29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
29 919
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 968
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande d'annulation d'une décision préfectorale ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Italie, État responsable selon le règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013). Le tribunal estime que la décision est régulière, suffisamment motivée et que le requérant n'apporte pas la preuve de défaillances systémiques en Italie qui empêcheraient son transfert au regard de l'article 3 de ce règlement. Les moyens tirés de la convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation sont également écartés.
Avocat : BARBRY
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme et M. A... de requêtes en annulation d'arrêtés préfectoraux du 21 février 2025 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales.
Avocat : CHEBBALE
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B... concernant le refus d'exécuter la décision de la CDAPH attribuant une aide humaine de 24 heures hebdomadaires à sa fille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision de la CDAPH prévoyant prioritairement d'autres dispositifs (orientation vers un IME, ULIS) avant l'attribution de cette aide, et la requérante n'ayant pas démontré une atteinte grave et immédiate à la situation de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen du doute sérieux sur la légalité. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BAYOU
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté préfectoral du 30 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni d'une méconnaissance de l'intérêt supérieur de son enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : BAZIN
Le Tribunal Administratif de Nantes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal donne donc acte de son désistement d'office et met fin à l'instance.
Avocat : BOUSTELITANE BAYA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la commune de Montargis d'un recours en plein contentieux visant à obtenir réparation pour divers désordres (infiltrations, vitres fissurées, portes défectueuses, surchauffe) affectant un groupe scolaire, sur le fondement des garanties légales de la construction. Le tribunal a jugé que les désordres liés aux infiltrations de toiture et à la surchauffe relevaient bien de la garantie décennale, engageant la responsabilité solidaire des entreprises concernées, du maître d'œuvre et du bureau de contrôle. En revanche, il a estimé que les désordres affectant les vitrages et les portes extérieures relevaient de la garantie de parfait achèvement, ne mettant en cause que la responsabilité des entreprises exécutantes pour ces lots spécifiques.
Avocat : SCP CM&B COTTEREAU MEUNIER BARDON &ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la SCCV Agora et de M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du 10 novembre 2022 par lequel le maire de Riedisheim s'est opposé à leur déclaration préalable visant à régulariser l'abattage de deux cèdres remarquables. Les requérants contestaient notamment une erreur de droit et d'appréciation au regard du plan local d'urbanisme (PLU) et une méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la demande de substitution de motif de la commune, qui soutenait que les travaux nécessitaient un permis de construire, et a annulé l'arrêté litigieux. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du PLU, sans préciser de textes spécifiques dans le résumé.
Avocat : SELARL CABINET PEYRICAL & SABATTIER ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à annuler un refus implicite de titre de séjour. Le juge estime la demande manifestement irrecevable, car la requérante ne prouve pas avoir déposé un dossier complet auprès de la préfecture, ce qui empêche la naissance d'une décision implicite de rejet. La juridiction applique les articles R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SHIBABA
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices personnels et patrimoniaux (hors incidence professionnelle) subis par un agent public victime d'un accident de service, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La juridiction a exclu de la mission d'expertise l'évaluation des préjudices d'ordre professionnel, ceux-ci étant couverts par une allocation temporaire d'invalidité perçue par le requérant. Elle a en revanche rejeté la demande de production d'un pré-rapport par l'expert et a renvoyé au président du tribunal la décision concernant l'avance des frais d'expertise.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté, a ordonné au préfet du Nord de délivrer un titre de voyage à un bénéficiaire de la protection internationale. Le juge a estimé que le délai de plus de deux ans et demi pour traiter la demande constituait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et sur l'article 28 de la Convention de Genève de 1951.
Avocat : CABARET
Avocat : BARTHELEMY
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à modifier une injonction précédente concernant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales, le juge a donné acte de ce désistement. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans l'instance.
Avocat : TRUGNAN BATTIKH
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de rejet de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le tribunal constate que le requérant, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, n'a pas respecté le délai légal de production, ce qui entraîne un désistement réputé. La décision s'appuie sur les articles R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : DIANCOUMBA
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'EPSM des Flandres de son recours en excès de pouvoir visant à annuler une décision d'un GHT de psychiatrie. La juridiction rejette les demandes de condamnation aux frais irrépétibles présentées par les deux parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La procédure est close sans examen du fond, conformément aux articles R. 222-1 et suivants du même code relatifs aux désistements.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER - BADIN
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus de visa de regroupement familial. Le juge constate que la demande est devenue sans objet, car le ministre de l'intérieur a donné instruction de délivrer le visa avant l'audience. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale, mais l'État est condamné à verser 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour leurs frais non compris dans les dépens.
Avocat : GUILBAUD
Avocat : DUBARRY
Avocat : BALENCI
Avocat : BALLOCCHI
Avocat : DUBARRY
Avocat : DUBARRY