1 613 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 613
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 303
Avec résumé IA
Avocat : SCP ASTIE-BARAKE-POULET-MEYNARD
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B..., un surveillant brigadier, visant à contester le refus de reconnaissance de l’imputabilité au service de son accident, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Melun, seul compétent car le lieu d’affectation de l’agent se situe dans le Val-de-Marne. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen du fond du litige.
Avocat : EVODROIT-SCP INTER BARREAUX D'AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... tendant à la suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant de créditer son permis de conduire des points d'un stage et maintenant son invalidation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant notamment démissionné de son emploi nécessitant un véhicule et n'établissant pas que son nouveau poste exigeait l'usage du permis de conduire, tout en ayant contribué à sa propre situation. En outre, les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Avocat : BARATA CHARBONNEL
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par la SCI Calvi Montsouris contre une contrainte émise par la CAF de la Haute-Corse pour le recouvrement d’un indu d’aides personnelles au logement de 981 euros. La société contestait le bien-fondé de l’indu, mais n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, les moyens relatifs au bien-fondé de la créance sont jugés irrecevables.
Avocat : BARRATIER
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Etablissements A. Levon. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution d'un contrat de concession de laveries libre-service par le CROUS de Versailles à la société S2LR. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de l'offre de l'attributaire concernant le système de paiement IZLY et l'erreur manifeste d'appréciation sur sa méthodologie de déploiement. En conséquence, la demande de suspension de la signature et de l'exécution du contrat a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BARDON DE FAY (BF2A)
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B..., détenu, qui contestait le refus de l'administration pénitentiaire de le reclasser sur son poste de travail à la régie industrielle des établissements pénitentiaires (RIEP) après l'annulation de sa sanction disciplinaire de déclassement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la perte de rémunération, intervenue depuis plusieurs mois, constituait une atteinte grave et immédiate à sa situation justifiant une suspension en référé. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Avocat : BARON
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus préfectoral d’échange de son permis de conduire marocain. En cours d’instance, le préfet a abrogé sa décision et rouvert l’instruction, puis Mme B... s’est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance.
Avocat : SELARL BENDJEBBAR-LOPES
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus implicite du centre hospitalier Charles Perrens d’indemniser ses frais médicaux consécutifs à un accident de travail, et à obtenir une somme de 4 704 euros. Par un mémoire du 26 novembre 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de l’instance et de l’action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 8 décembre 2025. Aucune condamnation ni frais n’ont été prononcés.
Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé le titre sollicité, valable du 22 mai 2025 au 21 mai 2026. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Avocat : CABARET
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de changement de statut (de "visiteur" à "vie privée et familiale") prise par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait l'urgence et des moyens tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et a rejeté la requête sans examiner la condition d'urgence.
Avocat : L2M INTER-BARREAUX
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 4 décembre 2025, constate que la requête de M. A... B..., visant à contester un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, est un double d’une requête précédemment enregistrée sous un autre numéro. En application des règles de procédure, le tribunal ordonne la radiation de cette seconde requête du registre du greffe afin de la joindre à la première instance déjà en cours. Aucun texte de fond n’est appliqué, la décision se fondant uniquement sur les principes de gestion des instances prévus par le code de justice administrative.
Avocat : BARROVECCHIO
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... de deux requêtes en excès de pouvoir visant à annuler les décisions implicites du département des Hauts-de-Seine refusant de lui accorder la protection fonctionnelle. Par un mémoire du 27 octobre 2025, Mme B... s'est désistée de l'ensemble des instances engagées contre ce département. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 décembre 2025.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... contre un arrêté préfectoral du 31 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge estime que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu est inopérant, la procédure d'asile ayant déjà permis à l'intéressé de présenter ses observations. Le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme est également rejeté, faute de précisions suffisantes. En conséquence, l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français soulevée contre la décision fixant le pays de destination est écartée.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation d’un arrêté du 7 février 2023 par lequel le maire de Saint-Martin-des-Tilleuls lui avait ordonné d’interrompre des travaux. En cours d’instance, le maire a pris un nouvel arrêté le 17 février 2025 retirant implicitement la décision attaquée et autorisant la reprise des travaux. Constatant que cet arrêté de retrait était devenu définitif, le tribunal a prononcé, par ordonnance du 3 décembre 2025, un non-lieu à statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de M. A... tendant au remboursement de ses frais de justice ont été rejetées.
Avocat : SELARL PALLIER - BARDOUL - SIEBERT