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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

29 919

Décisions totales

383 581

Ordonnances

323 305

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BAEffacer tout
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307115

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une opposition aux mises en demeure de payer émises le 4 janvier 2023, portant sur des prélèvements sociaux (CSG, CRDS) réclamés solidairement pour les années 1995, 1996, 2000 et 2001, en lien avec l’activité indépendante de son ex-époux. La requérante soutenait que la solidarité de paiement prévue à l’article 1691 bis du code général des impôts pour l’impôt sur le revenu ne s’étendait pas à ces prélèvements sociaux. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que les textes applicables (notamment les articles L. 136-6 du code de la sécurité sociale et 1600-0 C du CGI) ne renvoient pas aux règles de solidarité entre époux spécifiques à l’impôt sur le revenu. En conséquence, il a prononcé la décharge de l’obligation de payer la somme de 53 292,94 euros correspondant à ces prélèvements sociaux.

Avocat : OBADIA

16 décembre 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412198

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 juin 2024. Cet arrêté ordonnait le dessaisissement de ses armes et munitions, lui interdisait d'en acquérir ou détenir, et l'inscrivait au fichier FINIADA. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en se fondant sur les dispositions des articles L. 312-11 et L. 312-13 du code de la sécurité intérieure. Il a estimé que les faits de violence signalés, même classés sans suite, justifiaient la mesure pour des raisons d'ordre public.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BAGUENARD

16 décembre 2025• 8ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505643

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. B..., ressortissant tunisien, contre deux arrêtés préfectoraux : l’un du 25 février 2025 portant retrait de sa carte de résident, expulsion et fixation du pays de destination, et l’autre du 12 mars 2025 l’assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision d’expulsion était suffisamment motivée et proportionnée, et que l’assignation à résidence était justifiée. La solution retenue est le rejet des requêtes, sur le fondement des articles L. 631-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : SAMBA

16 décembre 2025• 8ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506786

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les moyens soulevés contre le refus de titre, notamment ceux tirés de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du délai et du pays de destination, qui reposaient sur ce refus légal, ont été validées.

Avocat : SABATIER

16 décembre 2025• 8ème Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536317

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... A..., ressortissant uruguayen, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie, les éléments invoqués (expiration des récépissés, risque de suspension du contrat de travail et d'éloignement) n'étant pas suffisamment étayés ni nouveaux par rapport à une précédente ordonnance. En conséquence, la demande est rejetée, y compris les conclusions au titre des frais d'instance.

Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE

16 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312654

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 13 octobre 2023 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé la société Chronopost à licencier Mme A..., salariée protégée, pour motif disciplinaire. Le tribunal juge que la procédure de consultation du comité social et économique (CSE) a été irrégulière, car la convocation de Mme A... n'a été mise à sa disposition que le jour même de la réunion, l'empêchant d'être auditionnée en violation des articles L. 2421-3 et R. 2421-9 du code du travail. Cette irrégularité a faussé la consultation du CSE, privant ainsi la décision administrative de base légale.

Avocat : PBA LEGAL

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502511

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision du 30 août 2024 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé sa mise à la retraite d'office par la société Hôpital privé de Vitry. Le tribunal a jugé que la décision attaquée avait été prise par une autorité compétente, l'inspectrice étant régulièrement affectée par intérim. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du principe du contradictoire et le non-respect d'un délai de prévenance conventionnel, n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les articles L. 1237-5 et R. 2421-4 du code du travail, ainsi que sur la convention collective nationale de l'hospitalisation privée.

Avocat : OBADIA

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403297

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours en excès de pouvoir formé par la société VB Collections contemporaines et plusieurs consorts contre l’arrêté du 4 avril 2024 par lequel le maire de Plan-d’Aups-Sainte-Baume a refusé un permis d’aménager pour un lotissement de 9 lots. Les requérants contestaient notamment les motifs tirés de l’insuffisance du réseau d’assainissement, du risque inondation et du risque incendie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que les risques d’inondation et d’incendie justifiaient légalement le refus, en application des articles R. 111-2 et L. 111-11 du code de l’urbanisme. La demande d’injonction et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées, et une somme a été mise à la charge des requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404248

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le préfet du Var d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire du Muy accordant un permis de construire à Mme B... pour des installations liées à l’activité équestre (abris, selleries, carrière, etc.). Le préfet soutenait que le projet méconnaissait les articles A-1 et A-2 du règlement du PLU, car l’activité de centre équestre serait principalement commerciale et non agricole. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du déféré, puis a examiné le fond. Il a jugé que les constructions projetées étaient nécessaires à une exploitation agricole, caractérisée par une activité suffisante en lien avec les équidés, et a donc rejeté la demande d’annulation du préfet.

Avocat : BARBARO ET ASSOCIES

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301924

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Faurie Trucks Montauban, qui contestait un ordre de recouvrement de 50 000 euros émis par l’Agence de services et de paiement (ASP) pour un trop-perçu d’aide « bonus écologique ». Le tribunal a jugé que la société n’avait pas respecté le délai de six mois suivant la date de facturation du véhicule pour déposer sa demande, conformément à l’article D. 251-13 du code de l’énergie. Il a écarté l’argument selon lequel la facture du 20 juin 2020 concernait un simple châssis, estimant que le véhicule était déjà complet à cette date. Le moyen tiré de la méconnaissance du principe de loyauté des relations contractuelles a également été rejeté.

Avocat : THIBAUD NATHALIE

16 décembre 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515086

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant l’obligation de quitter le territoire français sans délai et l’interdiction de retour de 18 mois prise par la préfète du Rhône. Le juge a estimé que la décision était légalement fondée sur l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’entrée et du séjour irréguliers de l’intéressé. Il a considéré que la situation professionnelle de M. C... avait été examinée et que le dépôt d’une demande de titre de séjour ne faisait pas obstacle à la mesure d’éloignement. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral.

Avocat : DEBBACHE

16 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515088

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence. Le juge a estimé que la demande de naturalisation et la bonne intégration alléguée par le requérant étaient sans incidence sur la légalité de la décision, prise pour exécuter une obligation de quitter le territoire français devenue définitive. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions après admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Le jugement s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la loi relative à l'aide juridique.

Avocat : DEBBACHE

16 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325574

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société A.M. contestant l'arrêté du 7 septembre 2023 par lequel la maire de Paris a sursis à statuer sur sa déclaration préalable pour le changement de destination de bureaux en hébergement touristique. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée au regard des articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme. Il estime que le projet de règlement du plan local d'urbanisme bioclimatique, interdisant ce changement de destination sur les terrains comportant des logements, était suffisamment défini pour justifier le sursis à statuer, le projet étant de nature à compromettre l'exécution du futur plan. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES

16 décembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404950

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... et de sa fille, qui demandait l'annulation du refus de visa de court séjour opposé par l'autorité consulaire française à Cotonou. La juridiction a estimé que le sous-directeur des visas avait légalement fondé son refus sur l'article 32 du règlement (CE) du 13 juillet 2009, en raison d'un doute raisonnable sur la fiabilité des déclarations et le risque de détournement de l'objet du visa. Le tribunal a relevé que la nécessité du déplacement professionnel n'était pas établie et que la demande conjointe pour l'enfant en bas âge, sans motif familial impérieux, renforçait ce doute. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA

16 décembre 2025• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405239

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté le recours de M. B... contre le refus consulaire de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La juridiction écarte l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre, faute de délivrance effective du visa. Elle juge que la commission a commis une erreur d'appréciation en retenant le caractère incomplet et non fiable des informations fournies, alors que le requérant disposait d'une autorisation de travail et d'une attestation d'hébergement probantes. La décision est fondée sur les articles L. 5221-2 du code du travail et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOUZOUBA

16 décembre 2025• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405726

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté le recours de M. C... contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur d’appréciation en se fondant sur le caractère incomplet ou non fiable des informations fournies, motif non établi par le ministre de l’intérieur en défense. Il rejette toutefois le moyen tiré de l’inadéquation entre l’expérience professionnelle et l’emploi sollicité, considérant que la possession d’une autorisation de travail ne fait pas obstacle à un refus pour motif d’intérêt général. La décision est fondée sur les articles L. 312-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 5221-2 du code du travail.

Avocat : BAUTES

16 décembre 2025• 11ème chambre
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510274

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France de l'inscrire aux épreuves de vérification des connaissances pour la profession de médecin. Le requérant n'avait pas transmis la copie de son diplôme de docteur en médecine sur la plateforme d'inscription, comme l'exige l'arrêté du 27 juin 2025 pris pour l'application du code de la santé publique. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par M. A..., notamment la possession d'une attestation d'exercice provisoire, étaient manifestement inopérants. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans instruction complémentaire.

Avocat : BALME LEYGUES

16 décembre 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503576

Le Tribunal administratif de Pau a été saisi en référé suspension par M. A... et Mme C..., acquéreurs évincés, contestant l'exercice du droit de préemption urbain par la commune de Sarriac Bigorre sur une parcelle. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants ne démontrant pas de préjudice grave et immédiat lié à l'absence de terrain pour leurs chevaux. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'assemblée ou l'insuffisance de motivation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La demande de suspension a donc été rejetée, de même que les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CORBIER-LABASSE

16 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2304925

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL De Fontaillon, qui demandait l'annulation du refus du maire de Ségny de dresser un procès-verbal d'infractions urbanistiques à l'encontre de M. A.... Le tribunal a jugé que les infractions alléguées, relatives à un permis de construire délivré en 2012, étaient prescrites en application de l'article 8 du code de procédure pénale, ce qui ôtait à l'autorité administrative l'obligation de dresser procès-verbal prévue à l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la décision de refus du maire n'était pas entachée d'illégalité.

Avocat : SCP BALLALOUD ALADEL

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407488

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « travailleur saisonnier » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral du 23 octobre 2024.

Avocat : BABOU

16 décembre 2025• 5ème Chambre