3 783 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 783
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 768
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant haïtien, d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Guyane a convoqué l’intéressé à un rendez-vous le 11 février 2026, rendant les conclusions à fin d’injonction sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a admis M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. En application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 900 euros à son avocat.
Avocat : BALIMA
Avocat : CHEBBALE
**Sujet principal :** Demande de modification d’une injonction et de liquidation d’astreinte pour inexécution d’une ordonnance de référé suspension. **Juridiction :** Tribunal administratif de Grenoble (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge constate que la préfète de l’Isère n’a pas exécuté l’injonction de délivrer un document provisoire de séjour avec autorisation de travail dans le délai imparti (125 jours de retard). Il liquide l’astreinte à hauteur de 8 000 euros, somme modérée au regard du montant initial, et rejette la demande de modification de l’injonction, la délivrance tardive de l’attestation de prolongation d’instruction rendant cette demande sans objet. **Textes appliqués :** Articles L. 521-4, L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., praticienne hospitalière, qui contestait son changement d'affectation décidé par le centre hospitalier de Narbonne. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale de ne pas subir de harcèlement moral. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les faits allégués ne caractérisant pas une situation de harcèlement moral justifiant une intervention en très brefs délais. Par conséquent, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : BALTAZAR
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F... et Mme A... demandant l'annulation de l'arrêté du 1er septembre 2022 par lequel le maire de Voiron avait sursis à statuer sur leur demande de permis de construire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les requérantes ne pouvaient se prévaloir de la cristallisation des règles d'urbanisme prévue à l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, faute de division effective de l'unité foncière dans le délai de trois ans suivant la déclaration préalable de lotissement.
Avocat : BALDASSARRE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant malien, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l’interdiction de retour associée. La juridiction a estimé que les arrêtés du préfet de police étaient réguliers, suffisamment motivés et fondés sur une appréciation correcte de la situation individuelle, notamment au regard de la menace pour l’ordre public constituée par les faits reprochés au requérant. Les décisions s’appuient sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10) et respectent les exigences de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : GUIBAL
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le centre de coordination de dépistage des cancers de Nouvelle-Aquitaine d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du directeur général de l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine fixant ses crédits au titre du fonds d’intervention régional pour 2024. Le requérant invoquait une sous-dotation et une méconnaissance de l’arrêté du 16 janvier 2024 relatif au programme de dépistages organisés des cancers ainsi que du principe de continuité du service public. Par un acte enregistré le 4 décembre 2025, le centre s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 18 février 2026, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
Avocat : LUCAS-BALOUP
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Sammen d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Hauteluce à la SCI Les Challiers. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 2 février 2026. Par une ordonnance du 18 février 2026, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
Avocat : SELARL BALLALOUD-ALADEL
Avocat : CHEBBALE
Avocat : TOUBALE
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme C... A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de renouveler son titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont il a été donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 1 500 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Avocat : BALLU
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme A... d’une requête en annulation de décisions de prolongation de sa suspension de fonctions par le centre hospitalier spécialisé de Thuir, ainsi que d’une demande indemnitaire. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le greffe a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, sous peine de désistement d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, Mme A... est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 17 février 2026, le tribunal a donc donné acte de ce désistement.
Avocat : SCP LEVY-BALZARINI-SAGNES-SERRE
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en excès de pouvoir, annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France rejetant le recours de Mme B... contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour sa fille au titre du regroupement familial. Le tribunal retient que la commission s'est fondée sur le défaut d'authenticité des actes d'état civil, mais que le ministre de l'intérieur a renoncé à ce motif en défense. En l'absence d'autre motif d'ordre public valable, la décision est entachée d'erreur d'appréciation. L'annulation est prononcée sur le fondement des articles L. 434-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 47 du code civil.
Avocat : BALDE
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à contester des mises en demeure de payer la taxe foncière sur les propriétés bâties. La juridiction rejette sa demande de condamnation de l'État à payer 1 200 euros au titre des frais irrépétibles. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour acter le désistement et estime que l'article L. 761-1 du même code ne trouve pas à s'appliquer en l'espèce.
Avocat : GUEY-BALGAIRIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par la commune de Sèvres. Le tribunal a jugé que les requérants, des voisins, n'avaient pas démontré un intérêt à agir suffisant, car le projet autorisé n'était pas de nature à affecter directement les conditions d'occupation de leurs biens, comme l'exige l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la complétude du dossier et au respect du règlement d'urbanisme, n'ont pas été examinés au fond en raison de cette irrecevabilité.
Avocat : THEOBALD
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. et Mme A... d’une demande de suspension des décisions de rejet nées du silence gardé par le préfet du Bas-Rhin sur leurs demandes de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a fait valoir qu’il avait donné une suite favorable à la délivrance d’un titre de séjour en qualité de bénéficiaire d’une protection internationale. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, dès lors que les requérants allaient se voir délivrer une carte de séjour pluriannuelle. Il a également admis les requérants au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire et mis à la charge de l’État une somme à verser à leur avocate sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CHEBBALE
Le Tribunal Administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête en annulation d'un refus implicite de visa, car l'autorité consulaire a délivré le visa sollicité après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour motiver cette décision de non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés, conformément à l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : BALDE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Bas-Rhin à l'encontre de M. B..., ressortissant géorgien. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée et que le requérant soulevait un moyen sérieux tiré de l'absence d'avis du collège de médecins de l'OFII, en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a suspendu l'exécution de la décision attaquée et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... sous quinze jours.
Avocat : CHEBBALE
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 2 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que la mesure d'éloignement, assortie d'un délai de départ, porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation, alors qu'il bénéficiait de la protection subsidiaire et que ses attaches familiales en Guyane étaient établies. En l'absence d'urgence caractérisée, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : BALIMA
Le Tribunal Administratif de la Guyane, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B..., ressortissant haïtien, annule l’arrêté préfectoral du 12 juillet 2023 refusant son admission au séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Il retient que M. B... justifie d’une présence continue en France depuis 2016 et de liens familiaux intenses avec sa compagne titulaire d’un titre de séjour et leur enfant né en 2021. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté, avec injonction de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.
Avocat : BALIMA