Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande de référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) visant à enjoindre à la préfète de l'Essonne de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de titre de séjour. Le requérant s'est désisté de sa demande avant l'examen au fond. La juridiction a donc simplement donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à la procédure.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 décembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Mountap Mounbain, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre à la préfète de l’Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et d’accélérer l’instruction de sa demande de titre de séjour ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que son titre de séjour a expiré le 26 octobre 2025 et qu’aucune attestation de prolongation d’instruction ne lui a été remise, ce qui porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, et que la durée de l’examen de sa demande de titre de séjour est anormalement longue ;
- la mesure demandée est utile ;
- la mesure demandée ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Le 13 février 2026, la préfecture de l’Essonne a produit des pièces.
Par un mémoire enregistré le 15 mars 2026, M. B... informe le tribunal de son désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Lepetit-Collin, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 15 mars 2026, M. B... a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l’Essonne.
Fait à Versailles, le 24 mars 2026.
La juge des référés,
signé
H. Lepetit-Collin
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.