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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 582 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 582

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 034

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BELEffacer tout
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508112

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un couple de réfugiés bangladais vivant à la rue, dont la femme est enceinte de sept mois, afin d'obtenir un hébergement d'urgence. Constatant l'urgence liée à leur situation de détresse et l'atteinte grave à leur droit à l'hébergement d'urgence garanti par l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, le juge a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de les prendre en charge sans délai, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

Avocat : BELAID CELYA

21 novembre 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503190

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. B..., ressortissant tunisien, de recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire français, une interdiction de retour d’un an et une assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet du Puy-de-Dôme avait commis une erreur d’appréciation en considérant que la présence de M. B... constituait une menace pour l’ordre public, motif qui fondait le refus de renouvellement de son titre de séjour. Cette solution a été retenue sur le fondement de l’article L. 412-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, combiné à l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BEL FALEH

21 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519182

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. B... A..., ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral du 31 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet de la Sarthe avait légalement fondé la mesure d'éloignement sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public constituée par le comportement de l'intéressé, impliqué dans une enquête pour violences et viols. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire, du refus de délai de départ volontaire et de l'assignation à résidence, en écartant les moyens d'incompétence, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : ROUCOUX ISABELLE

21 novembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303523

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de M. et Mme A... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales (56 915 €) pour les années 2016 à 2018. Ces impositions faisaient suite à la requalification en revenus distribués, sur le fondement du 1° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, de sommes issues de la société Gold Carrelage dont M. A... était gérant. Le tribunal a jugé que les requérants, qui n'avaient pas répondu à la proposition de rectification, ne rapportaient pas la preuve du caractère exagéré des impositions, leurs arguments sur une prétendue sous-évaluation des charges de la société étant trop généraux et non étayés.

Avocat : SCP BEJIN - CAMUS - BELOT

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301961

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. et Mme C... d’une requête en plein contentieux visant à contester la décision du comptable du pôle de recouvrement spécialisé de l’Aisne mettant fin à l’étalement de leur dette fiscale. En cours d’instance, les requérants ont informé le tribunal s’être acquittés de l’intégralité de leur dette et ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en application des dispositions du code de justice administrative. Par conséquent, il a donné acte du désistement et prononcé la clôture de l’instance.

Avocat : SCP BEJIN - CAMUS - BELOT

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2304808

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C... épouse A... qui contestait le refus de délivrance d'un permis de visite pour son conjoint incarcéré. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur les dispositions des articles L. 341-7 et R. 341-2 du code pénitentiaire, en raison du risque de réitération des violences conjugales, le détenu ne reconnaissant pas les faits. Il a également estimé que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, les contacts téléphoniques et postaux subsistant. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : BELMONT

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510923

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Etablissements Verschooris d’un référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, visant à suspendre la signature d’un lot de marché public et à contester le rejet de son offre par la communauté urbaine de Dunkerque. La société requérante s’est désistée de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 20 novembre 2025, constatant que rien ne s’opposait à cette mesure. Les conclusions de la société Devianne Façades, présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.

Avocat : SCP MARCHAL-NATACHA MARCHAL-FLORENCE MAS-ISABELLE COLLINET-MARCHAL-

20 novembre 2025
CAA59Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA01407

Avocat : SCP BEJIN CAMUS BELOT

20 novembre 2025• 4e chambre - formation à 3
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508519

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. D..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de trois ans. La juridiction écarte les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en retenant que l'entrée irrégulière de l'intéressé justifiait légalement la mesure sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal précise que l'information relative au signalement dans le système d'information Schengen n'est pas une décision susceptible de recours.

Avocat : ABEL

20 novembre 2025• 7éme chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502669

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 14 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme D..., protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte résultait de sa résidence continue à Mayotte depuis 2016, de son parcours scolaire abouti jusqu'au baccalauréat et d'une classe préparatoire, ainsi que de sa prise en charge par sa tante en situation régulière.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

20 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502662

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, suspend l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 17 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour d'un an. Le juge retient que la mesure d'éloignement porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme E..., protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte est caractérisée par la résidence continue de l'intéressée à Mayotte depuis 2019 auprès de sa mère titulaire d'une carte de résident, son parcours scolaire exemplaire couronné par l'obtention du baccalauréat et son admission en institut de formation en soins infirmiers.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

20 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502666

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français, dès lors que le préfet avait retiré cet arrêté en cours d'instance. Le juge a toutefois fait droit aux conclusions aux fins d'injonction en ordonnant au préfet de délivrer au requérant, ressortissant comorien, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail et de réexaminer sa situation. Cette décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, protégeant le droit à la vie privée et familiale.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

20 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316315

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL KNB Taxis, qui contestait des rappels de TVA et des suppléments d’impôt sur les sociétés pour 2014-2015, assortis de pénalités. La société invoquait des irrégularités de procédure (défaut de réponse à ses observations, motivation insuffisante de la proposition de rectification) et critiquait la méthode de reconstitution de son chiffre d’affaires. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que la méthode de reconstitution, fondée sur les données du secteur, était probante, rejetant la demande de substitution d’un kilométrage annuel de 120 000 km. La décision s’appuie sur les articles L. 57, L. 66-2°, L. 76 et L. 76 B du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET CHANDELLIER-CORBEL

20 novembre 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511864

Suspension de permis de conduire. Le Tribunal Administratif de Lyon, par une ordonnance, a constaté le désistement d'office de Mme A... de son recours en excès de pouvoir contre la décision du sous-préfet de la Tour-du-Pin suspendant son permis pour cinq mois. Ce désistement est fondé sur l'application des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative, car la requérante n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés.

Avocat : BELLACHE

19 novembre 2025
TA59Ordonnance

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507660

Le Tribunal Administratif de Lille, par une ordonnance du 19 novembre 2025, a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation de la décision du garde des sceaux du 23 juillet 2025 le plaçant dans le quartier de lutte contre la criminalité organisée du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. Se fondant sur une décision récente du Conseil d’État (n° 506827 du 28 octobre 2025), le tribunal a estimé que ce litige, relatif à une affectation décidée par le ministre de la justice sur le fondement de l’article L. 224-5 du code pénitentiaire, relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris. En application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.

Avocat : ABELLO CLAIRE

19 novembre 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510242

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme tardive la requête de M. A... contestant la décision « 48 SI » du 13 mars 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le juge a constaté que la décision, notifiée par pli recommandé présenté le 3 avril 2023 et non réclamé, était réputée reçue à cette date, faisant courir le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La requête, enregistrée le 13 juin 2025, était donc manifestement irrecevable pour dépassement de ce délai, en application du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

19 novembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207134

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d’une requête en plein contentieux par les héritiers de R... L..., décédé suite à une prise en charge médicale à l’hôpital Henri Mondor entre le 28 et le 31 janvier 2018. L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) n’a pas contesté sa responsabilité pour faute, mais a demandé l’application d’un taux de perte de chance de survie de 90 % et le rejet de certaines demandes indemnitaires. Le tribunal a condamné l’AP-HP à réparer les préjudices subis, en appliquant un taux de perte de chance, et a statué sur les demandes de la caisse primaire d’assurance maladie de Paris au titre de ses débours. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute médicale, en lien avec les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.

Avocat : AARPI SERVIA BELBENOIT

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519775

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa long séjour pour études à M. A.... Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'intéressé, qui a obtenu une autorisation d'intégration différée en janvier 2026, ne justifie pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré les frais d'inscription déjà engagés. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : BELEBENIE

18 novembre 2025
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401286

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait le refus du préfet de retirer un arrêté du 11 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français, ainsi que le refus d'enregistrer sa nouvelle demande de titre. Le tribunal a jugé que la reconnaissance anticipée d'un enfant à naître, seul élément nouveau invoqué, ne constituait pas un changement de circonstances de fait suffisant pour justifier l'abrogation de l'arrêté initial en application de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : BELLIARD

18 novembre 2025• 3ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401346

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malgache, contestant l’arrêté préfectoral du 10 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d’une contribution effective à l’entretien et à l’éducation de son enfant français, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de l’absence de vie commune avec l’enfant et de la faiblesse des liens familiaux démontrés.

Avocat : BELLIARD

18 novembre 2025• 3ème chambre