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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 251 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 251

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 506

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BELEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303351

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 11 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait d’admettre au séjour Mme B..., ressortissante comorienne, et l’obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a considéré que ces décisions méconnaissaient son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) et l’intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant). Le préfet, n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante, qui n’étaient pas contredits par l’instruction. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme B... un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304470

Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de M. C..., ressortissant comorien, contestant l'arrêté préfectoral du 15 mai 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue repose sur la démonstration par M. C... de sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de sa fille française, née en 2021, et de sa présence ancienne et continue à Mayotte.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303349

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 4 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait d'admettre au séjour M. B..., ressortissant comorien, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que ces décisions portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et méconnaissaient l'intérêt supérieur de ses enfants, garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, a été réputé acquiescer aux faits exposés par le requérant, qui n'étaient pas contredits par l'instruction. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303934

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 6 juillet 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à Mme B..., ressortissante malgache, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, car elle portait atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant français, dont elle s'occupe seule au quotidien. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500420

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi en référé précontractuel par la société I2M, candidate évincée du lot n°6 « construction modulaire » d’un marché public de la commune de M’Tsangamouji. La requérante contestait la régularité de la nouvelle procédure de passation lancée par la commune après l’annulation de la précédente, invoquant notamment un défaut de publicité, une modification substantielle du marché et une négociation irrégulière. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la commune pouvait légalement lancer une nouvelle procédure et que les manquements allégués n’étaient pas établis. La décision s’appuie sur les dispositions des articles L. 551-1 du code de justice administrative et R. 2161-5 du code de la commande publique.

Avocat : BELLOTEAU

28 avril 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303836

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 6 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé d'admettre au séjour M. B..., ressortissant comorien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense et est réputé avoir acquiescé aux faits, a méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur l'ancienneté du séjour de l'intéressé à Mayotte depuis 2000, sa vie familiale avec sa compagne et leurs deux enfants scolarisés, ainsi que la présence de sa mère titulaire d'une carte de résident et de sa fratrie de nationalité française.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

28 avril 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504334

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. B C, ressortissant brésilien, contestant un refus de séjour avec obligation de quitter le territoire (14 octobre 2024) et une assignation à résidence (17 mars 2025). Le juge a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, sans méconnaître les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : BELAREF

28 avril 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414615

Le Tribunal administratif de Melun était saisi de deux requêtes de M. B C, ressortissant brésilien, contestant un refus de séjour avec obligation de quitter le territoire (OQTF) pris le 14 octobre 2024 par le préfet de Seine-et-Marne, puis un arrêté d'assignation à résidence du 17 mars 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des deux arrêtés ainsi que les conclusions accessoires.

Avocat : BELAREF

28 avril 2025• 12ème chambre, éloignement
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202511

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision 48SI du 1er mars 2022 constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre plusieurs décisions de retrait de points. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a supprimé du relevé d’information du requérant les mentions relatives à la décision 48SI et à plusieurs retraits de points, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur ces points. De plus, une reconstitution totale du capital de points étant intervenue le 26 mars 2021, les conclusions relatives au retrait de points du 25 décembre 2018 ont également perdu leur objet. Le tribunal a donc jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions, sans se prononcer sur le fond des autres moyens soulevés.

Avocat : SCP ABCG ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

28 avril 2025• juge unique (1)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202227

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B contestant la décision du ministre de l'intérieur du 10 février 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la réalité des infractions des 16 octobre 2016, 8 décembre 2020 et 13 mars 2021 était établie par l'émission de titres exécutoires, sans que le requérant ne prouve avoir formé une réclamation. Concernant l'obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le tribunal a considéré que le paiement de l'amende forfaitaire majorée pour les infractions de 2020 et 2021 impliquait nécessairement la réception de l'avis d'amende forfaitaire majorée contenant les mentions requises. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SCP ABCG ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

28 avril 2025• juge unique (1)
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2403982

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision "48 SI" du 24 octobre 2014 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les décisions de retrait de points sous-jacentes. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que la décision "48 SI" avait été régulièrement notifiée à l'intéressée le 24 octobre 2014, comme l'attestent les mentions claires et concordantes de l'avis de réception. En conséquence, le recours formé le 23 janvier 2024, soit plus de neuf ans après la notification, était hors du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, sans que la restitution du permis en 2022 ne puisse rouvrir ce délai.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

28 avril 2025• 4ème Chambre (JU)
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504579

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 avril 2025 par lequel la préfète du Rhône mettait en demeure M. et Mme D de quitter un logement occupé sans droit ni titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas que leur maintien dans les lieux serait nécessaire ou que l'évacuation créerait une situation irréversible et dangereuse pour leurs enfants. Aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité, le défaut de motivation ou la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision a été prise en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article 38 de la loi du 5 mars 2007.

Avocat : BELIGON

25 avril 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2408005

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A C, ressortissant portugais résidant en France depuis plus de 50 ans, contestant son expulsion du territoire français et son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire faute d’urgence. Sur le fond, il a jugé que l’arrêté d’expulsion était suffisamment motivé et que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit ou d’appréciation, la menace à l’ordre public étant caractérisée par des condamnations pénales, dont une à plus de cinq ans d’emprisonnement, et ce malgré l’avis défavorable de la commission d’expulsion. La décision a également été considérée comme proportionnée au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la gravité des faits. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. A C, y compris celles relatives à l’assignation à résidence.

Avocat : LABEL AVOCATS

24 avril 2025• 4ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308014

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par une ancienne adjointe au maire d'Herblay-sur-Seine, qui contestait le refus de la commune de régulariser ses cotisations d'assurance vieillesse pour la période de son mandat. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, il a jugé que le litige, relatif à l'application des législations de sécurité sociale, relève de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Avocat : BELAL-CORDEBAR

24 avril 2025• 4ème Chambre (JU)
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505146

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 17 mars 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise obligeait M. A, ressortissant turc, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et lui interdisait le retour pour un an. La juridiction a relevé que le préfet avait pris cette décision sans avoir examiné la demande de titre de séjour déposée par l'intéressé le 24 février 2025, pour laquelle il était convoqué le 18 avril 2025. Cette omission a entaché l'arrêté d'un défaut d'examen de la situation personnelle de M. A, en méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ZABEL

22 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504898

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités espagnoles et une interdiction de circulation sur le territoire français de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et fondé sur un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 621-1 et L. 622-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ZABEL

22 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505088

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant ukrainien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 13 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier de mise en demeure, qui ne constitue pas une décision faisant grief. Sur le fond, il a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le délai de recours n'était pas expiré. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, après avoir écarté les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article 8 de la CEDH, etc.), en application des articles L. 731-1 et L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ZABEL

22 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408856

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet de la Loire de lui délivrer un certificat de résidence algérien sur le fondement de l’article 6-2) de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l’erreur matérielle sur la date d’entrée en France était sans incidence. Il a jugé que la condition de régularité de l’entrée sur le territoire n’était pas remplie, car Mme B n’avait pas justifié d’un visa valide lors de son arrivée, comme l’exige la convention d’application de l’accord de Schengen. En conséquence, le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été validés.

Avocat : TRABELSI

17 avril 2025• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401261

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A contestant la décision "48 SI" du 15 février 2024 invalidant son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation, le ministre ayant implicitement retiré cet acte après la prise en compte d'un stage de sensibilisation ayant reconstitué le capital de points. Sur le fond, les moyens tirés du défaut de notification des retraits de points et du défaut d'information préalable ont été écartés, le juge rappelant que la notification n'affecte pas la légalité des retraits et que l'administration doit prouver la délivrance de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : ARTAUD - BELFIORE - CASTILLON - GREBILLE-ROMAND

17 avril 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500499

Le Tribunal administratif de Mayotte a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 6 janvier 2025 refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme E..., ressortissante malgache, et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'intensité des liens familiaux de la requérante à Mayotte, où elle vit avec son enfant français. Le juge des référés a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du CESEDA (droit au séjour pour parent d'enfant français), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme E... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

16 avril 2025