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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2521491

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2521491

mercredi 21 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2521491
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSAMBA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. La requérante n’a pas produit l’acte attaqué, malgré une demande de régularisation notifiée par le tribunal. Cette omission constitue un défaut de respect des exigences de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet par ordonnance, sans instruction ni audience.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 28 novembre et 10 décembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Samba, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a obligée à quitter sans délai le territoire français en fixant le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français ;

2°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention « vie privée et familiale » à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou à défaut, de réexaminer sa situation administrative sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

1. Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents des tribunaux peuvent, par ordonnance, « rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (…) ».

3. Mme B... a transmis sa requête sans l’accompagner de la décision attaquée. Le tribunal l’a invitée à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours par un courrier du 1er décembre 2025 qui est réputé avoir été régulièrement notifié deux jours ouvrés après sa mise à disposition dans l’application Télérecours. En dépit de ce courrier, la requérante n’a pas transmis la pièce demandée dans le délai qui lui était accordé. Pour cette raison, la requête de Mme B... est manifestement irrecevable et peut être rejetée par ordonnance.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête susvisée de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Montreuil, le 21 janvier 2026.


Le premier vice-président,


P. Le Garzic


La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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