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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 582 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 582

Décisions totales

383 581

Ordonnances

257 468

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BELEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304367

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 25 juillet 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé d'admettre au séjour Mme A..., ressortissante comorienne, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la fraude invoquée par le préfet à l'encontre de la reconnaissance de paternité des enfants français de la requérante n'était pas caractérisée, et que l'administration ne pouvait donc écarter cet acte de droit privé. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au titre de séjour pour parent d'enfant français.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

17 octobre 2025• 3ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304366

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mai 2023 refusant son admission au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive : l'arrêté, notifié par lettre recommandée présentée le 19 mai 2023 et retournée avec la mention "pli avisé et non réclamé", a été considéré comme régulièrement notifié à cette date, et la requête enregistrée le 13 novembre 2023 dépassait le délai de recours de deux mois. Le tribunal a appliqué les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

17 octobre 2025• 3ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400348

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 28 décembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d’Oise avait refusé de délivrer un titre de séjour « salarié » à M. B..., ressortissant sénégalais. Le préfet s’était fondé sur la menace pour l’ordre public que constituerait l’intéressé en raison d’une usurpation d’identité lors de son embauche. Le tribunal a jugé que ce seul fait ne suffisait pas à caractériser une menace pour l’ordre public, en méconnaissance de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BORDESSOULE DE BELLEFEUILLE

17 octobre 2025• 5ème Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502283

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne. Celle-ci demandait la suspension d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français, déjà exécuté, et sollicitait son retour à Mayotte pour motif familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas, cinq mois après son éloignement, une situation d'extrême urgence justifiant une intervention du juge des référés. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

16 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502256

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 13 octobre 2025 obligeant M. C..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du caractère exécutoire de la mesure d'éloignement. Il a également considéré que l'arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit de M. C... au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, compte tenu de sa contribution à l'éducation et à l'entretien de son enfant et de l'état de santé de sa compagne.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

16 octobre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308239

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. et Mme E... contestant leur assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour une maison construite à Istres, et demandant le bénéfice de l'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts pour les constructions nouvelles. Le tribunal a rejeté leur demande, considérant que l'administration avait établi que les travaux étaient achevés au 24 novembre 2021, date à laquelle un géomètre du service avait constaté l'achèvement sur place, et non au 28 avril 2022 comme le soutenaient les requérants. En conséquence, la déclaration H1 souscrite le 13 juillet 2022 était hors délai, et l'exonération ne pouvait s'appliquer pour la période restant à courir après le 31 décembre de l'année suivant l'achèvement. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles 1383 et 1406 du code général des impôts.

Avocat : FOMBELLE

16 octobre 2025• 6e Ch Magistrat statuant seul
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506867

Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension présentée par M. A... contre le refus de la commune de Béziers de dresser un procès-verbal d’infraction et de prendre un arrêté interruptif de travaux. En effet, postérieurement à l’introduction de la requête, la commune a pris un arrêté interruptif de travaux le 10 octobre 2025, privant d’objet les conclusions du requérant. La solution retenue repose sur l’application des articles L. 480-1 et suivants du code de l’urbanisme relatifs aux infractions et aux mesures de police administrative.

Avocat : BELLOTTI

16 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502280

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant burundais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ne justifiant pas d'une situation d'urgence particulière, et que l'atteinte alléguée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était pas établie, faute de démontrer la réalité et l'intensité de ses liens familiaux.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

16 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502257

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 13 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du risque d'éloignement imminent, mais a considéré qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était caractérisée. Cette décision a été motivée par l'absence d'attaches familiales intenses à Mayotte et par la menace à l'ordre public que représente le requérant, compte tenu de sa condamnation pénale et de son inscription au fichier des antécédents judiciaires.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

16 octobre 2025
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500631

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant haïtien, pour obtenir la délivrance de sa carte de séjour pluriannuelle « talent-chercheur » et un avenant de mission d’enseignement. En cours d’instance, le requérant a obtenu ces documents, rendant sans objet ses demandes principales. Le juge a donc constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté les conclusions relatives au renouvellement futur du titre de séjour, celles-ci étant nouvelles et non soumises au contradictoire, et a condamné l’État à verser 800 euros à son conseil au titre des frais de justice.

Avocat : BEL

16 octobre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512121

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... C... contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction manifestement incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, selon les articles L. 821-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à cette allocation relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires spécialement désignés.

Avocat : RANDRIAMBELSON

16 octobre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504008

Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour prise par le préfet du Gard. Après que le préfet a délivré un récépissé de demande de titre de séjour autorisant le travail, M. A... s’est désisté de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 500 euros au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BELAÏCHE

16 octobre 2025
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400724

Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision verbale du 17 avril 2024 par laquelle le préfet de La Réunion a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante comorienne. Le tribunal a retenu le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, le préfet n’ayant pas justifié de l’identité de l’agent ni d’une délégation de signature. En conséquence, il a enjoint au préfet d’enregistrer la demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de délivrer un récépissé dans un délai d’un mois. L’État a également été condamné à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Avocat : BELLIARD

16 octobre 2025• 1ère chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA00697

Avocat : BELLOY

16 octobre 2025• 7ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2407177

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de la 2ème chambre, a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 9 mai 2014 par le maire de Roquefort-la-Bédoule, ainsi que contre le rejet implicite du recours gracieux des requérants. Les requérants invoquaient l’illégalité et la fraude entachant l’arrêté initial. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les requérants d’avoir notifié leur recours gracieux aux titulaires de l’autorisation dans le délai de quinze jours prévu à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme.

Avocat : LE BELLER

15 octobre 2025• 2ème Chambre
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510843

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que la décision « 48 SI » lui avait été régulièrement notifiée le 26 mars 2022 par pli recommandé présenté à son domicile, et que le délai de recours contentieux de deux mois était expiré lors de l'introduction de sa requête le 29 juillet 2025. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative et les articles R. 421-1 et R. 421-5 du même code.

Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

15 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502244

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 11 octobre 2025 par lequel le préfet de Mayotte obligeait Mme B..., ressortissante comorienne née à Mayotte, à quitter le territoire français sans délai. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie en raison de l'éloignement imminent, et a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette appréciation a été motivée par la naissance de l'intéressée à Mayotte, sa scolarisation continue depuis 2014, sa résidence chez sa mère titulaire d'un titre de séjour, et l'absence d'attaches familiales aux Comores.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

15 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502222

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B..., ressortissant comorien, visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte. Le juge a reconnu l'urgence liée à l'éloignement imminent, mais a estimé que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas manifestement illégale, faute de preuve suffisante d'une résidence stable et continue à Mayotte. La solution retenue s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

15 octobre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310164

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 9 mai 2014 du maire de Roquefort-la-Bédoule délivrant un permis de construire une maison individuelle. Les requérants se sont désistés de leur instance par un mémoire du 19 septembre 2025, désistement pur et simple dont le tribunal a donné acte. En conséquence, le tribunal a condamné solidairement les requérants à verser 1 000 euros aux défendeurs au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LE BELLER

15 octobre 2025• 2ème Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502239

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que l'arrêté préfectoral du 10 octobre 2025 obligeant un ressortissant comorien à quitter le territoire français sans délai avait été retiré par le préfet le 11 octobre 2025. En conséquence, les conclusions tendant à la suspension de cet arrêté sont devenues sans objet. Le juge a également rejeté la demande d'autorisation provisoire de séjour, faute d'urgence, mais a condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

15 octobre 2025