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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

461 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

461

Décisions totales

383 581

Ordonnances

259 618

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BAKEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312130

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C... et Mme D... d’une requête en plein contentieux visant à contester le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de les reloger, suite à un arrêté d’insalubrité pris sur le fondement des articles L. 511-11 et L. 521-3-2 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant et que leur demande était tardive. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation, notamment les articles L. 521-1 et L. 521-3-2, ainsi que sur les règles de recevabilité du code de justice administrative.

Avocat : LUBAKI

3 décembre 2025• 5ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2103053

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la SCI FT Champigny-sur-Marne, qui demandait la décharge de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2017. La société soutenait que la délibération fixant le taux de la taxe était illégale, car le service des déchets non ménagers devait être financé par une redevance spéciale, limitant la TEOM à 80 % du coût du service. Le tribunal a jugé que, depuis la nouvelle rédaction des articles 1520 du code général des impôts et L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales en 2016, la collecte des déchets non ménagers peut être financée par la TEOM comme par la redevance spéciale. En l’espèce, les recettes de la TEOM (11 928 851 euros) étant inférieures aux charges du service (12 075 151 euros), le taux n’était pas disproportionné.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE AARPI

2 décembre 2025• 11ème chambre, JU
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508456

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à verser 6 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 17 mai 2023, en raison de l’absence de relogement dans le délai de six mois. La carence fautive de l’État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le préjudice de M. B..., lié à des troubles dans ses conditions d’existence, a été évalué en tenant compte de sa situation de handicap et de la durée de la carence, mais la demande de son épouse et de son enfant a été rejetée.

Avocat : LUBAKI

1 décembre 2025• Pole Social (JU)
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2215857

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné le litige relatif à l’impôt sur les sociétés dû par la société H2G Finances au titre de l’exercice 2018. La société contestait le refus de l’administration fiscale de prendre en compte une moins-value résultant de la conversion de parts sociales de la SNC Safimmo, qu’elle qualifiait de cession au sens de l’article 39 duodecies du code général des impôts. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société, jugeant que cette conversion ne constituait pas une cession de titres et que la moins-value comptable ne pouvait être déduite du résultat fiscal. La solution retenue s’appuie sur les articles 38-1 et 38-2 du code général des impôts, écartant l’application de la doctrine administrative invoquée.

Avocat : CABINET BAKER & MCKENZIE A.A.R.P.I.

20 novembre 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301392

Ce jugement du Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en plein contentieux, concerne un litige opposant la société EDF à la société hydroélectrique du Midi (SHEM) et, à titre subsidiaire, à la société Etablissements Béguerie, relatif à l’exécution d’un contrat d’achat d’énergie. EDF demande la condamnation des défenderesses à lui verser une somme de 881 534,03 euros HT en réparation du préjudice résultant de l’illégalité d’une clause contractuelle fixant la puissance active maximale d’achat à 2 400 kW, en contradiction avec le certificat ouvrant droit à l’obligation d’achat (CODOA) délivré par le préfet, qui la limitait à 1 400 kW. Le tribunal a rejeté l’exception de prescription quadriennale soulevée par les défenderesses, jugeant que seules les dispositions de l’article 2224 du code civil étaient applicables, et a fait droit à la demande d’EDF en condamnant la SHEM à lui verser la somme demandée, sur le fondement des règles d’ordre public régissant le mécanisme d’obligation d’achat d’électricité.

Avocat : SCP BAKER & MCKENZIE

20 novembre 2025• 4ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310680

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 3 100 euros à M. A... pour carence fautive dans son obligation de relogement, après que la commission de médiation l’a reconnu prioritaire le 28 mai 2021. La responsabilité de l’État a été engagée à compter du 28 novembre 2021, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a retenu des troubles dans les conditions d’existence, notamment l’impossibilité pour M. A... d’accueillir ses deux enfants dans un hébergement collectif de 14 m², mais a écarté le préjudice de santé faute de lien direct.

Avocat : LUBAKI

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511223

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B... contestant le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale du 17 janvier 2024, celle-ci ayant été retirée par la décision du 28 août 2024. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés, notamment l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation concernant la prise en compte de la situation de son ancienne concubine, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LUBAKI

17 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506796

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'une enfant en situation de handicap afin d'obtenir l'affectation d'un accompagnant (AESH) individuel pour 75 % du temps scolaire, conformément à une décision de la CDAPH. Le juge a rappelé le droit à l'éducation et à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants handicapés, garanti par la Constitution et le code de l'éducation. Il a estimé que la carence persistante de l'administration à mettre en œuvre la notification de la CDAPH depuis plus de deux ans constituait une situation d'urgence et une carence caractérisée portant une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation. En conséquence, le tribunal a enjoint à la rectrice de l'académie de Rennes d'affecter un AESH individuel à l'enfant dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : PAGES - BAKHOS

10 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430702

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 740 euros à Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 23 mars 2023, en raison de sa carence fautive à exécuter cette décision dans le délai de six mois. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, du fait du maintien de la requérante et de sa fille dans un hôtel social inadapté à son état de santé. Le tribunal a évalué le préjudice subi, incluant les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral, jusqu'à son relogement le 23 janvier 2025.

Avocat : LUBAKI

5 novembre 2025• 3e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502460

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait obligé M. A..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a relevé d'office que l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inapplicable, car M. A... est citoyen de l'Union européenne, et a substitué l'article L. 251-1 du même code comme base légale. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : BAKARY AFISSOU

5 novembre 2025• 4ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503250

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 950 euros à M. B... pour carence fautive dans son relogement. M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 31 mars 2022, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice résultant des troubles dans les conditions d'existence, incluant le préjudice moral, en raison du maintien de la situation précaire de l'intéressé, sans domicile fixe et hébergé temporairement.

Avocat : LUBAKI

4 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404802

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant après renvoi de la Cour Administrative d'Appel, examine le recours pour excès de pouvoir de Mme A... épouse B... contre la décision du 5 septembre 2023 par laquelle la société Orange a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie du cou. La requérante invoque notamment une insuffisance de motivation, une irrégularité de procédure et une erreur de droit, en se fondant sur les articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et L. 461-1 du code de la sécurité sociale. Le tribunal rejette la fin de non-recevoir soulevée par Orange, considérant que les conclusions indemnitaires et à fin d'injonction sont accessoires au recours principal. Sur le fond, le tribunal annule la décision attaquée, estimant que la société Orange a méconnu la présomption d'imputabilité au service prévue par les textes applicables, et enjoint à Orange de réexaminer la situation de Mme A... épouse B... dans un délai de deux mois.

Avocat : BAKER & MCKENZIE

30 octobre 2025• 7ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502724

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 22 janvier 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas d'une insertion sociale ou professionnelle suffisante pour bénéficier d'un titre de séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-23 et L. 435-1, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BAKAYOKO

28 octobre 2025• 7ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308602

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., ressortissante marocaine, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice subi en raison de l'impossibilité de renouveler son titre de séjour étudiant via le téléservice ANEF entre octobre 2022 et mai 2023. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive, l'administration n'ayant pas mis en place la solution de substitution prévue à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a condamné l'État à verser 2 000 euros à Mme B. pour troubles dans les conditions d'existence et préjudice moral, tout en rejetant les autres demandes indemnitaires faute de lien de causalité direct ou de préjudice certain.

Avocat : BAKAYOKO

22 octobre 2025• 3ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504114

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'une requête en tierce-opposition par plusieurs sociétés maritimes visant à obtenir l'annulation d'une ordonnance de référé du 18 septembre 2025. Cette ordonnance avait fait droit à une demande de la Métropole Toulon Provence Méditerranée en désignant un expert pour déterminer si certains navires, objets de contrats d'affrètement, relevaient du régime des biens de retour. Le tribunal a jugé la tierce-opposition recevable, les sociétés justifiant d'un droit auquel l'ordonnance attaquée a préjudicié. Sur le fond, il a rejeté la requête en estimant que la mesure d'expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, était utile et ne portait pas atteinte aux droits des requérants, l'erreur de visa de l'article R. 531-1 étant une simple erreur de plume sans incidence.

Avocat : BOUBAKER

21 octobre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416146

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. et Mme B... et leurs enfants pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 22 janvier 2014 les reconnaissant comme prioritaires et une injonction du tribunal du 24 octobre 2014. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour carence fautive. La solution retenue est une condamnation de l'État à verser une somme, dont le montant est modulé en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement, après déduction d'une précédente indemnité de 3 500 euros allouée en 2016.

Avocat : LUBAKI

14 octobre 2025• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416168

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, après que la commission de médiation l'a reconnu prioritaire le 11 janvier 2023 et qu'une ordonnance du 2 novembre 2023 a enjoint son relogement sous astreinte. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence, incluant la perte de logement et la situation de sans-domicile fixe. Les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été abandonnées, le requérant bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale.

Avocat : LUBAKI

14 octobre 2025• Pole Social (JU)
CAA59Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-25DA01242

Avocat : BAKER & MCKENZIE AARPI

7 octobre 2025• 3e chambre - formation à 3
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402732

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par une décision de la commission de médiation du 29 janvier 2021, qui n'a pas été exécutée par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Toutefois, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les préjudices matériel et moral allégués par le requérant, liés à son maintien dans un logement inadapté et à ses difficultés financières.

Avocat : N'TSIKABAKA

3 octobre 2025• 5ème Chambre (JU)
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502306

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 1ère chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 2 janvier 2025. Le requérant contestait le refus d'admission exceptionnelle au séjour par le travail, l'obligation de quitter le territoire, l'interdiction de retour de deux ans et le signalement au système d'information Schengen. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : BAKAYOKO

2 octobre 2025• 1ère Chambre