable dès lors que la requérante conteste le bien-fondé de la créance dans un contentieux de recouvrement et qu'elle n'a pas formé de recours préalable obligatoire contre l'acte de poursuite ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 août 2023, le 25 octobre 2023 et le 9 janvier 2024, le directeur départemental des finances publiques de Vaucluse conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que le directeur départemental des finances publiques de Vaucluse est incompétent en matière d'assiette.

La requête a été communiquée au centre hospitalier de Carpentras, mis en demeure de produire des observations le 29 février 2024, qui n'a pas cependant produit de mémoire.

Par un courrier du 3 février 2025 adressé au moyen de l'application Télérecours, la société anonyme Viamedis a été invitée à produire, dans un délai de quinze jours, les titres exécutoires contestés et non produits afin de régulariser sa requête.

Les parties ont été informées le 18 février 2025, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative de ce que le tribunal est susceptible de retenir l'irrecevabilité de la demande présentée par la société Viamedis tendant à la restitution des sommes prélevées par l'administration correspondant à 49 titres de recettes du centre hospitalier de Carpentras d'un montant total de 13 608, 99 euros, en l'absence de demande préalable indemnitaire.

Par mémoire du 20 février 2025, la société Viamedis a présenté des observations en réponse à ce moyen d'ordre public.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Portal,

- les conclusions de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. La société anonyme (SA) Viamedis assure, au nom d'organismes d'assurance maladie complémentaire, le bénéfice du tiers payant pour une part de dépenses non couvertes par la sécurité sociale. Le 4 et le 27 janvier 2023, la trésorerie hospitalière de Carpentras lui a notifié trois saisies administratives à tiers détenteur, (n° SATD 10567493317 n° 10627529317 et n° 10567493417) d'un montant respectivement de 8 152,43 euros, 1003,61 et 8 156,55 euros pour un total de 17 312,59 euros de titres de recettes émis par le centre hospitalier universitaire de Carpentras. Compte tenu de la nature de ses conclusions et des moyens invoqués, la société Viamedis doit être regardée comme demandant l'annulation des titres de perception concernés par ces saisies et la décharge des sommes correspondantes.

Sur le désistement partiel :

2. Dans le dernier état de ses écritures, la société Viamedis indique ne plus contester les titres de recettes n° 19990, 23313,27481,1681,299,664,682 et 694.

3. Dans ces conditions, il y a lieu de considérer que la société Viamedis s'est purement et simplement désistée de ses conclusions dirigées contre ces titres de recettes. Rien ne s'y opposant, il convient de donner acte à ce désistement.

Sur l'exception d'incompétence de la juridiction administrative opposée en défense :

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 6145-9 du code de la santé publique : " I.- Les créances des établissements publics de santé sont recouvrées selon les modalités définies aux articles L. 1611-5 et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. (). Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " Les dispositions du présent article s'appliquent également aux établissements publics de santé. / 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur / 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales () ". Selon l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / () c) Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des établissements publics de santé, devant le juge de l'exécution. ". L'article R. 281-1 du même livre dispose : " Les contestations relatives au recouvrement prévues par l'article L. 281 peuvent être formulées par le redevable lui-même ou la personne tenue solidairement ou conjointement. / Elles font l'objet d'une demande qui doit être adressée, appuyée de toutes les justifications utiles, au chef de service compétent suivant : a) Le directeur départemental ou régional des finances publiques du département dans lequel a été prise la décision d'engager la poursuite ou le responsable du service à compétence nationale si le recouvrement incombe à un comptable de la direction générale des finances publiques () ".

5. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que l'ensemble du contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales et des établissements publics de santé est de la compétence du juge de l'exécution, tandis que le contentieux du bien-fondé de ces créances est de celle du juge compétent pour en connaître sur le fond.

6. Une contestation relative au bien-fondé de créances hospitalières opposant un établissement public de santé à une société assurant, pour le compte d'organismes d'assurance maladie complémentaire, le bénéfice du tiers payant pour une part de dépenses non couvertes par la sécurité sociale, ne ressortit à la compétence des juridictions judiciaires en vertu d'aucune disposition. Par suite, l'exception d'incompétence soulevée en défense portant sur le litige d'assiette présenté par la société requérante, doit être écartée.

Sur la recevabilité :

En ce qui concerne le moyen d'ordre public :

7. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".

8. Si la société Viamedis, sollicite le remboursement des opérations de prélèvement en doublon, avec des paiements directs qui ont fait suite aux prélèvements intervenus dans le cadre de la saisie administrative à tiers détenteur concernant 49 titres de perception émis entre le 7 février 2017 et le 30 novembre 2020, pour un montant total de 13 608,99 euros, il résulte de l'instruction que celle-ci n'a pas adressé de demande préalable indemnitaire préalablement à son recours contentieux. Dès lors, ses conclusions tendant à la restitution de ces sommes par la trésorerie hospitalière de Carpentras doivent être rejetées comme irrecevables.

En ce qui concerne la demande de régularisation relative à la production des actes attaqués :

9. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

10. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 3 février 2025 au moyen de l'application Télérecours, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, par le greffier du tribunal administratif, la société Viamedis n'a pas produit, dans le délai qui lui était imparti, les titres de perception les titres d'un montant total de 6 171, 40 euros dont elle demande l'annulation. Par suite, les conclusions à fin d'annulation des trente-trois titres de perception suivants émis entre le 13 octobre 2016 et le 29 janvier 2021 d'un montant total de 6 171, 40 euros doivent être rejetées comme irrecevables :

- 33128 - 41430 - 44769 - 13244 - 20167 - 34674 - 34696 - 38206 - 39364 - 13189 - 16782 - 23570 - 28296 - 48666 - 36753 - 44009 - 48536 - 13997 - 31481 - 25770 - 27053 - 54767 - 54783 - 54785 - 11727 - 12310 - 18840 - 18924 - 37864 - 37926 - 37961 - 38554 - 49701

En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée en défense :

11. Le présent litige ne portant pas sur le contentieux du recouvrement, la recevabilité des conclusions tendant à l'annulation et à la décharge des sommes mises à la charge de la société Viamedis par les titres de recettes attaqués, lesquelles ne sont au demeurant assorties que de moyens mettant en cause le bien-fondé de ces titres, n'est pas subordonnée à l'exercice d'un recours préalable auprès de l'administration dans les conditions des articles L. 281 ainsi que R. 281-1 et suivants du livre des procédures fiscales, applicables uniquement dans le contentieux du recouvrement. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de l'absence d'exercice d'un recours administratif préalable obligatoire, doit être écartée.

12. Il résulte de tout ce qui précède que la société Viamedis est seulement recevable à contester le bien-fondé des titres de perception qu'elle a produit à l'instance.

Sur le bien-fondé des créances :

13. Il appartient, en principe, à l'émetteur d'un titre exécutoire d'apporter les justifications de nature à établir le bien-fondé de ce titre. Ainsi, c'est en principe au centre hospitalier de Carpentras d'apporter des éléments permettant de démontrer que la société Viamedis était effectivement redevable des créances dont le paiement lui a été réclamé par les titres de recettes contestés, réserve faite des éléments de preuve que cette société est seule en mesure de détenir et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle.

En ce qui concerne les titres de recettes n° 20018, 33256, 35882, 38466, 19127, 4070, 21547, 45756, 45835, 50385, 13864, 30823, 43136 et 680 :

14. La société Viamedis soutient que les bénéficiaires de soins visés par ces titres ne sont pas identifiés par elle. Ni le centre hospitalier de Carpentras, auquel il revient pourtant de justifier des créances hospitalières dont il se prévaut et qui n'a pas produit de mémoire en défense, ni la direction départementale des finances publiques, ne remettent en cause ces affirmations. La société Viamedis est par suite fondée à demander l'annulation de ces quatorze titres de recettes et la décharge des sommes en cause d'un montant total de 380,88 euros.

En ce qui concerne le titre de perception n° 26022 :

15. Alors que le centre hospitalier de Carpentras a facturé la chambre particulière à un montant de 50 euros, la société Viamedis invoque la limitation de ce montant à 30 euros dans le cadre d'un tarif négocié de la Fédération nationale de la Mutualité Française en vigueur dans le centre hospitalier. Ainsi, alors qu'elle apporte des éléments permettant de justifier pour quelle raison elle estime ne pas être redevable des sommes qui lui sont réclamées et en l'absence de contestation en défense du centre hospitalier de Carpentras, la société Viamedis est fondée à demander l'annulation de ce titre d'un montant de 200 euros.

En ce qui concerne les titres de recettes n° 19990, n° 23313, n° 27481, n° 299, n° 1681, n° 664 et les titres de recettes n° 38851, n°40417 et n° 13313 :

16. En se bornant à invoquer une non-conformité de la facturation d'une part et le paiement suite à la saisie administrative à tiers détenteur, le moyen présenté à l'encontre de ces titres n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, si bien qu'il ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne les titres de perception n° 12522, n° 14283, n° 14296, n° 22351, n° 39428, n° 44403, n° 44714, n° 8290, n° 48384, n° 20414, n° 51398 :

17. Si la société Viamedis invoque une non-conformité du montant de la prise en charge consentie, elle n'établit aucunement l'étendue de sa couverture et les limites de sa prise en charge de sorte que, faute de précisions suffisantes, le moyen dirigé contre ces titres ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne les titres de recettes n° 14726, n° 1737, n°9912, n° 23121, n°31265, n° 33876, n° 36993, n° 38823, n° 24856 :

18. Alors que la société Viamedis ne justifie aucunement de l'étendue des garanties couvertes par la complémentaire santé des assurés, le moyen tiré de ce que le risque ne serait pas couvert par leur complémentaire santé n'est pas établi. Par suite, elle n'est pas fondée à demander l'annulation des titres susvisés.

19. Il résulte de tout ce qui précède que la société Viamedis est seulement fondée à demander l'annulation des titres de recettes n°20018, n° 33256, n° 35882, n° 38466, n° 19127, n° 4070, n°21547, n°45756, n° 45835, n° 50385, n° 13864, n° 30823, n° 43136 et n° 680 et n° 26022 et à être déchargées des sommes correspondantes à ces titres, d'un montant total de 580,88 euros.

Sur les conclusions à fin d'injonction et de restitution :

20. L'annulation prononcée au point précédent implique seulement qu'il soit enjoint au centre hospitalier de Carpentras de restituer à la société Viamedis les sommes correspondantes aux décharges prononcées qui ont déjà été prélevées, augmentées des intérêts à compter de la mise à disposition du jugement dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.

Sur les frais de justice :

21. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société Viamedis présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er :

Article 2 :

Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de la société Viamedis dirigées contre les titres de perception listés au point 10.

Les titres de recettes n° 20018, n° 33256, n° 35882, n° 38466, n° 19127, n° 4070, n° 21547, n° 45756, n° 45835, n° 50385, n° 13864, n° 30823, n° 43136 et 680 et n° 26022 émis et rendus exécutoires par le directeur du centre hospitalier de Carpentras, sont annulés.

Article 3 :

Article 4 :

Article 5 :

La société Viamedis est déchargée des sommes correspondantes aux titres de perception annulés, d'un montant total de 580,88 euros.

Les sommes versées pour le recouvrement des titres annulés à l'article 2, d'un montant total de 580,88 euros, seront restituées à la société Viamedis, augmentées des intérêts légaux à compter de la mise à disposition du jugement.

Le surplus des conclusions de la société Viamedis est rejeté.

Article 6 :

Le présent jugement sera notifié à la Société Viamedis, au centre hospitalier de Carpentras et au ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée au comptable du centre des finances publiques de Carpentras Etablissements hospitaliers de la direction départementale des finances publiques de Vaucluse.

Délibéré après l'audience du 21 février 2025, à laquelle siégeaient :

M. Ciréfice, président,

M. Mouret, premier conseiller

Mme Portal, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2025.

La rapporteure,

N. Portal

Le président,

C. Ciréfice

Le greffier,

D. Berthod

La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles et au ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui les concerne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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