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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 582 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 582

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 911

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : BELEffacer tout
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501660

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 3 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), l'absence de délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales (articles L. 425-9 et L. 423-23 du CESEDA), et l'incompétence du signataire. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, rejetant l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : LABELLE

15 avril 2025• URGENCES JU
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400383

Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé le refus de titre de séjour opposé à une ressortissante comorienne par le préfet. La requérante, entrée à La Réunion en 2022, y réside avec sa mère titulaire d’un titre de séjour, son beau-père français et sa fratrie française, et y poursuit des études universitaires. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BELLIARD

15 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500421

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 15 janvier 2025 refusant l'admission au séjour de M. B..., ressortissant malgache, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du risque d'éloignement et de l'atteinte grave à la vie privée et familiale de l'intéressé, qui justifie d'une résidence stable de neuf ans à Mayotte avec sa compagne et leurs enfants. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

15 avril 2025
TA44Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2400438

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant albanais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-3 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

15 avril 2025• 3ème Chambre
TA30Ordonnance

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501403

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A. Celle-ci contestait le rejet de sa demande d'hébergement d'urgence par la commission de médiation du Gard, au motif qu'elle était déboutée du droit d'asile et se maintenait indûment dans un centre d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en raison du délai de plusieurs mois écoulé avant sa saisine. Aucune suspension de la décision attaquée n'a donc été ordonnée.

Avocat : BELAÏCHE

14 avril 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500535

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malgache. Celui-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de Mayotte d'organiser son retour à Mayotte après avoir été éloigné vers Madagascar, soutenant une atteinte grave à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

12 avril 2025
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303606

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision du 2 juin 2023 par laquelle la préfète de Vaucluse a rejeté la demande de regroupement familial de M. A pour son fils mineur. Le tribunal juge que la préfète s'est estimée à tort liée par le seul non-respect de la condition de ressources prévue à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans examiner l'atteinte au droit à la vie familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) ni l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). La solution retenue est l'annulation de la décision pour erreur de droit.

Avocat : BELAÏCHE

11 avril 2025• 3ème chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207522

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que Mme A ne pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle était entrée en métropole sans l'autorisation spéciale requise par l'article L. 832-2 du même code pour les titres délivrés à Mayotte. La décision attaquée n'a pas non plus été jugée contraire à l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, la vie familiale pouvant se poursuivre à Mayotte. Toutes les conclusions de la requête ont donc été rejetées.

Avocat : DERBEL

11 avril 2025• 7ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2202874

Le Tribunal Administratif de Nîmes (4ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, une accompagnante d'élève en situation de handicap (AESH), qui contestait le refus de renouvellement de son contrat par le DASEN du Gard. Le tribunal a jugé que le courrier du 16 juin 2022, notifiant l'intention de ne pas renouveler le contrat, constituait une mesure préparatoire non susceptible de recours, et non une décision faisant grief. Par conséquent, les conclusions dirigées contre ce courrier ont été considérées comme irrecevables, et la requête a été rejetée.

Avocat : BELAÏCHE

10 avril 2025• 4ème Chambre
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202158

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la société OTC Moulins. Celle-ci contestait un titre exécutoire émis par l'Agence de services et de paiement pour récupérer un trop-perçu d’aide publique liée à l’activité partielle. Le tribunal a jugé que le titre était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a également estimé que le retrait de l’aide était légal, car les conditions de son octroi n’avaient pas été respectées, conformément à l’article L. 242-2 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : CABINET FIDAL BELLERIVE SUR ALLIER

10 avril 2025• Chambre 2
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500320

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour obtenir l'exécution d'une ordonnance du 15 janvier 2024 qui enjoignait au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le requérant soutenait que le préfet n'avait pas exécuté cette décision, l'exposant à un risque d'interpellation. Le préfet a reconnu des difficultés de blocage de ses services mais a indiqué qu'elles seraient surmontées. Le juge des référés a rejeté la demande de modification de l'ordonnance, considérant que l'exécution de la décision initiale était en cours et que les difficultés invoquées par l'administration ne justifiaient pas une nouvelle injonction assortie d'astreinte.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

10 avril 2025
TA95Ordonnance

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415188

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points sous-jacents. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, la décision "48 SI" étant réputée notifiée le 26 mars 2024. Le recours gracieux, exercé le 19 août 2024, n'a pas prorogé ce délai, déjà expiré depuis le 27 mai 2024. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

10 avril 2025
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2208308

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. B C, surveillant pénitentiaire, contestant plusieurs arrêtés du garde des sceaux le suspendant de ses fonctions (juillet 2020, avril 2021, septembre 2021) et le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, jugeant notamment que les décisions étaient signées par une autorité compétente, suffisamment motivées, et ne méconnaissaient ni la présomption d'innocence ni les dispositions des articles 30 de la loi du 13 juillet 1983 et L. 531-1 à L. 531-4 du code général de la fonction publique. Il a également estimé que la prolongation de la suspension avec réduction de rémunération n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de condamnation de l'État ont été rejetées.

Avocat : BORDESSOULE DE BELLEFEUILLE

10 avril 2025• 8ème chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300198

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A pour contester le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. En cours d’instance, le CNAPS a finalement accordé la carte sollicitée le 11 mars 2025. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il a toutefois condamné le CNAPS à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BELGHAZI

10 avril 2025• 6ème chambre
CAA69Décision

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY02180

Avocat : TRABELSI ZOHIR

10 avril 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307639

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision de la CAF de l'Hérault de ne lui accorder qu'une remise partielle de 792 euros sur un indu d'aide personnelle au logement de 1 056 euros. La requérante sollicitait une remise gracieuse totale ou partielle de sa dette, invoquant sa situation de précarité et sa bonne foi. Le tribunal a estimé que Mme C n'apportait pas de justificatifs suffisants pour établir une situation de précarité actuelle, condition cumulative avec la bonne foi pour obtenir une remise, conformément aux articles L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la demande a été rejetée.

Avocat : BELLOTTI

9 avril 2025• Vice-président CORNELOUP
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501143

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. F A E, ressortissant érythréen, demandant l'annulation de l'arrêté du 19 mars 2025 du préfet de la Haute-Garonne ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et les vices de procédure tirés des règlements (UE) n° 603/2013 et n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des règlements européens précités.

Avocat : BELAÏCHE

8 avril 2025• Reconduites à la frontière
TA87Décision

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201542

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C A contestant l'arrêté de péril imminent du 24 octobre 2022 du maire de Saint-Cyr-la-Roche. Cet arrêté mettait en demeure le propriétaire de démolir un bâtiment dangereux. Le tribunal a jugé que la tardiveté alléguée de l'arrêté était sans incidence sur sa légalité et que, sur le fondement de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation, l'autorité compétente n'était pas tenue d'engager une procédure contradictoire préalable en cas de danger imminent.

Avocat : FAURE-ROCHE ISABELLE

8 avril 2025• 2ème chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500511

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que l'administration avait exécuté prématurément une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre de M. B..., ressortissant comorien, avant que le juge des référés n'ait statué sur sa demande, en méconnaissance de l'article L. 761-9 du CESEDA. Cette exécution forcée a porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et au droit à un recours effectif. En conséquence, le juge a suspendu l'exécution de l'interdiction de retour sur le territoire français et a enjoint au préfet d'organiser et de prendre en charge le retour de l'intéressé à Mayotte.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

8 avril 2025
TA69Ordonnance

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408891

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait plusieurs retraits de points et la décision "48 SI" du 1er juillet 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 2 septembre 2024, était tardive car le délai de recours de deux mois avait commencé à courir le 18 juillet 2022, date de présentation du pli de notification, sans que l'intéressé ne le réclame. En application des articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées comme manifestement irrecevables.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

8 avril 2025