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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 894 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 894

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 374

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : AVEEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2306170

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant philippin. Le tribunal retient que le préfet n'a pas répondu à la demande de communication des motifs de cette décision implicite, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui constitue un défaut de motivation. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente.

Avocat : TRAVERSINI

4 août 2025• 6ème chambre
TA105Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500794

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d’un an. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir précisé le fondement juridique de sa demande (L. 521-1 ou L. 521-2 du code de justice administrative). De plus, aucune requête au fond n’avait été déposée pour soutenir une demande sur le fondement de l’article L. 521-1, et la demande fondée sur l’article L. 521-2 se heurtait à l’autorité d’une précédente ordonnance de rejet, sans éléments nouveaux.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LACAVE

31 juillet 2025
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504319

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial pour son époux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer des circonstances particulières justifiant une mesure provisoire immédiate.

Avocat : TRAVERSINI

30 juillet 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304688

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A, ressortissante philippine, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 8 septembre 2023 du directeur de l’institut de formation en soins infirmiers du CHU de Nice refusant son inscription en première année du diplôme d’État infirmier. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un défaut d’examen de sa situation et une méconnaissance de l’article D. 612-12 du code de l’éducation. Par un mémoire du 7 mai 2025, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Les conclusions du CHU de Nice tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, faute pour l’établissement de justifier de frais spécifiques exposés.

Avocat : TRAVERSINI

30 juillet 2025• 3ème Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502243

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 26 juin 2025 par lequel le préfet du Calvados refusait de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.

Avocat : CAVELIER

30 juillet 2025
TA105Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500715

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’un recours en annulation au fond, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, l’ordonnance a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris la demande de frais de justice.

Avocat : LACAVE

29 juillet 2025
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502337

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 986 euros en réparation du préjudice résultant d'une majoration pour retard de paiement. Le tribunal a jugé la demande manifestement irrecevable, car le redevable dispose d'une procédure spécifique pour contester cette majoration, prévue à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Cette contestation doit être portée devant le juge de droit commun après une réclamation préalable, et non par une action en responsabilité. La solution retenue s'appuie sur l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CAVELIER

29 juillet 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504870

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. C, ressortissant afghan, contestant son transfert aux autorités suédoises et son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n°604/2013, estimant que la preuve de la remise des brochures d'information n'était pas rapportée. En conséquence, l'arrêté de transfert a été annulé pour vice de procédure, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'assignation à résidence.

Avocat : CAZANAVE

28 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412908

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé (moyen de légalité externe manifestement infondé) et que les autres moyens, tirés d'erreurs de fait et de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 611-1, L. 612-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée sur le fondement des 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond.

Avocat : SCP BERTHILIER & TAVERDIN

28 juillet 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504881

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'association Alouette Animation. Celle-ci contestait le refus de la commune de Pessac de l'inscrire à l'évènement "Assos en fête 2025". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à son activité, notamment car elle n'avait pas participé à l'évènement les deux années précédentes. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

Avocat : SELARL CAROLINE LAVEISSIERE

25 juillet 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501650

Le Tribunal administratif de Nice, saisi de demandes d’exécution de deux jugements du 15 octobre 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas exécuté les injonctions qui lui avaient été faites d’annuler les refus de titres de séjour pour M. A et Mme B épouse A, de réexaminer leurs demandes et de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné au préfet de prendre ces mesures d’exécution dans un délai déterminé, sous astreinte.

Avocat : TRAVERSINI

24 juillet 2025• 5ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502704

Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 4 juin 2024 ayant annulé un refus implicite de titre de séjour et enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer la demande de Mme B, constate que cette autorité n’a pas exécuté la décision. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution dans un délai de 21 jours. La demande de frais irrépétibles est rejetée.

Avocat : TRAVERSINI

24 juillet 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2400864

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. E D et M. B D contre le refus de visas de long séjour pour réunification familiale. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer pour M. B D, un visa lui ayant été délivré en cours d'instance. Pour M. E D, le tribunal a rejeté sa demande, estimant que la commission de recours avait pu légalement se fonder sur son âge (plus de 19 ans) pour refuser le visa, sans erreur d'appréciation au regard des articles L. 561-2 et L. 561-5 du CESEDA. La décision n'a pas non plus porté une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni méconnu l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE).

Avocat : SCP BERTHILIER & TAVERDIN

21 juillet 2025• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2500389

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de la requérante résultait de son propre comportement : elle n'avait pas fourni les documents complémentaires demandés dans le délai imparti, ce qui avait entraîné la clôture de son dossier, et elle ne justifiait pas de démarches suffisantes pour déposer une nouvelle demande. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées, de même que la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : GARAVEL

21 juillet 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502075

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Calvados du 2 juin 2025 refusant un titre de séjour à Mme B A et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une situation d'urgence particulière, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la production de faux documents, et L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CAVELIER

18 juillet 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405719

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante philippine, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que, compte tenu de la durée de son séjour en France depuis 2017, de son mariage avec sa concubine en 2022 et de son insertion professionnelle, le préfet avait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. En conséquence, l'arrêté a été annulé, y compris la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Avocat : TRAVERSINI

17 juillet 2025• 1ère chambre
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300673

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 3 février 2023 par lequel le maire de Ventiseri s'était opposé à sa déclaration préalable pour créer un lot à bâtir. Le tribunal a constaté que le maire était tenu de suivre l'avis conforme défavorable du préfet de la Haute-Corse, et que M. A n'avait pas contesté cet avis par voie d'exception. En conséquence, les moyens soulevés contre la décision du maire ont été jugés inopérants. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.

Avocat : SAVELLI

17 juillet 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404006

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les recours de Mme C et de M. D, ressortissants philippins, contestant le refus de titre de séjour et, pour M. D, l'obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de leur vie familiale en France avec leurs deux enfants scolarisés depuis sept ans. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale et que l'intérêt supérieur des enfants n'était pas méconnu. La solution s'appuie sur les stipulations des conventions internationales précitées et les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TRAVERSINI

17 juillet 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503951

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Var ordonnant sa remise aux autorités italiennes et prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français d’un an. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et ne révélait pas un défaut d’examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 621-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et de la violation de la présomption d’innocence (article 9 de la CEDH). La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles tendant à la communication du dossier et à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BIDAU BONAVENTURA AXEL

17 juillet 2025• Magistrat M.HOLZER
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505027

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille de réfugiés syriens dépourvue de tout hébergement depuis son arrivée en France, dont l'épouse est atteinte d'un cancer du sein. Le juge a reconnu l'urgence et a estimé que l'absence d'hébergement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'hébergement d'urgence garanti par l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de leur octroyer un hébergement d'urgence sous astreinte.

Avocat : CAZANAVE

16 juillet 2025