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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

632 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

632

Décisions totales

383 581

Ordonnances

260 468

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BASEffacer tout
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600154

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SCI Akkus visant à mettre fin à la suspension du permis de construire délivré par la maire de Calais le 3 avril 2025. La société invoquait un permis modificatif du 17 décembre 2025 comme élément nouveau, mais le juge a estimé que ce permis ne remédiait pas aux illégalités constatées, notamment la méconnaissance des articles UC 12 et UC 3 du plan local d'urbanisme (PLU) relatifs au stationnement et à l'accès. La solution retenue confirme le maintien de la suspension, les places de stationnement projetées ne respectant pas les dimensions réglementaires et l'accès ne satisfaisant pas aux exigences de largeur minimale.

Avocat : BAS

29 janvier 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308638

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Diabolocom, qui sollicitait la restitution de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020, en application du régime d'imposition séparée au taux réduit de 10% prévu à l'article 238 du code général des impôts. La société contestait le refus de l'administration fiscale d'accepter sa demande de régularisation de l'option fiscale, estimant remplir les conditions pour bénéficier de ce régime concernant la concession de son logiciel. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas valablement exercé l'option dans les délais et formes requis par la loi de finances pour 2019, et que les conditions de fond n'étaient pas remplies. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux intérêts moratoires et aux frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET BEYLOUNI CARBASSE GUÉNY VALOT VERNET

29 janvier 2026• 5ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313549

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de renouvellement de son agrément d'assistante maternelle par le président du conseil départemental du Val-de-Marne. La décision attaquée du 7 juillet 2022 était fondée sur l'incomplétude du dossier de demande de renouvellement, en application des articles D. 421-19 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 13 juillet 2022. Le tribunal a jugé que le département avait respecté la procédure en informant la requérante des pièces manquantes et que le refus était légalement justifié.

Avocat : EMBASE AVOCATS

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315862

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B... contestant le refus du Centre national de gestion (CNG) de lui accorder un aménagement pour l'épreuve de « lecture critique d'articles scientifiques » aux épreuves classantes nationales de médecine 2023-2024, en raison de son handicap. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, considérant que les décisions de refus étaient suffisamment motivées et que le CNG avait fait une exacte application des dispositions du code de l'éducation, notamment les articles D. 613-26 et D. 613-27-1. Il a jugé que l'épreuve litigieuse, portant sur des articles en anglais, ne méconnaissait pas les principes de non-discrimination et d'égalité, et que le requérant n'avait pas démontré que son handicap justifiait une dispense totale de cette épreuve. Enfin, les conclusions subsidiaires contre la délibération du jury ont été déclarées irrecevables, faute de production de l'acte contesté.

Avocat : CABINET BASIC ROUSSEAU AVOCATS (SELARL)

28 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504847

Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure était régulière, l'avis du collège de médecins de l'OFII étant signé par ses trois membres. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : ABASSADE

28 janvier 2026• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512602

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités bulgares. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), et un défaut d'examen au regard de l'article 17 du même règlement. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de transfert.

Avocat : BASILI

27 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206554

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de l'association One Voice et de la LPO AuRA contre l'arrêté préfectoral du 15 septembre 2022 complétant la réglementation de la chasse en Savoie pour la campagne 2022-2023, notamment pour le petit gibier de montagne. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, tirés de l'absence de participation du public et de la méconnaissance de la directive "Oiseaux" (2009/147/CE) et du code de l'environnement, n'étaient pas fondés. Il a également jugé irrecevable la demande d'annulation des plans de chasse individuels faute de recours administratif préalable obligatoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des associations requérantes.

Avocat : CABINET BASTILLE AVOCATS

26 janvier 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206692

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l’association LPO AuRA d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 14 septembre 2022 autorisant la chasse du lagopède alpin dans l’Isère. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’arrêté attaqué n’avait pas à être précédé d’une consultation publique en application de l’article L. 123-19-6 du code de l’environnement, dès lors qu’il s’inscrivait dans le cadre d’un arrêté initial ayant déjà fait l’objet d’une participation du public. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la directive « Oiseaux » (2009/147/CE) et de l’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 420-1 du code de l’environnement, estimant que la chasse du lagopède alpin, espèce chassable, ne portait pas atteinte à son état de conservation.

Avocat : CABINET BASTILLE AVOCATS

26 janvier 2026• 7ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315879

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. C..., fonctionnaire de la Ville de Paris, contestant sa mutation d’office du poste de directeur du conservatoire du 7e arrondissement à un poste de professeur de direction d’orchestre. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la Ville, estimant que la décision n'était pas une simple mesure d'ordre intérieur car elle entraînait une perte de la nouvelle bonification indiciaire et de ses responsabilités d'encadrement. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de communication du dossier, jugeant que l'agent avait été informé de l'intention de l'administration et mis à même de demander cette communication. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles 65 de la loi du 22 avril 1905 et les principes relatifs aux mesures d'ordre intérieur.

Avocat : CABINET CHENEAU ET PUYBASSET (SCP)

23 janvier 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516344

Le Tribunal Administratif de Lyon a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Labeaume pour une maison individuelle, un abri de voiture et une piscine. Cette suspension a été prononcée à la demande du préfet de l'Ardèche, sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge des référés a estimé que le moyen tiré de l'absence de sursis à statuer était propre à créer un doute sérieux sur la légalité du permis, en application de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Le projet était situé dans un site Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, et le maire n'avait pas opposé de sursis alors que le futur plan local d'urbanisme intercommunal était suffisamment avancé.

Avocat : BASTYDE AVOCATS

22 janvier 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514997

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 9 décembre 2025 par lequel le préfet de l'Essonne avait ordonné le transfert de Mlle B... aux autorités slovènes pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante soutenait, entre autres, un vice de procédure fondé sur l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, faute de preuve de la confidentialité et de la compréhension de son entretien individuel. En l'absence de production du préfet, le tribunal a accueilli ce moyen et annulé la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.

Avocat : YESILBAS

22 janvier 2026• Reconduites à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315130

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme D..., ressortissante algérienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-d’Oise sur sa demande d’abrogation d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le préfet, estimant que la demande d’abrogation avait été valablement reçue et que le recours n’était pas tardif, en application des articles L. 243-1 et L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est que l’administration est tenue d’examiner le droit au séjour de l’intéressé à la date de sa décision lorsqu’elle est saisie d’une demande d’abrogation fondée sur une modification des circonstances.

Avocat : ABASSADE

22 janvier 2026• 11ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411935

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par la commission de médiation le 13 avril 2022, qui n'avait pas reçu d'offre de logement. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour le préjudice subi du fait de cette carence, ainsi que la liquidation d'une astreinte. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives à l'astreinte, relevant qu'elles relevaient d'une procédure distincte. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : ABASSADE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501750

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a accordé une provision à M. et Mme A... pour leur fils mineur B..., victime d’une tétraparésie suite à une compression médullaire causée par le mauvais positionnement d’un cathéter lors d’une transfusion en 2012. La solution retenue condamne l’ONIAM à verser une provision de 20 937,39 euros pour les frais de fauteuils roulants et de 12 107 euros pour l’adaptation d’un véhicule, rejetant la demande de prise en charge intégrale du véhicule. Cette décision s’appuie sur les dispositions du II de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique et de l’article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : BASLE

19 janvier 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511989

Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 5 décembre 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII a notifié à M. A..., demandeur d'asile, la sortie sans délai de son hébergement d'urgence. Le juge estime que la décision est insuffisamment motivée et entachée d'une erreur de fait, dès lors que l'absence de M. A... à une réunion de convocation n'est pas établie et que son départ de l'hébergement était justifié par une altercation nécessitant sa mise en sécurité. En conséquence, la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir M. A... dans ses droits aux conditions matérielles d'accueil, incluant un hébergement, dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : BASILI

16 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501887

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet du Nord du 21 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que, malgré l'existence d'une communauté de vie avec son compagnon français depuis seize mois, cette ancienneté était insuffisante pour caractériser une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : BASILI

14 janvier 2026• 6ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300805

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B..., infirmière au CHRU de Tours, pour contester le refus de l'établissement de lui accorder la protection fonctionnelle, qu'elle estimait due en raison d'une situation de harcèlement moral. La requérante soutenait que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'erreur d'appréciation, invoquant des faits présumant un harcèlement et une dégradation de ses conditions de travail. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la demande indemnitaire n'était pas justifiée. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, notamment l'article L. 133-2 relatif au harcèlement moral.

Avocat : SELARL BASIC ROUSSEAU AVOCATS

8 janvier 2026• 4ème chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-24BX00181

Avocat : CORBIER-LABASSE

6 janvier 2026• 5ème chambre (formation à 3)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517119

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. C..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge écarte le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et estime la décision suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'exposé circonstancié des éléments de fait et de droit (consultation Eurodac, demande antérieure en Croatie, accord des autorités croates). La solution retenue s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013.

Avocat : YESILBAS

29 décembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302912

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de plusieurs membres de la Ligue des droits de l’homme contestant le recours au huis clos par le conseil communautaire de Loudéac Communauté Bretagne Centre lors de sa séance du 4 avril 2023. Les requérants invoquaient une erreur manifeste d’appréciation, estimant que l’ordre du jour ne justifiait pas une telle mesure. Le tribunal a jugé que le huis clos était légalement motivé par la confidentialité imposée par les articles L. 611-4 et L. 611-15 du code de commerce dans le cadre d’une procédure de conciliation. En conséquence, la décision de huis clos et les délibérations adoptées lors de cette séance ont été validées.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GUILLOTIN LE BASTARD

26 décembre 2025• 1ère Chambre