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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

29 919

Décisions totales

383 581

Ordonnances

270 067

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BAEffacer tout
CAA78Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE02796

Avocat : YAMBA-TAMBIKISSA

22 janvier 2026• Juge des référés
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507683

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes d’une demande de suspension de l’exécution de la délibération du conseil municipal de Menton créant 151 emplois permanents. Le préfet invoquait un doute sérieux sur la légalité de l’acte, notamment au regard de l’article L.313-1 du code général de la fonction publique et du principe d’annualité budgétaire. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un tel doute, la commune ayant justifié d’une simple erreur matérielle et de la disponibilité des crédits nécessaires. La décision s’appuie sur les articles L.2131-6 du code général des collectivités territoriales et L.554-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP SEBAN & ASSOCIES

22 janvier 2026
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500347

Le Tribunal Administratif de Mayotte a pris acte, par ordonnance du 22 janvier 2026, du désistement pur et simple de la société mahoraise d’assainissement (SMAA) de son recours en excès de pouvoir dirigé contre une délibération du conseil syndical du syndicat mixte « Les Eaux de Mayotte » du 7 décembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement. Il a également rejeté les conclusions du syndicat mixte tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : SELARL Cabinet CABANES - CABANES NEVEU Associés

22 janvier 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304727

Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D..., adjointe technique territoriale, qui contestait l'arrêté du 23 octobre 2023 de la présidente du conseil départemental du Gard. Cet arrêté prolongeait sa disponibilité d'office puis prononçait sa réintégration à temps complet. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens de la requérante, jugeant notamment que l'arrêté était signé par une autorité compétente, qu'il n'était pas soumis à l'obligation de motivation, et que la procédure devant le conseil médical avait été régulière. La solution s'appuie sur le code général de la fonction publique et les décrets n°86-68, n°86-442 et n°87-602.

Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401576

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné le recours de M. B..., ressortissant marocain, contre un arrêté du préfet du Gard refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que, pour une demande de titre de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant marocain ne peut se prévaloir de cet article, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 constituant une réglementation spécifique et exclusive. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : BAUTES

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401603

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., ressortissante ivoirienne réfugiée en Grèce, d’une demande d’annulation de la décision de l’OFII du 7 décembre 2023 lui notifiant la sortie de son hébergement pour demandeur d’asile, ainsi que de la décision implicite de retrait des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a constaté que la décision du 7 décembre 2023 avait été retirée par l’OFII, rendant sans objet les conclusions en annulation sur ce point. S’agissant de la décision implicite de retrait des conditions matérielles d’accueil, le tribunal a jugé qu’elle était légale, dès lors que la demande d’asile de Mme B... avait été déclarée irrecevable par l’OFPRA en raison du statut de réfugié déjà obtenu en Grèce, ce qui constitue un motif de refus prévu par l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a été rejetée.

Avocat : TRUGNAN BATTIKH

22 janvier 2026• 11ème chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600016

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L.551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Sodexo Guyane Services pour contester la procédure de passation d’un marché public de maintenance technique des juridictions de la Cour d’appel de Cayenne. Le juge a rejeté la requête, considérant que le pouvoir adjudicateur n’avait pas méconnu ses obligations de publicité et de mise en concurrence. Il a notamment jugé que l’absence de communication préalable du montant des crédits budgétaires aux candidats n’était pas obligatoire et que le rejet de l’offre comme inacceptable était justifié. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la commande publique, notamment les articles L.2162-4, R.2181-3 et R.2181-4.

Avocat : SELARL CABANES NEVEU ASSOCIES

22 janvier 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401532

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. A... contestant la rectification fiscale de ses revenus 2021 et 2022, relative à une plus-value immobilière. Le requérant soutenait que la vente de sa maison d'habitation, située à Magny-sur-Tille, ne devait pas être imposée car il s'agissait de sa résidence principale, et contestait le montant de la plus-value retenue. Le tribunal a constaté un dégrèvement partiel de 275 euros prononcé par l'administration, entraînant un non-lieu à statuer à due concurrence. Sur le fond, il a rejeté la demande de décharge, considérant que le bien n'était pas la résidence principale au moment de la vente, faute d'occupation effective par le couple, et a validé le calcul de la plus-value et des pénalités. La décision s'appuie sur le code général des impôts, notamment l'article 150 U relatif à l'exonération des plus-values immobilières pour résidence principale.

Avocat : SCP PROFUMO GAUDILLIERE DUBAELE

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503999

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., de nationalité égyptienne, contestant l'arrêté préfectoral du 6 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, jugeant la délégation de signature régulière et l'examen de la situation personnelle suffisant. S'agissant du refus de délai de départ volontaire, le tribunal a estimé que le risque de soustraction était établi, car l'intéressé ne justifiait pas d'une entrée régulière et n'avait pas sollicité de titre de séjour, conformément aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BATAILLE JOEL

22 janvier 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516344

Le Tribunal Administratif de Lyon a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Labeaume pour une maison individuelle, un abri de voiture et une piscine. Cette suspension a été prononcée à la demande du préfet de l'Ardèche, sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge des référés a estimé que le moyen tiré de l'absence de sursis à statuer était propre à créer un doute sérieux sur la légalité du permis, en application de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Le projet était situé dans un site Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, et le maire n'avait pas opposé de sursis alors que le futur plan local d'urbanisme intercommunal était suffisamment avancé.

Avocat : BASTYDE AVOCATS

22 janvier 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431559

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 600 euros à M. B..., reconnu prioritaire et devant être relogé d’urgence par la commission de médiation de Paris le 11 mai 2023, en raison de la carence fautive de l’État à lui proposer un relogement dans le délai de six mois. Cette responsabilité est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a estimé que M. B..., toujours dépourvu de logement, subissait des troubles dans ses conditions d’existence et un préjudice moral, justifiant cette indemnisation. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BAGUET

22 janvier 2026• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601626

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur du 19 janvier 2026 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la confidentialité des éléments de la demande d'asile n'avait pas été méconnue et que les conditions matérielles de l'entretien n'étaient pas établies comme ayant entravé le récit du requérant. Il a jugé que le ministre avait fait une exacte application de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant la demande comme manifestement infondée, et que l'arrêté ne méconnaissait ni le principe de non-refoulement ni les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : BANOUKEPA

22 janvier 2026• 8e Section - MESD
TA80Ordonnance

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2600246

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B... d'une demande de suspension de la décision du CNAPS lui refusant le renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le juge des référés a rejeté la requête sans examiner le fond, au motif que le tribunal était territorialement incompétent. Il a estimé que le litige relevait, en application de l'article R. 312-10 du code de justice administrative, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'exercice de la profession, soit le tribunal administratif de Paris. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : BACQUET-BREHANT

22 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416508

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 25 octobre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait un titre de séjour à M. C... A..., ressortissant indien, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur une erreur de fait, le préfet s'étant basé sur un contrat de travail à temps partiel avec McDonald's, alors que le requérant avait produit un contrat à durée indéterminée à plein temps avec la société Maison Sacré. Cette erreur a entaché d'illégalité le refus de titre de séjour, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour. Les textes appliqués sont les articles L. 421-1 et L. 421-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TRUGNAN BATTIKH

21 janvier 2026• 11ème Chambre
TA95Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2414006

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait aucun défaut d'examen de sa situation personnelle et académique. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que les études de M. C... ne présentaient pas un caractère réel et sérieux, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an ont été jugées légales, les textes appliqués étant les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : WERBA

21 janvier 2026• 11ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521491

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. La requérante n’a pas produit l’acte attaqué, malgré une demande de régularisation notifiée par le tribunal. Cette omission constitue un défaut de respect des exigences de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet par ordonnance, sans instruction ni audience.

Avocat : SAMBA

21 janvier 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412369

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 28 juin 2012 en raison de la suroccupation de son logement. La carence de l'État à exécuter cette décision constitue une faute engageant sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros à M. A... pour les troubles dans ses conditions d'existence subis entre le 28 octobre 2022 et la date du jugement.

Avocat : BALBO

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517296

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Madame C... d'une demande de suspension de la décision implicite de refus d'exécuter une notification d'aide humaine individuelle (100 heures) pour son fils handicapé, scolarisé en maternelle. Le juge a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le recteur de l'académie de Créteil avait affecté une accompagnante d'élève en situation de handicap auprès de l'enfant à compter du 8 décembre 2025. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction sont devenues sans objet, et il a été prononcé un non-lieu à statuer. Les frais de justice ont été laissés à la charge de la requérante.

Avocat : BAYOU

21 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517372

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de la Seine-et-Marne refusant de renouveler le titre de séjour pour raison médicale de M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que le moyen tiré de l'erreur de droit, le préfet ayant exigé à tort une autorisation de travail non requise pour les titulaires d'une carte de séjour pour raisons de santé en application des articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : BAHIC

21 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518169

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme B... contestant le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. La décision est fondée sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car la demande d’asile a été présentée plus de quatre-vingt-dix jours après l’entrée en France, sans motif légitime. Le tribunal estime que la requérante ne justifie d’aucune vulnérabilité particulière, et que les difficultés d’hébergement invoquées ne suffisent pas à remettre en cause le refus. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

Avocat : SCP DAGNEAU-BACHIMONT & DUQUESNE

21 janvier 2026• 12ème chambre, éloignement