2 853 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 853
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 615
Avec résumé IA
Avocat : CHEBBALE
Avocat : GUEY BALGAIRIES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg annule la décision du 28 septembre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil de Mme B... pour la période du 2 avril 2019 au 18 octobre 2021. Le tribunal retient que cette décision, prise en exécution d'un précédent jugement annulant le retrait initial des conditions matérielles d'accueil, constitue une erreur de droit en ne satisfaisant pas à l'injonction de réexamen. La solution s'appuie sur l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable, relatif au rétablissement des conditions matérielles d'accueil après suspension.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que le requérant n'avait pas démontré avoir déposé un dossier complet auprès de la préfecture, condition nécessaire pour faire naître une décision implicite susceptible de recours. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la production de pièces justificatives complètes pour l'enregistrement d'une demande de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant la suspension du permis de construire délivré par la commune d'Annecy à la société MGM pour la rénovation et l'extension d'une habitation. Les requérants, voisins immédiats, invoquaient notamment l'incomplétude du dossier de demande et la méconnaissance de plusieurs articles du plan local d'urbanisme (PLU), ainsi que de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué, et a donc rejeté la demande de suspension. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BALLALOUD-ALADEL
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l’association « Le collectif de sauvegarde du littoral de Valras-Plage, Sérignan et Vendres » qui demandait l’annulation du permis de construire délivré le 29 août 2022 par le maire de Valras-Plage à la SCI Elysées Casino pour la destruction/reconstruction d’un casino et la création de 150 places de stationnement. Le tribunal a d’abord jugé la requête irrecevable en application de l’article L. 600-1-1 du code de l’urbanisme, les statuts de l’association ayant été déposés moins d’un an avant l’affichage de la demande de permis. À titre subsidiaire, il a également écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incomplétude du dossier, de l’absence d’avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites, et de la méconnaissance des règles relatives au recul du trait de côte.
Avocat : BALAGUER
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande d'indemnisation de M. D... et Mme C..., qui contestaient le retrait de leurs conditions matérielles d'accueil par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Les requérants sollicitaient 44 604,80 euros pour préjudices matériel et moral, invoquant des fautes de l'OFII liées à une décision annulée et à un retard d'exécution. Le tribunal a jugé que l'annulation de la décision de retrait pour vice de procédure ne suffisait pas à établir une faute, car une décision identique aurait pu être prise légalement. Il a également estimé que le délai de six mois pour le réexamen n'était pas déraisonnable et que les requérants n'avaient pas droit à l'allocation pour demandeur d'asile après le 27 août 2020, faute de justifier de leur éligibilité. La requête a été rejetée, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de non-opposition à déclaration préalable pour une division de terrain à Bruges. Les requérants contestaient notamment l’absence d’évaluation environnementale et la méconnaissance du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, y compris les questions préjudicielles à la Cour de justice de l’Union européenne, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative, sans faire application de la directive 2011/92/UE.
Avocat : BALTAZAR
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 30 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde avait rejeté la demande de regroupement familial de M. A... pour son épouse et ses deux enfants. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l’insuffisance de ressources était entaché d’une erreur de fait, les revenus du requérant dépassant le seuil requis par les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d’accorder l’autorisation de regroupement familial sollicitée.
Avocat : BALDE
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 9 septembre 2025 par lequel le préfet de la Guyane a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante haïtienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de sa présence en France depuis 2017, de sa vie familiale et de la naissance de son enfant en 2025. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Avocat : BALIMA
Avocat : BALIMA CHRIST ERIC
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... tendant à la suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante disposant d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 2 mars 2026, et qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision contestée. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Avocat : BALLU
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL De Fontaillon, qui demandait l'annulation du refus du maire de Ségny de dresser un procès-verbal d'infractions urbanistiques à l'encontre de M. A.... Le tribunal a jugé que les infractions alléguées, relatives à un permis de construire délivré en 2012, étaient prescrites en application de l'article 8 du code de procédure pénale, ce qui ôtait à l'autorité administrative l'obligation de dresser procès-verbal prévue à l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la décision de refus du maire n'était pas entachée d'illégalité.
Avocat : SCP BALLALOUD ALADEL
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé malgré une référence erronée à l'accord franco-algérien. Saisi sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de l'état de santé de la requérante. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes des syndicats de copropriétaires des résidences « Les Patios de la Massane » et « Atoll » contestant les arrêtés préfectoraux des 13 juin et 25 juillet 2023. Ces arrêtés, pris sur le fondement des articles L. 211-1 et L. 211-3 du code de l’environnement, imposaient des restrictions provisoires des usages de l’eau en raison de la sécheresse, notamment l’interdiction de remplir les piscines privées. Le tribunal a jugé que la distinction entre piscines privées et collectives, fondée sur la nature des lieux et non sur l’usage, ne méconnaissait pas le principe d’égalité et que les mesures étaient proportionnées à l’état de crise de la ressource en eau.
Avocat : CABINET MARTY BENEDETTI-BALMIGERE BREUIL
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 juillet 2025 par lequel le préfet de la Guyane a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant haïtien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé que M. B., entré en France à 46 ans, célibataire et sans enfant à charge, ne justifiait pas d'une insertion personnelle ou professionnelle suffisamment ancienne et stable pour bénéficier d'un droit au séjour.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté les requêtes du Syndicat des copropriétaires des résidences « Les Patios de la Massane » et « Atoll » demandant l’annulation des arrêtés préfectoraux des 13 juin et 25 juillet 2023. Ces arrêtés, pris sur le fondement des articles L. 211-1 et L. 211-3 du code de l’environnement, interdisaient le remplissage des piscines privées en période de sécheresse. Le tribunal a jugé que la distinction entre piscines privées et collectives, fondée sur la nature des lieux et non sur l’usage, ne méconnaissait pas le principe d’égalité et que la mesure n’était pas disproportionnée.