29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
29 919
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 771
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus d'abroger le classement d'une parcelle dans le Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) de Marseille Métropole. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (10ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le zonage contesté (partage entre zones UP1 et Ns) n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, relevant de la compétence discrétionnaire de la métropole en matière d'urbanisme, et que la requérante ne démontre pas l'illégalité de la délibération. **Textes appliqués** : Articles L. 151-9, R. 151-18 et R. 151-24 du code de l'urbanisme définissant les zones urbaines (U) et naturelles (N), ainsi que les principes généraux du contrôle du juge de l'excès de pouvoir sur les documents d'urbanisme.
Avocat : SELARL BAUDUCCO - ROTA - LHOTELLIER
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral autorisant un groupement pastoral à exploiter des parcelles. Le juge estime que l'autorisation, relevant du contrôle des structures agricoles (articles L. 331-1 et suivants du code rural), ne méconnaît pas les règles applicables, notamment le schéma directeur régional. La demande de communication d'un procès-verbal est jugée irrecevable, le requérant n'ayant pas saisi au préalable la Commission d'accès aux documents administratifs comme l'exige l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET BALIQUE
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral autorisant un groupement pastoral à exploiter certains alpages. Le juge estime que le contrôle des structures s'applique bien à ces terrains, conformément aux articles L. 331-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime, et que le seuil de déclenchement de 85 hectares est respecté. La demande de communication d'un procès-verbal est jugée irrecevable, le requérant n'ayant pas préalablement saisi la Commission d'accès aux documents administratifs comme l'exige l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET BALIQUE
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 20 juillet 2025 obligeant M. B... à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette mesure d'éloignement, au regard de la durée et des conditions du séjour du requérant (plus de dix ans, insertion socio-professionnelle notable et présence d'un enfant en France), portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais engagés pour l'instance.
Avocat : BAZIN-CLAUZADE
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a estimé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était suffisamment motivée et que le refus d'un délai de départ volontaire était justifié au regard d'un risque de soustraction, compte tenu de l'absence de preuves suffisantes d'un séjour régulier et d'une insertion en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 613-1, L. 612-2 et L. 612-3.
Avocat : BACHTLI
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale classant sans suite la pré-demande de carte de séjour étudiante de la requérante. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, considérant que la requérante, devenue majeure après l'expiration de son visa "mineur scolarisé", aurait dû solliciter un nouveau visa depuis son pays d'origine. Il ne relève par ailleurs aucun doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives au régime spécifique des anciens titulaires d'un tel visa.
Avocat : BARA CARRE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ayant rejeté une demande de renouvellement de titre de séjour pour soins et ordonné la reconduite à la frontière. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : BAHIC
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné une requête visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a constaté que l'administration avait, postérieurement à l'introduction du recours, convoqué la requérante à un tel rendez-vous. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer, tandis que la demande d'allocation de frais est rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : L2M INTER-BARREAUX
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. B... de son recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction applique l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : DEBAZAC
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. C... A..., dans le cadre de son recours en excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, il n'est plus statué sur le fond de la requête ni sur la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL MAUGER MESBAHI ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé d'un ressortissant gabonais demandant l'injonction à la préfète de l'Essonne de le convoquer pour un rendez-vous et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la demande de titre de séjour, déposée en décembre 2024, avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Par conséquent, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : BAISECOURT
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande de référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) visant à enjoindre à la préfète de l'Essonne de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de titre de séjour. Le requérant s'est désisté de sa demande avant l'examen au fond. La juridiction a donc simplement donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à la procédure.
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme Cheniour visant à annuler le retrait de son agrément d'assistante familiale et son licenciement par la métropole de Lyon. La juridiction a jugé que la décision de retrait d'agrément, prise par une autorité délégataire compétente, était légale et que les griefs pour négligences et défaut de suivi étaient suffisamment établis au regard des exigences du code de l'action sociale et des familles. Les demandes d'annulation et d'indemnisation ont donc été rejetées.
Avocat : THIEBAULT
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'une ressortissante algérienne visant à annuler le refus implicite puis explicite de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet du Puy-de-Dôme n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation au titre de la vie privée et familiale, après un examen complet de sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : BADJI OUALI CHREIFA
Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH
Le Tribunal Administratif de Toulon constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre l'opposition du maire à une déclaration préalable de division foncière. Cette décision est prise car le maire a, postérieurement au recours, délivré l'autorisation sollicitée, privant ainsi la requête de son objet. Le tribunal fonde son ordonnance sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.
Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Alubat Normandie de sa requête, mettant ainsi fin à l'instance. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement. La décision ordonne la notification de l'ordonnance aux deux parties, la société requérante et l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Normandie.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante, invoquant un état de santé grave et un projet de reprise d'études, n'avait pas apporté la preuve d'une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant une suspension en référé. La décision est fondée sur l'absence de condition d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, conduisant à un rejet sans examen des moyens au fond en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : TRUGNAN BATTIKH
Avocat : BADJANG
Avocat : BACHELET