462 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
462
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 868
Avec résumé IA
Avocat : BEGUIN
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B..., rédactrice territoriale, qui contestait l'arrêté du maire de Laudun-L’Ardoise du 10 janvier 2023 fixant son complément indemnitaire annuel à 420 euros. Le tribunal a jugé que le décret n° 2014-513 (RIFSEEP) n'est pas directement applicable aux fonctionnaires territoriaux, et que la délibération communale du 15 décembre 2016 ne subordonnait pas l'attribution du complément à l'entretien professionnel annuel. Par conséquent, le moyen tiré de l'irrégularité de cet entretien a été écarté comme inopérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par une assistante familiale, Mme B..., d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision du président du conseil départemental d'Indre-et-Loire du 21 décembre 2022. La requérante contestait le refus implicite de l'employeur public de procéder à son licenciement et de lui verser l'indemnité de licenciement prévue à l'article L. 423-12 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la fin de l'agrément de l'assistante familiale, intervenue à sa propre demande, ne constituait pas un retrait d'agrément imposant un licenciement par l'employeur. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 421-3, L. 423-8 et L. 423-11 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code du travail.
Le Tribunal administratif de Rennes, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. B..., a pris acte de son désistement des conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que le préfet de la Haute-Garonne a enregistré sa demande de titre de séjour et lui a délivré un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge a constaté que le désistement était pur et simple, rendant sans objet la requête en référé. En revanche, il a rejeté les conclusions de M. B... tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. Bost, qui contestait le refus de la métropole Clermont-Auvergne métropole de le nommer au grade d'ingénieur en chef hors-classe et demandait réparation de ses préjudices. Le requérant soutenait que sa mobilité remplissait les conditions de l'article 21 du décret n° 2016-200 du 26 février 2016, mais le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision de refus du 2 novembre 2021 a été validée et les conclusions indemnitaires de M. Bost ont été rejetées. La métropole a obtenu le versement de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Avocat : BEGUIN;CGCB & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B..., ressortissant brésilien, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 17 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté la requête comme tardive, constatant que le recours n'avait pas été introduit dans le délai légal de deux mois suivant la notification de l'arrêté. En conséquence, il n'a pas examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 425-1, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... qui demandait l'annulation de l'avis d'un médecin agréé sur son état de santé après un accident de service. Le juge a estimé que cet avis, qui ne lie pas l'autorité territoriale, ne constitue pas une décision administrative susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A..., ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 24 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a rejeté la requête de M. A... et validé l'arrêté préfectoral. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A... B... contestant le refus implicite de requalifier son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée et la décision de non-renouvellement de ses fonctions d'animateur à compter du 31 mars 2023. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions du requérant, considérant que la décision de non-renouvellement n'était pas entachée d'illégalité et que M. A... B... ne pouvait prétendre à une requalification de son contrat. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Morbihan de délivrer à M. B... une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par l'incapacité de l'intéressé à travailler et à justifier de la régularité de son séjour. Il a estimé que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, le préfet étant tenu de délivrer ce document en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne pouvant invoquer une impossibilité technique pour s'y soustraire. La solution retenue est l'injonction faite à l'administration de délivrer l'attestation sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de 48 heures.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., agent de la Ville de Paris, contestant la décision du 25 avril 2022 fixant la consolidation de son accident de service au 13 novembre 2020, un taux d'incapacité permanente partielle de 15 %, et refusant la prise en charge de ses arrêts de travail et soins postérieurs. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., jugeant que la décision attaquée n'était entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur d'appréciation, et qu'elle était suffisamment motivée. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor refusant un titre de séjour à M. A, au motif que l'avis du collège de médecins de l'OFII était irrégulier, ne permettant pas de vérifier l'absence de conflit d'intérêts. La juridiction a considéré que le préfet s'était estimé à tort lié par cet avis, entachant sa décision d'un défaut d'examen de la situation médicale du requérant. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, en application des articles L. 425-9 et R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction d'exclusion temporaire d'un an infligée à un enseignant contractuel de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé n'établissant pas d'atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou à l'intérêt du service public. En outre, aucun des moyens soulevés (incompétence négative, retrait illégal d'un acte créateur de droit, défaut de motivation, disproportion) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.