29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
29 919
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 493
Avec résumé IA
Avocat : BALG
Avocat : DECOMBARD & BARRET
Avocat : SELARL CABANES AVOCATS
Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, concernant notamment le défaut d'examen particulier de sa situation et l'erreur dans l'appréciation de la durée de l'interdiction de retour, ne sont pas suffisamment précis et étayés pour être examinés au fond. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes dont les moyens ne sont pas assortis des précisions nécessaires.
Avocat : BACHTLI
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus de renouvellement de titre de séjour opposé à un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, celle-ci étant fondée sur une interdiction judiciaire du territoire qui n'était pas exécutoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et 131-30 du code pénal.
Avocat : BATAILLE
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté visant à suspendre le refus d'une commission de propagande de procéder à l'envoi d'une circulaire électorale et à enjoindre cet envoi. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montpellier (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant ayant été informé en temps utile des risques d'invalidation et pouvant assurer lui-même la diffusion. Il considère également que le grief tiré d'une atteinte à une liberté fondamentale n'est pas établi. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) et les articles R. 27, R. 31, R. 34 et R. 38 du code électoral relatifs aux règles de propagande et aux attributions des commissions.
Avocat : NGUYEN PHUNG & BAPTISTE ASSOCIES
La société Ecole Pascal contestait devant le Tribunal Administratif de Paris son assujettissement partiel à la taxe d’habitation pour 2022, invoquant une irrégularité de procédure et une exonération totale au titre de l'article 1407 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant d'une part que l'administration n'était pas tenue d'établir un nouvel avis après un dégrèvement partiel, et d'autre part que les locaux administratifs de l'établissement, distincts de ceux destinés à l'instruction ou au logement des élèves, n'étaient pas couverts par l'exonération légale. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Avocat : CABINET BAYET ET ASSOCIES (SELARL)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une demande d'exécution d'une précédente ordonnance. Le juge relève que la préfète du Rhône a exécuté l'injonction en délivrant un titre de séjour de dix ans à la requérante. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence d'objet d'une requête.
Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., de sa demande visant à contester le refus de la tarification solidarité transport par Île-de-France Mobilités. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorise à constater un tel désistement.
Avocat : BAYOU
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en ordonnance, a été saisi par le préfet du Var d'une demande de liquidation définitive d'une astreinte. Le juge a constaté que l'injonction de relogement prononcée contre l'État avait été exécutée par une proposition de logement adaptée, refusée sans motif impérieux par l'intéressé. En conséquence, l'astreinte est liquidée définitivement, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : DEBARD
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande d'indemnisation suite au retrait illégal d'un permis de construire tacite par la commune de Beauchamp. Le tribunal a reconnu la faute de la commune, établie par l'annulation judiciaire antérieure de l'arrêté de retrait, ouvrant droit à réparation pour les requérants. Il a accordé une indemnisation pour les préjudices subis, en se fondant sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative, tout en rejetant certaines demandes considérées comme non justifiées.
Avocat : SEBAN ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant ivoirien visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que le retard dans l’instruction de la demande, déposée en octobre 2023, ne constituait pas en l’espèce une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision a été rendue en application de ce texte, ainsi que des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : BARDECHE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande principale de la société Bouygues Travaux Publics et de son assureur, qui sollicitaient une condamnation solidaire de deux autres sociétés pour le coût de travaux réparatoires sur un ouvrage d'art. La juridiction a estimé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir pour une action en garantie, car ils n'avaient encore subi aucune condamnation ni versé d'indemnité au maître d'ouvrage (le Département du Nord). Le tribunal a également ordonné un sursis à statuer sur les autres conclusions, dans l'attente de l'issue de l'expertise amiable en cours concernant les désordres de l'ouvrage.
Avocat : CABINET NABA ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par deux ressortissants algériens contestant le refus de renouvellement de leur autorisation provisoire de séjour et demandant la délivrance d'un titre de séjour. L'administration a fait valoir qu'une autorisation provisoire de séjour avait été délivrée postérieurement au dépôt des requêtes, rendant l'affaire sans objet. Le tribunal a jugé qu'il y avait lieu de constater le non-lieu à statuer, la décision attaquée ayant été remplacée par un acte nouveau, sans qu'il y ait lieu d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : CABINET ALBA AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant à une ressortissante turque de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé l'arrêté du 23 juillet 2025, considérant que la procédure était entachée d'illégalité, notamment en raison de l'absence d'information claire sur les délais et modalités pour solliciter une admission au séjour sur un autre fondement que l'asile, en méconnaissance des articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision fixant le pays de destination a également été annulée en conséquence.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le préfet avait procédé à l'examen particulier requis par les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'article 8 de la CEDH n'étaient pas fondés en l'espèce.
Avocat : BAUTES