Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2512009

vendredi 6 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2512009
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBAZIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction contre la décision de la préfète de l’Isère du 17 octobre 2025 refusant un rendez-vous pour le dépôt d’un titre de séjour. Le tribunal a rejeté la demande de frais d’instance fondée sur l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La solution retenue est un désistement pur et simple, sans condamnation de l’État aux dépens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 novembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Bazin, demande au tribunal :

d’annuler la décision du 17 octobre 2025 par laquelle la préfète de l’Isère a clôturé sa demande de rendez-vous et a refusé d’y faire droit ;
d’enjoindre à la préfète de l’Isère de la convoquer à un rendez-vous pour le dépôt de son dossier de demande de titre de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
de mettre à la charge de l’État une somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou à elle-même sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 8 janvier 2026, Mme B... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et, maintenir sa demande d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire, ainsi que sa demande relative aux frais d’instance.

Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 5 janvier 2026.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement de donner acte d’un désistement par ordonnance et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.

2. Par le mémoire susvisé, Mme B... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme B... tendant à la condamnation de l’État à verser à son avocate une somme en application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


O R D O N N E :


Article 1er :
Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme B....

Article 2 :
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., à la préfète de l'Isère et à Me Bazin.


Fait à Grenoble le 6 février 2026.


Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry



La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.