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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 408 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 408

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 331

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BAREffacer tout
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302789

Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la délibération du conseil municipal de Maissemy du 6 mars 2023 portant vente d’un numéro de hutte de chasse. Le tribunal a jugé que la convocation des conseillers municipaux n’avait pas été régulièrement effectuée dans le délai de trois jours francs prévu par les articles L. 2121-10 et L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales, et que cette irrégularité entachait la délibération d’illégalité. La requête de M. B..., locataire de la parcelle concernée, a été déclarée recevable en raison de son intérêt à agir.

Avocat : LOMBARD

20 novembre 2025• 4ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302790

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B... qui demandait l’annulation de la décision implicite du préfet de l’Aisne refusant de rectifier la déclaration de propriété d’une hutte de chasse située à Maissemy, au motif que le requérant n’établissait pas sa qualité de propriétaire. La juridiction a appliqué les dispositions des articles L. 424-5 et R. 424-17 du code de l’environnement, qui imposent que la déclaration soit souscrite par le propriétaire de l’installation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté.

LOMBARD

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
20 novembre 2025• 4ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402967

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., demandeur d'asile, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a considéré que la décision implicite de rejet du recours préalable obligatoire s'était substituée à la décision initiale. Il a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant faute de demande de communication des motifs, et que l'OFII n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en appliquant l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du dépôt tardif de la demande d'asile sans motif légitime.

Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE

20 novembre 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2303199

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B... et Mme F... contestant le refus de délivrance d'un permis de visite au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision de la cheffe d'établissement suffisamment motivée par un risque pour le bon ordre et la sécurité, lié à la gravité des antécédents judiciaires. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la nécessité de prévenir les infractions. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 341-7, R. 341-2 et R. 341-5 du code pénitentiaire.

Avocat : SCP AMBRY - BARAKE - ASTIE

20 novembre 2025• CHAMBRE 1
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2414890

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé le permis de construire précaire délivré par le maire de Plessé le 4 juin 2024, autorisant pour 35 ans un habitat léger (dôme géodésique et abri de jardin) en zone Nh du PLU. Saisi par le préfet de la Loire-Atlantique en excès de pouvoir, le tribunal a jugé que la durée de 35 ans excédait le caractère exceptionnel et temporaire exigé par l’article L. 433-1 du code de l’urbanisme, et que le projet ne répondait à aucune nécessité caractérisée justifiant une telle dérogation aux règles d’urbanisme. La décision a été prise en application des articles L. 433-1 et suivants du code de l’urbanisme, et les conclusions de la commune et de Mme A... ont été rejetées.

Avocat : BARDOUL

20 novembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506157

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les arrêtés du 7 mai 2025 par lesquels la préfète de la Haute-Savoie refusait d’admettre au séjour M. et Mme B..., ressortissants algériens, et les obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que ces décisions méconnaissaient l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en raison de l’atteinte disproportionnée portée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer aux requérants un certificat de résidence mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.

Avocat : LABARTHE AZEBAZE

20 novembre 2025• 1ère Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502625

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale collégiale à la demande de Mme D... afin d’évaluer les préjudices résultant de sa prise en charge par le CHU de Nîmes en mars 2024. La requérante impute au CHU un retard de diagnostic de son hypertension intracrânienne idiopathique, ayant entraîné des séquelles visuelles graves. Le tribunal a fait droit à la demande d’expertise, jugée utile pour un éventuel litige en responsabilité hospitalière, mais a rejeté la demande de pré-rapport, laissant l’expert libre d’organiser ses opérations.

Avocat : SELARL VINCKEL-ARMANDET-LE TARGAT – BARAT BAIER

20 novembre 2025
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400365

Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi en excès de pouvoir par un magistrat, a examiné la légalité de son évaluation professionnelle pour 2021-2022 établie par le procureur général de Basse-Terre. Le requérant contestait notamment l’absence de prise en compte d’une notice antérieure, des erreurs manifestes d’appréciation sur plusieurs items, et une dégradation injustifiée de ses notes analytiques. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des pièces du dossier. La décision s’inscrit dans le cadre du contrôle restreint de l’évaluation professionnelle des magistrats, sans qu’aucun texte spécifique ne soit explicitement mentionné.

Avocat : LOUIS-HODEBAR

20 novembre 2025• 1ère Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301211

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant une délibération du conseil municipal de Maissemy du 16 février 2023 relative à une convention de location de parcelles de jardins. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, jugeant que le litige portait sur un acte de gestion du domaine privé communal engageant une relation contractuelle, ce qui relève de la compétence du juge judiciaire. La solution retenue est fondée sur la distinction entre les actes de gestion du domaine privé et ceux affectant le domaine public.

Avocat : SCP DONNETTE-LOMBARD

20 novembre 2025• 4ème Chambre
TA80Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2504813

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Amiens concerne un litige relatif au refus de délivrance d’une carte professionnelle par le CNAPS. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Lille. Il applique l’article R. 312-10 du code de justice administrative pour qualifier le litige de relevant de la législation sur les activités professionnelles, puis l’article R. 312-1 pour déterminer la compétence en fonction du siège de l’autorité ayant pris la décision, situé à Lille. En conséquence, le dossier est transmis au tribunal administratif de Lille en vertu de l’article R. 351-3 du même code.

Avocat : CABINET BIBARD AVOCATS

19 novembre 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509499

Le Tribunal administratif de Lille, par une ordonnance du 19 novembre 2025, a été saisi d’une requête de M. A... contestant la décision du garde des sceaux, ministre de la justice, de l’affecter dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Se fondant sur une décision récente du Conseil d’État (n° 506827 du 28 octobre 2025), le tribunal a estimé que ce litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris, siège de l’autorité auteur de la décision. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.

Avocat : BARISEEL

19 novembre 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403172

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant un arrêté du préfet du Gers du 7 mai 2022 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que, même en l'absence de notification régulière des voies et délais de recours, le requérant disposait d'un délai raisonnable d'un an pour agir, conformément au principe de sécurité juridique. La requête, enregistrée le 27 mai 2024, soit plus de deux ans après la notification de l'arrêté, a été jugée tardive. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CHAMBARET

19 novembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500321

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 prononçant son expulsion et son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision d'expulsion était suffisamment motivée, que la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BARBOT-LAFITTE

19 novembre 2025• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406452

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme B..., agent contractuel de l'Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille (AP-HM), contestant l'attestation employeur mentionnant une « fin de période d'essai à l'initiative du salarié » comme motif de rupture de son contrat à durée déterminée. La requérante soutenait que la rupture était en réalité une fin de contrat non renouvelé à l'initiative de l'employeur, ce qui devait être considéré comme une privation involontaire d'emploi. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré du non-respect du délai de prévenance était inopérant et que l'administration avait correctement qualifié la rupture. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 5424-1 et L. 5422-1 du code du travail, ainsi que sur le décret n° 2020-741 du 16 juin 2020, relatifs à la définition de la privation involontaire d'emploi.

Avocat : BARLET

19 novembre 2025• 7ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307744

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 28 juin 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier Aiguilles-Queyras (CHAQ) a radié des cadres M. B..., un fonctionnaire hospitalier, à compter du 4 mars 2023. La juridiction a jugé que la radiation était illégale car l'administration n'avait pas informé l'agent, de manière complète et circonstanciée, des conséquences de son absence de demande de renouvellement de disponibilité ou de réintégration, notamment qu'il serait radié des cadres. Cette obligation d'information préalable découle de l'article 37 du décret n° 88-976 du 13 octobre 1988, et son absence constitue un vice de procédure. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation de M. B... et a enjoint au CHAQ de le réintégrer.

Avocat : BARLET

19 novembre 2025• 7ème chambre
TA86Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503607

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de transfert pénitentiaire de M. B... vers le centre de détention de Muret. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car le requérant conserve des contacts téléphoniques et écrits avec sa sœur, et que l'atteinte à sa vie familiale n'était ni suffisamment grave ni immédiate. L'ordonnance admet le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : BARON

18 novembre 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500096

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un titre exécutoire émis par un EHPAD pour un montant de 5 682,67 euros. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’EHPAD a été condamné à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais d’instance.

Avocat : BARON COSSE ANDRE

18 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406810

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant la décision du 23 janvier 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil après qu'il a présenté une nouvelle demande d'asile suite à un transfert vers l'Allemagne. Le tribunal a opéré une substitution de base légale, estimant que la décision devait être fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (relatif au refus en cas de demande de réexamen) plutôt que sur l'article L. 551-16 invoqué par l'OFII. Après avoir vérifié que M. A... avait bénéficié des garanties procédurales adéquates, le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens (incompétence, insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur de droit et erreur manifeste d'appréciation) et a confirmé la légalité de la décision de l'OFII.

Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE

18 novembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509344

Le Tribunal administratif de Strasbourg, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif d’Amiens, compétent car le requérant résidait à Laon (Aisne) à la date de la décision attaquée.

Avocat : BARROVECCHIO

18 novembre 2025
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303350

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A... contre un arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire des Angles pour la construction d’une piscine. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement auquel il a été donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté les conclusions de la commune et des bénéficiaires du permis tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

17 novembre 2025