29 919 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
29 919
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 867
Avec résumé IA
Avocat : DUBARRY
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société Rocher Mistral d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de région refusant l’autorisation de travaux sur un immeuble classé monument historique et contre un arrêté communal. La société s’est désistée de sa requête par un acte du 4 décembre 2025. Par ordonnance du 6 février 2026, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a également rejeté les conclusions de la commune de La Barben au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL CABINET LAMBALLAIS ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par la SARL Al Sola, gestionnaire d’une clinique SSR, d’une requête en plein contentieux visant à réformer un arrêté de l’ARS Occitanie fixant ses dotations financières pour 2024, afin d’obtenir une augmentation de 232 490 euros de la dotation populationnelle. Par un mémoire du 17 octobre 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 6 février 2026, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige, la procédure s’étant achevée par le désistement.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER - BADIN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction contre la décision de la préfète de l’Isère du 17 octobre 2025 refusant un rendez-vous pour le dépôt d’un titre de séjour. Le tribunal a rejeté la demande de frais d’instance fondée sur l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La solution retenue est un désistement pur et simple, sans condamnation de l’État aux dépens.
Avocat : BAZIN
Avocat : CANTAROVICH SÉBASTIEN
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, suspend l'exécution de l'arrêté du 3 février 2026 par lequel le préfet de Mayotte a obligé M. B..., ressortissant malgache, à quitter le territoire français. Le juge estime que la condition d'urgence est remplie et que la mesure d'éloignement, prise alors que l'intéressé réside à Mayotte depuis l'enfance, y a suivi toute sa scolarité et y dispose d'attaches familiales, porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours.
Avocat : BAYON
Le Tribunal administratif de Strasbourg donne acte du désistement pur et simple de Mme C... dans le cadre d'une procédure d'exécution d'un jugement antérieur concernant la délivrance d'un titre de séjour. La juridiction constate qu'aucun élément ne s'oppose à l'acte de désistement, rendant ainsi la requête sans objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à donner acte des désistements.
Avocat : CHEBBALE
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un ressortissant guinéen visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. Le tribunal écarte tous les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, le défaut d'examen particulier et la méconnaissance des droits procéduraux. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur les principes généraux du droit.
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a examiné la demande d'un ressortissant égyptien visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral rejetant le renouvellement de sa carte de séjour "talent". Le juge a admis l'urgence au regard des conséquences immédiates du retrait de titre sur sa situation et a ordonné la suspension de la décision contestée, estimant qu'il existait un doute sérieux sur sa légalité. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative, le juge ayant également accordé l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : ABBAR
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de la requérante contre le refus d'entrée sur le territoire au titre de l'asile. Cette solution est prise car, suite à une décision de la cour d'appel de Paris ayant mis fin à son maintien en zone d'attente, la requérante a pu entrer en France et y déposer une demande d'asile, privant ainsi son recours d'objet. La juridiction s'est fondée sur les articles R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : GOBA
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la motivation de la décision était suffisante. Elle a également écarté le moyen tiré d'une méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que ce droit, bien que principe général de l'Union européenne, ne s'applique pas directement aux États membres dans ce contexte, et que la procédure suivie était conforme aux exigences du droit national.
Avocat : AUERBACH
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en annulation d'un arrêté de non-opposition et d'un permis de construire délivrés pour la régularisation d'un bâtiment existant à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Le tribunal a jugé que les requérants n'avaient pas démontré que ces autorisations méconnaissaient les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU), notamment ses orientations en matière de densification et les règles spécifiques de la zone UE. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme.
Avocat : GARBAIL
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en urgence, liquide définitivement l'astreinte prononcée contre l'État pour défaut de relogement d'une personne reconnue prioritaire. Il condamne l'État à verser 400 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement pour le mois de novembre 2025, le relogement ayant été effectué en décembre 2025. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : DEBARD
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur un recours en excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a annulé l'ensemble de ces décisions préfectorales, considérant qu'elles étaient entachées d'irrégularités procédurales, notamment le défaut de saisine préalable de la commission du titre de séjour, et d'une insuffisance de motivation. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, en appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur un recours en excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a annulé l'ensemble de ces décisions préfectorales, considérant qu'elles étaient entachées d'irrégularités procédurales, notamment le défaut de saisine obligatoire de la commission du titre de séjour prévue par l'article L. 432-13 du CESEDA. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales, ainsi que des pénalités, suite à un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle du requérant, dirigeant d'une EURL. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions contestées. Il estime que l'administration n'a pas méconnu la "règle du double" de l'article L. 16 du Livre des Procédures Fiscales (LPF) en comparant les crédits bancaires totaux du requérant à ses revenus déclarés initiaux, et non aux revenus rehaussés après vérification. Par ailleurs, le requérant ne démontre pas que sa société n'était pas soumise à l'impôt sur les sociétés, ce qui est essentiel pour l'application de l'article 111 c) du Code Général des Impôts (CGI) concernant les rémunérations occultes. **Textes appliqués** : Articles L. 16 et L. 69 du Livre des Procédures Fiscales (LPF), et article 111 c) du Code Général des Impôts
Avocat : GUEY-BALGAIRIES
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler une délibération régionale fixant au 1er janvier 2022 la date d'effet d'une modification du temps de travail des agents. La juridiction écarte les moyens soulevés, estimant que la commission permanente était compétente, que l'acte réglementaire ne pouvait avoir d'effet rétroactif, et qu'il ne méconnaissait ni le principe d'égalité de traitement ni l'article L.1 du code général de la fonction publique. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et les principes généraux du droit administratif relatifs à la portée des actes.
Avocat : BAPTISTE GENIES
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé et ne méconnaît pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle considère que le requérant n'apporte pas d'éléments suffisants pour caractériser une erreur manifeste d'appréciation ou un risque en cas de retour dans son pays d'origine.
Avocat : BALIKCI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 26 novembre 2025 par lequel l'Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est avait suspendu l'agrément de la SARL Les Ambulances Adam pour une durée de quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante n'apportant pas la preuve d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation économique, malgré ses charges fixes et la procédure collective en cours. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de la méconnaissance du contradictoire ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de la SARL Les Ambulances Adam a donc été rejetée.
Avocat : TABAK
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à verser 1 900 euros à M. C... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement de sa famille, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 4 juillet 2023. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 4 janvier 2024, date d'expiration du délai de six mois imparti au préfet des Alpes-Maritimes pour proposer un logement. L'indemnité, fixée à 1 900 euros pour six personnes, couvre la période allant jusqu'au 3 avril 2025, date de la signature du bail par le requérant. Cette solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SELARL CABINET FRANCK BANERE