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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

162 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

162

Décisions totales

383 581

Ordonnances

308 227

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BAILEffacer tout
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2304428

Le Tribunal administratif d'Amiens annule la sanction de révocation infligée à un agent d'entretien et de restauration du département de l'Oise, condamné pénalement en 2018 pour des agressions sexuelles commises en 2014. La juridiction estime que la sanction est disproportionnée, car les faits, bien que graves, étaient anciens, isolés, et commis en dehors du service, sans interdiction de contact avec des mineurs. Le tribunal applique l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique, qui classe la révocation parmi les sanctions du quatrième groupe. Le département est condamné à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : DRYE DE BAILLIENCOURT ET ASSOCIES

29 décembre 2025• 3ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2400989

Le Tribunal administratif d'Amiens a examiné la requête de la société Camaud contestant les sanctions pécuniaires infligées par l'OFII pour emploi de travailleurs étrangers sans titre. La juridiction a relevé d'office que la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement, prévue à l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, avait été abrogée par la loi du 26 janvier 2024. En conséquence, le tribunal a annulé la décision du 12 octobre 2023 et les titres exécutoires en tant qu'ils concernaient cette contribution forfaitaire, et a déchargé la société de l'obligation de payer cette somme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DRYE DE BAILLIENCOURT ET ASSOCIES

23 décembre 2025• 1ère Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301965

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Water European Consulting, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2018. La société contestait la qualification d’acte anormal de gestion retenue par l’administration fiscale concernant des avoirs consentis à une société liée, Aqua clim services. Le tribunal a jugé que ces avoirs, accordés sans contrepartie réelle et dans un contexte de liens capitalistiques, constituaient un appauvrissement étranger à l’intérêt commercial de l’entreprise, confirmant ainsi les rectifications fondées sur les articles 38 et 209 du code général des impôts.

Avocat : SELARL BAILLET DULIEU ASSOCIES

17 décembre 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400926

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme B... contestant la suspension puis le retrait de son agrément d'assistante maternelle par le département de la Manche. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le département, jugeant le recours contre la décision de suspension recevable car introduit dans les délais après le rejet implicite du recours gracieux. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de suspension du 12 octobre 2023 et la décision de retrait du 5 mars 2024, estimant que les faits reprochés à Mme B... n'étaient pas suffisamment établis et que ces décisions étaient entachées d'une erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : BAILLY

28 novembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324032

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Chez Chouette, qui contestait le refus de la maire de Paris d’autoriser l’installation de deux terrasses (une fermée et une ouverte) sur le domaine public. La société invoquait notamment l’incompétence du signataire de la décision et l’illégalité de l’arrêté municipal du 11 juin 2021. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, estimant que le signataire bénéficiait d’une délégation régulière, et a jugé que les autres moyens n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur le code général des collectivités territoriales et l’arrêté municipal du 11 juin 2021.

Avocat : BAIL

20 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503573

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la procédure était régulière et que la décision de la préfète du Rhône était fondée, considérant que l'état de santé de Mme B... ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : BAILLY-COLLIARD

20 novembre 2025• 5ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502869

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise présentée par M. et Mme D... sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants sollicitaient cette mesure pour déterminer les causes de désordres affectant leur propriété, consécutifs à des travaux de tout-à-l’égout réalisés par la commune d’Appoigny. Le juge a estimé la demande dépourvue d’utilité, dès lors qu’une expertise portant sur les mêmes désordres et impliquant les mêmes parties avait déjà été ordonnée le 10 novembre 2025 dans le cadre d’une autre instance (n°2400769). En conséquence, les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : SCRIBE-BAILLEUL-SOTTAS

10 novembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309424

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. et Mme A... et de Mme C... A... qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré le 7 avril 2023 à l'office public HLM Habitat Marseille Provence pour la création de 38 logements à Marseille, ainsi que du permis modificatif du 6 avril 2024. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, faute de démontrer que le projet affectait directement leurs conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leur bien. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.

Avocat : GOBAILLE

4 novembre 2025• 10eme Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402959

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Hanches à la SCCV Le Clos Eleanor. Les requérants contestaient la légalité de ce permis en invoquant de nombreux moyens, notamment la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) relatives à la hauteur, à l'emprise au sol, aux espaces végétalisés et au stationnement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant qu'ils n'étaient pas fondés. En conséquence, il a rejeté la requête et mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : UBILEX - SCP FOUGERAY LE ROY LEBAILLY NOUVELLON ET ASSOCIES

23 octobre 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527759

Le Tribunal administratif de Paris, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... C... de ses conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a toutefois condamné l’État à verser à M. C... une somme de 1 000 euros au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue est un désistement pur et simple, avec maintien des conclusions accessoires relatives aux frais.

Avocat : BAILLON

18 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300386

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 30 novembre 2022 par laquelle le ministre de l’intérieur avait rejeté la demande de naturalisation de Mme C..., ressortissante zimbabwéenne. Le ministre s’était fondé sur l’irrégularité de la situation matrimoniale de l’intéressée, en raison du mariage de celle-ci avec un homme encore marié au moment de leur union. Le tribunal a jugé que ce motif, reposant sur des faits anciens et imputables à l’époux, était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, au regard des articles 21-15 et 21-24 du code civil. Il a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme C... au titre des frais de justice.

Avocat : BAILLY-COLLIARD

15 octobre 2025• 5ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505110

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 28 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte excessive à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également rejeté les moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour de six mois, cette dernière étant fondée sur l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : BAILLY-COLLIARD

13 octobre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411177

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 12 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait pu légalement fonder sa décision sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de prouver qu'il séjournait en France depuis moins de trois mois. Il a également écarté les moyens tirés du défaut d'examen particulier de la situation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu des précédentes mesures d'éloignement et de l'absence de preuve d'une vie privée et familiale stable.

Avocat : BAILLY-COLLIARD

10 juillet 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403848

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de visa d'établissement en tant que conjoint de ressortissante française. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions contre la décision consulaire, celle-ci étant substituée par la décision du sous-directeur des visas. Saisi d'un moyen d'ordre public, le tribunal a annulé la décision du sous-directeur des visas du 22 janvier 2024 pour incompétence de son auteur, en application des articles D. 312-3 et R. 312-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la compétence pour examiner le recours contre un refus de visa de long séjour relevant de la commission de recours.

Avocat : BAILLY-COLLIARD

30 juin 2025• 10ème chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL01862

Avocat : LAFON BAILLY

17 juin 2025• 2ème chambre
CAA59Décision• rectif. erreur matérielle

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA00490

Avocat : BAILLET

21 mai 2025• 3e chambre - formation à 3
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2208387

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, dans une décision du 25 mars 2025, a jugé que la requête de Mme A B (n° 2208387) dirigée contre le refus du 19 octobre 2022 de reconnaître l'imputabilité au service de son accident était devenue sans objet, cette décision ayant été retirée et remplacée par une nouvelle décision du 9 janvier 2023. Le tribunal a ensuite rejeté la requête (n° 2301658) contre cette nouvelle décision, estimant que le refus était légal, l'accident n'étant pas survenu par le fait ou à l'occasion du service. Par voie de conséquence, les requêtes contre l'arrêté de congé maladie ordinaire (n° 2208388), la décision de trop-perçu (n° 2300095) et le titre exécutoire (n° 2300228) ont également été rejetées. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : CABAILLOT

22 avril 2025• 6ème Chambre
TA51Décision

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500959

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. D, qui contestait son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile et son assignation à résidence. Concernant la décision de transfert, le tribunal a relevé qu'elle avait été notifiée le 12 mars 2025 avec indication des voies et délais de recours, et que la requête, enregistrée le 25 mars 2025, était tardive car présentée après l'expiration du délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions dirigées contre cette décision ont été déclarées irrecevables.

Avocat : SCP SCRIBE-BAILLEUL-SOTTAS

11 avril 2025• Juge unique - Eloignement
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205594

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la commune de Lormont pour obtenir réparation de multiples désordres affectant son pôle culturel du Bois Fleuri, notamment des infiltrations et des défauts de portes et bardages, constatés lors de trois expertises judiciaires. La commune recherchait la responsabilité solidaire de plusieurs constructeurs (A2M, BEB Aquitaine, SEG Fayat, Soprema, Cofely, Dekra et le cabinet d'architecture) sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs, et subsidiairement la responsabilité contractuelle du maître d'œuvre. Le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes de la commune, estimant que les désordres allégués étaient apparents à la réception des travaux et n'étaient pas de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs, tels que prévus par les articles 1792 et suivants du code civil.

Avocat : SCP LE BAIL

8 avril 2025• 1ère Chambre
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2107885

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme B et du syndicat de copropriété demandant la remise en état de parcelles sur lesquelles la commune avait édifié un terre-plein à la suite d’un échange non finalisé. La requête a été jugée irrecevable en tant qu’elle émanait de Mme B en qualité de syndic, faute de mandat des copropriétaires pour agir en justice, conformément à l’article 5 du décret du 17 mars 1967. Sur le fond, le tribunal a considéré que les conclusions tendant à la démolition de l’ouvrage public relevaient du plein contentieux, mais n’a pas statué sur leur bien-fondé dans le cadre de cette décision. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité partielle, sans examen des autres moyens.

Avocat : CABAILLOT

7 avril 2025• 4ème Chambre