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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 751 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 751

Décisions totales

383 581

Ordonnances

289 164

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : BAEffacer tout
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501785

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du département du Gard de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, cette carte est réservée aux personnes présentant une réduction importante et durable de leur capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres. En l’espèce, M. B... n’a pas apporté la preuve qu’il remplissait ces critères stricts. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

8 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2307050

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus implicite du centre hospitalier Charles Perrens d’indemniser ses frais médicaux consécutifs à un accident de travail, et à obtenir une somme de 4 704 euros. Par un mémoire du 26 novembre 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de l’instance et de l’action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 8 décembre 2025. Aucune condamnation ni frais n’ont été prononcés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

8 décembre 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305272

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la commune de Montbazon pour obtenir réparation des désordres affectant une grange réhabilitée en salle des mariages, notamment des fissures, qu'elle estimait de nature décennale. Le tribunal a retenu la responsabilité solidaire des constructeurs sur le fondement de la garantie décennale, en écartant la faute du maître d'ouvrage. Il a condamné solidairement la société Chevalier Guillemot architectes et la société SNEF (venant aux droits d'Alphaclim) à verser à la commune 56 210,52 euros TTC, avec intérêts et capitalisation, ainsi que 7 490,75 euros au titre des frais d'expertise. Les conclusions dirigées contre la société Alphaclim et la société Regnier CC (en liquidation) ont été déclarées irrecevables en raison de leur disparition juridique.

Avocat : SCP CM&B COTTEREAU MEUNIER BARDON &ASSOCIES

8 décembre 2025• 1ère chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2202903

Le Tribunal Administratif de Montpellier, dans le cadre d’un plein contentieux, a statué sur la réparation des préjudices subis par M. B... à la suite d’une intervention chirurgicale au CHU de Montpellier. Par un jugement avant-dire droit du 18 mars 2024, la responsabilité de l’établissement a été engagée pour défaut d’information et fautes techniques, et une expertise complémentaire a été ordonnée pour évaluer les taux de perte de chance. Après dépôt du rapport d’expertise, le tribunal a fixé le taux de perte de chance lié au défaut d’information à 100 % et celui lié à la faute technique à 20 %, conformément aux conclusions des experts. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de la sécurité sociale, notamment pour l’indemnisation et la fixation de l’indemnité forfaitaire de gestion.

Avocat : SELARL VINCKEL - ARMANDET - LE TARGAT - BARAT BAIER

5 décembre 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314688

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête indemnitaire de M. A... C... et de son fils, M. B... C..., qui demandaient 20 000 euros en réparation des préjudices subis faute de relogement suite à une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 3 octobre 2018 reconnaissant M. A... C... comme prioritaire. Le tribunal a d'abord écarté les conclusions de M. B... C..., jugeant que la responsabilité de l'État pour carence fautive ne peut être engagée qu'à l'égard du seul bénéficiaire de la décision de la commission de médiation. Ensuite, il a rejeté la demande de M. A... C... au motif que ce dernier n'a pas justifié de sa résidence régulière en France, condition nécessaire pour bénéficier du droit au logement garanti par l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : ENARD-BAZIRE

4 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313863

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 4 400 euros à M. A... pour son absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis du 13 janvier 2021 le reconnaissant prioritaire. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai de six mois a engagé sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence du foyer de quatre personnes. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La somme demandée de 30 000 euros a été réduite à 4 400 euros.

Avocat : ITSOUHOU-MBADINGA

4 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313844

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme A... D... épouse B..., reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 17 avril 2019, en raison de l'absence de relogement. La carence fautive de l'État a été constatée à compter du 17 octobre 2019, et la persistance de la situation, malgré un hébergement temporaire en résidence sociale depuis mars 2021, a causé des troubles dans ses conditions d'existence. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : ITSOUHOU-MBADINGA

4 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2208788

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme H... et leur assureur, Allianz Iard, afin d’engager la responsabilité de la commune des Molières pour les inondations de leurs propriétés survenues les 10 juin 2018 et 11 mai 2019. Les requérants invoquaient une faute de la commune dans l’entretien et la conception d’une buse d’écoulement du ruisseau Le Fonceau, un défaut d’usage de ses pouvoirs de police, ainsi qu’un défaut d’entretien normal de cet ouvrage public engageant sa responsabilité sans faute. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes indemnitaires, estimant que la commune n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité et que l’ouvrage public, bien que de capacité insuffisante, bénéficiait d’un entretien normal. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BREMARD BARADEZ & ASSOCIES

4 décembre 2025• 6ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310711

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018, issues de revenus distribués par la SARL Suban. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu partiel à statuer à hauteur de 53 366 euros, suite à un dégrèvement accordé par l'administration. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que l'administration avait bien répondu aux observations des requérants, et a jugé que la méthode de reconstitution des recettes de la société n'était pas radicalement viciée. Enfin, il a considéré que l'administration apportait la preuve de l'appréhension des sommes distribuées et du manquement délibéré, justifiant ainsi les majorations appliquées sur le fondement du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : SCP DUBAULT BIRI & ASSOCIES

4 décembre 2025• 7éme chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510560

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la Fondation Père A... contestant la tarification 2025 de l'Accueil de jour « Ravine Blanche » fixée par le département de La Réunion. La fondation demandait une augmentation des ressources de 5 632 euros au titre des frais de siège. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car la fondation n'avait pas saisi au préalable le comité de suivi du contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM), comme l'exigeait la clause de conciliation préalable prévue à l'article 5.1 du contrat. Cette procédure amiable était un préalable obligatoire à tout recours contentieux.

Avocat : CABINET CORMIER, BADIN (SELARL)

4 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302377

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A... qui demandait la condamnation solidaire de la commune de Capbreton et du SYDEC des Landes pour un accident de vélo survenu sur une voie mal entretenue. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., estimant que la responsabilité des défendeurs n'était pas engagée. Il a considéré que la voie litigieuse, destinée à l'accès à une station d'épuration et interdite à la circulation publique, ne présentait pas un défaut d'entretien normal au regard de sa destination. En conséquence, les conclusions de la CPAM ont également été rejetées.

Avocat : BARNABA

4 décembre 2025• CHAMBRE 1
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303122

Le Tribunal Administratif de Nîmes a condamné le CHU de Nîmes à réparer l'intégralité des préjudices subis par Mme B... suite à une intervention de lipoaspiration le 18 avril 2016. La faute médicale retenue est l'utilisation de sérum physiologique hypertonique à 30 % au lieu de 0,9 %, due à une erreur de préparation et d'absence de vérification, engageant la responsabilité de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. La solution retenue est la condamnation du CHU à indemniser la requérante pour l'ensemble des préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux listés, incluant frais de santé, perte de gains, souffrances endurées et préjudices esthétiques.

Avocat : SELARL VINCKEL-ARMANDET-LE TARGAT – BARAT BAIER

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312130

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C... et Mme D... d’une requête en plein contentieux visant à contester le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de les reloger, suite à un arrêté d’insalubrité pris sur le fondement des articles L. 511-11 et L. 521-3-2 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant et que leur demande était tardive. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation, notamment les articles L. 521-1 et L. 521-3-2, ainsi que sur les règles de recevabilité du code de justice administrative.

Avocat : LUBAKI

3 décembre 2025• 5ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508421

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société SODEXO d’une demande de condamnation du centre hospitalier sud Essonne au titre des frais d’instance, après que ce dernier a réglé les intérêts moratoires et l’indemnité forfaitaire dus pour le paiement tardif de cinq factures. Le juge des référés a constaté que le centre hospitalier avait finalement versé les sommes dues en cours d’instance, rendant sans objet la demande principale. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné le centre hospitalier, partie perdante, à verser 1 500 euros à la société SODEXO pour les frais exposés.

Avocat : SELARL CABANES AVOCATS

3 décembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510883

**Décision du Tribunal Administratif de Lille – Référé précontractuel (art. L. 551-1 CJA)** La SARL Atout Architecte, mandataire d’un groupement, conteste son éviction d’un marché public de maîtrise d’œuvre pour la création d’un parc urbain à Fenain. Le tribunal annule la décision de rejet de la candidature, estimant que la commune a méconnu le principe d’appréciation globale des capacités du groupement (art. R. 2141-25 du code de la commande publique) en exigeant que la société SG Ingénierie justifie seule des compétences en structure et démolition, alors que l’architecte mandataire en disposait. Il juge également infondés les motifs de substitution invoqués par la commune (absence de DC1, d’organigramme ou d’engagement écrit entre membres du groupement). En conséquence, il enjoint à la commune de reprendre la procédure au stade de l’analyse des candidatures et condamne celle-ci à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : HOLTERBACH

3 décembre 2025
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407736

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Clinéa, gestionnaire de la clinique Rose des Sables, d’un recours en plein contentieux visant à réformer un arrêté de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine du 22 octobre 2024 relatif au financement des activités de soins de suite et de réadaptation. La société demandait une augmentation de la dotation de transition. Par un mémoire du 22 octobre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 décembre 2025.

Avocat : SELARL CORMIER-BADIN-APOLLIS

3 décembre 2025
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2408045

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Clinéa, gestionnaire de la clinique Cardiocéan, d’un recours en plein contentieux visant à réformer un arrêté du directeur général de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine fixant diverses dotations de financement pour l’année 2024. La société demandait notamment l’augmentation de la dotation de transition et de la dotation populationnelle. Par un mémoire enregistré le 21 octobre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3e chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 décembre 2025.

Avocat : SELARL CORMIER-BADIN-APOLLIS

3 décembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506186

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en urgence sur le recours de M. C..., majeur sous tutelle, a ordonné au préfet des Côtes-d’Armor de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 1er mars 2026. Le tribunal a constaté que la commission de médiation avait reconnu M. C... comme prioritaire et urgent le 12 juin 2025, et qu'aucune offre de logement ne lui avait été faite dans le délai légal de trois mois. Il a écarté l'argument du préfet selon lequel le dossier était incomplet, faute de preuve d'une demande de complément adressée à l'intéressé. Cette décision est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.

Avocat : THEBAULT

3 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2300093

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la SCI Chaton, qui sollicitait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022, concernant des locaux loués à une société. Le tribunal a jugé que la circonstance que les biens soient inexploités par le locataire est sans incidence sur l'obligation du propriétaire de payer la taxe, et que la SCI ne peut bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1389 du code général des impôts, faute d'exploitation personnelle des locaux. La solution retenue est le rejet de la requête, les arguments tirés du caractère industriel des biens ou du caractère confiscatoire de l'impôt ayant été écartés.

Avocat : BAUDRY

3 décembre 2025• 2ème chambre JU
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305204

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour un préjudice de jouissance résultant d'inondations et d'odeurs nauséabondes provenant d'un fossé et d'un marigot, qu'il impute à un défaut d'entretien d'ouvrages publics relevant de la commune de Bruguières et de Toulouse Métropole. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., estimant que le préjudice de jouissance allégué n'était pas établi dans son principe ni dans son quantum, et que les demandes d'injonction étaient devenues sans objet. Les dépens ont été laissés à la charge du requérant, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : INTER-BARREAUX RAFFIN & ASSOCIES

3 décembre 2025• 2ème Chambre